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OFFICIEL – Alpine quittera le WEC fin 2026

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12 fév. 2026 • 16:01
par
EI
© Alpine

A l'issue du CSE qui s'est tenu ce jour à Viry-Châtillon, Renault Group a officialisé aujourd'hui ce qu'Endurance-Info vous avait révélé fin janvier, à savoir l'arrêt du programme A424 d'Alpine au terme de la campagne 2026.

 

Les discours des politiques locaux ces derniers jours, à l'instar du maire de Viry-Châtillon Jean-Marie Vilain ou de Valérie Lejeune (Députée de la 7ème circonscription de l'Essonne) ne laissaient guère place à l'optimisme. Et si Viry-Châtillon pour le moment survit tout en changeant de cap, ce ne sera pas le cas du programme Hypercar.

 

Même si cela ne nous concerne pas, le programme Rallye Raid de Dacia sera également stoppé. Une annonce qui survient quelques mois seulement après que la A424 a signé sa première victoire en WEC à Fuji et quelques semaines après que le Dacia Sandrider a remporté le mythique Dakar. Si nous ne tenons pas les cordons de la bourse, que dire en dehors que tout cela est un immense gâchis ?

 

Alpine Cars parle d'un "ajustement de son plan de développement afin de soutenir sa stratégie de croissance", mais aussi d'une "optimisation, fondée sur la priorisation de projets clés, est nécessaire pour assurer un avenir durable à la marque et mieux répondre aux attentes de ses prospects, clients et fans.

 

Elle a ainsi décidé de mettre en œuvre plusieurs mesures pour assurer sa pérennité, parmi lesquelles figure la fin de son engagement dans le Championnat du Monde d'Endurance FIA à l'issue de la saison 2026, pour concentrer ses efforts sur le Championnat du Monde FIA de Formule 1."

© MPS Agency

« Nous avons dû prendre des décisions difficiles pour protéger les ambitions à long terme d'Alpine, a expliqué Philippe Krief, CEO Alpine. D'un côté, l'industrie automobile – et en particulier le marché des véhicules électriques – connaît une croissance plus lente que prévu. De l'autre côté, pour réussir sur le long terme, nous devons poursuivre nos investissements dans la gamme de produits et la marque Alpine. En conséquence, nous devons prendre des mesures décisives et claires afin de créer une marque avec un avenir durable ».

 

« En tant qu'équipe, nous devons tous chez Alpine concentrer nos efforts sur ces défis, a-t-il poursuivi. Concernant le sport auto d'Alpine, bien que nous regrettions de ne pas pouvoir continuer en WEC après cette saison, nous concentrer sur la Formule 1 nous offre une plateforme unique à partir de laquelle nous pouvons accroître la notoriété de la marque conformément à nos ambitions en matière de croissance produit et marché. L'esprit de compétition fait partie de l'ADN d'Alpine, dans tous les aspects de l'entreprise. Par conséquent, je suis convaincu que nous continuerons à nous battre jusqu'à la toute dernière seconde, de la toute dernière course dans laquelle nous serons engagés toute l'année 2026 ».

 

Pour rappel, en deux saisons, la A424 a décroché quatre podiums dont une victoire aux 6 Heures de Fuji, en octobre dernier. Un succès signé par le trio Paul-Loup Chatin / Ferdinand Habsburg / Charles Milesi. Le tout assorti d'une quatrième place au championnat Constructeurs en 2024 derrière l'intouchable Big Three Toyota – Ferrari – Porsche.

© DPPI / FIA WEC

Pour remettre dans le contexte, sur le plan purement comptable, c'est aussi bien que Cadillac qui s'appuie sur une saison de plus avec la V-Series.R et mieux que BMW ou Peugeot. Par ailleurs, durant l'année écoulée, l'association Signatech – Alpine avait effectué des choix judicieux au niveau du recrutement.

 

Après avoir promu Nicolas Lapierre au poste de directeur sportif et s'être attaché les services d'experts de l'Endurance et du réglage à l'instar de Frédéric Makowiecki et António Félix da Costa, la formation française avait notamment recruté ces derniers mois deux ex-Porsche : Fabrice Roussel au poste de directeur technique et David Ladouce en tant qu'ingénieur piste de la A424 n°35.

 

Le programme montait indéniablement en puissance. Las, il ne reste que quelques courses aux hommes de Viry-Châtillon et de Bourges pour récolter le fruit de leur labeur et prouver qu'ils sont capables de jouer aux avant-postes de manière plus régulière. Mais au vu des circonstances, garder moral et motivation s'annonce mission fort compliquée...

Commentaires (35)

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Andre Tisserant

12 fév. 2026 • 17:09

Là ou on commençait à devenir performant....on arrête tout pour se consacrer à la F1 où on est nulle part ou presque ....quel dommage.

JOJO64

12 fév. 2026 • 17:11

La création de la plateforme lmdh a été bien faite pour réduire les coûts en endurance et pour concourir en wec et imsa.L'erreur de l'aco et de la fia a été d'accepter et d'avaliser les lmh avec des bops compliqués à gérer.Du coup personne n'est content et ne comprends ce système.Les boards des constructeurs gérés par des financiers veulent des résultats a moindre coûts.Du coup Porsche, Renault, Stellantis misent sur la Fe au détriment du mans et du wec avec un niveau d'exposition médiatique néant.Par contre les coûts de roulage de ces tondeuses électriques sont faibles.

Adrien72

12 fév. 2026 • 17:16

Pour l'instant la rotation des constructeurs a lieu dans le LMDH... Lambo, Porsche et Alpine quitte, Genesis, Mclaren et Ford arrive.
C'est Le Mans, il y a ceux qui restent longtemps plus d'une décennie et les autres un à trois ans. Des Alpines en Asian Le Mans Series pour 2027?

Arnage

12 fév. 2026 • 17:20

́le blabla habituel des decideurs...à gerber

Pierre V.

12 fév. 2026 • 17:25

Donc on maintient le team F1 avec à sa tête des mercenaires, on stoppe le team WEC avec à sa tête des leaders qui ont prouvé au fil des années.... Je ne comprends pas. Autre constat : à chaque fois que Renault a nommé CEO qq'un de non passionné par l'automobile et le sport associé,ça n'a pas fonctionné. L'histoire montre pourtant que l'automobile n'est pas un marché dicté uniquement par des ratios mais aussi par de l'affect, de la passion. Bref, vivement le prochain CEO et non plus un expert en ratios...