ADAC GT Masters
Baudouin Detout (Comtoyou Racing) : « 2026 était forcément axée sur le GT3 »
18 Mar. 2026 • 17:00
Après plusieurs saisons en GT4, tant en FFSA GT qu'en GT4 European Series avec GPA Racing et Racing Spirit of Léman, Baudouin Detout troquera l'Aston Martin Vantage GT4 pour sa grande soeur GT3 en 2026.
Un programme qui passera par l'ADAC GT Masters avec Comtoyou Racing, avec comme équipier Jamie Day, lauréat de l'Aston Martin Academy en 2024.
Un tournant dans la carrière du Français, qui va intégrer le giron de la Road to DTM avec cette saison en ADAC GT Masters, échelon intermédiaire entre l'ADAC GT4 et le DTM.
Au sein d'une équipe qui ne cache pas ses ambitions et qui poursuit sa volonté de faire grandir les jeunes pilotes, Baudouin Detout compte poursuivre sa progression en sport automobile.
Pourquoi ce choix du GT3 en 2026 ?
C'était vraiment l'objectif principal parce que nous avions plutôt fait une bonne année 2025 en GT4, même s'il manquait un peu de performance pure dans la voiture. J'avais fait quelques tests en GT3 dont le prologue des 24 Heures de Spa qui se sont bien passés. Je n'ai pas enchaîné en disputant la course parce que j'avais le weekend du GT4 et cela faisait trop et il y avait plus à perdre que à gagner.
© SRO / JEP
2026 était forcément axée sur le GT3, mais je ne voulais pas monter en GT World Challenge Europe tout de suite, pour avoir une année de « transition et d'apprentissage » avec la GT3, pour que tout soit optimisé parce que nous savons tous que c'est le meilleur niveau du monde.
Et même si tu fais un bon résultat en Silver, pour te montrer, c'est parfois un peu plus compliqué parce que forcément, il y a toutes les voitures en Pro et tous les spécialistes du GT3 qui sont là. Nous avions regardé le GT Open, mais il n'y a rien eu de très concret.
Comment s'est matérialisée l'opportunité avec Comtoyou Racing ?
Mon but était vraiment de rester avec Aston Martin. Et je connaissais Jean-Michel Baert (fondateur de l'écurie belge). Je suis souvent à Bruxelles et l'équipe est vraiment à 20 minutes de la maison. J'aime avoir cette proximité avec l'équipe pour laquelle je roule. C'est un projet qui allait dans le bon sens tant sportivement parlant que relationnellement parlant. Ce point était important surtout vis-à-vis de nos partenaires.
L'ADAC GT Masters est arrivé rapidement dans les discussions ?
C'est François Verbist (Team Manager de Comtoyou Racing) qui m'a proposé le championnat. Je savais que le niveau en Allemagne est quand même assez important. Puis j'ai vu que cela roulait quand même sur des circuits qui sont assez intéressants comme le Red Bull Ring ou Zandvoort qui est important parce qu'il est au calendrier GT World Challenge Europe pour le futur. De plus, la série est en marge du DTM. Donc c'est une très bonne image sur les weekends de course même pour nos partenaires.
Comme Comtoyou Racing avait deux voitures en DTM, c'était un peu la suite logique d'avoir une voiture en ADAC pour peut-être préparer des pilotes à faire du DTM, même si pour moi le but à long terme reste quand même l'endurance. En mettant toutes les cartes sur la table et en réfléchissant bien, je trouve que c'est une bonne année de transition parce que le niveau est quand même assez relevé, avec un beau plateau. J'ajouterai peut-être une ou deux courses annexes cette saison en plus.
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Vous évoquez l'endurance comme objectif principal dans votre carrière : pourquoi ce choix d'une série axée sur le sprint ?
Le sprint est quand même intéressant parce que c'est quand même une autre façon de voir la course. Pendant une demi-heure, tu réfléchis un peu moins que pendant pendant une course d'endurance où tu vas un peu plus maximiser ta sauvegarde des pneus. Ce sont plein de choses qui font que le sprint est important pour l'endurance et vice versa en fait.
Comment s'est déroulée la transition GT4 - GT3 ?
J'ai quand même roulé pas mal avec la GT3, parce que j'avais aussi roulé avec celle de Racing Spirit of Léman. La transition a été plutôt simple, car je suis un pilote de base qui est plutôt propre. En GT4, pour aller vite, il faut se battre. C'est un peu l'opposé en GT3, où il faut que tout soit réfléchi.
Lors de tous les tests effectués, je n'avais pas vraiment pu pousser les réglages et vraiment m'intéresser profondément à la voiture. Nous avons disputé les 6 Heures de Portimão début février, et nous avons pu rouler jeudi, vendredi, samedi, dimanche, dans toutes les conditions. C'était vraiment bien pour me sentir en confiance avec la voiture. Par exemple, sous la pluie, je préfère clairement la GT3 que la GT4. L'aéro change tout. Tu sens que tu es vraiment dans une voiture de course et tous les réglages que tu peux faire d'un tour à l'autre permettent d'adapter la voiture pour qu'elle t'aide au mieux à t'en sortir dans dans certaines situations compliquées.
Le travail avec l'ingénieur est-il plus compliqué à appréhender ?
En GT3 forcément tu as deux ingés : un data et celui de la voiture. Vu que le pilote peut gérer plus de choses dans la voiture, tu es un peu plus contact pendant la course avec ton ingé. Il y a un échange qui est plus important et il y a un feedback aussi plus important parce que vu qu'ils ont tous les acquisitions de données en live.
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