Toyota ne « s'attendait pas à être aussi fort » à Barcelone
Sur le classement final de ces 6 Heures de Barcelone, le résultat parait sans appel : 39" séparent les deux Toyota TR010 Hybrid du reste du peloton.
Il faut remonter à Bahreïn, course du dernier doublé Toyota fin 2025, pour trouver trace d'une telle domination, avec 26" de marge à l'arrivée pour les deux LMH Toyota. Dans un contexte et un scénario de course différent, faut-il le rappeler.
Des certitudes, Toyota Racing pouvait en avoir quelques-unes en amont de la manche catalane : un succès acquis sur un nouvel excellent coup stratégique à Fuji, ou encore une Hypercar toujours aussi douce avec les pneus, élément crucial sur un tracé aussi exigeant pour les gommes que celui de Montmelo.
Sauf que Toyota n'avait pas testé sur le circuit catalan depuis l'annonce de la venue du WEC dans le contexte de refonte du calendrier de fin de saison.
Un élément qui pouvait potentiellement donner un petit avantage à ceux qui avaient fait le déplacement en amont de la course, mais sans différence majeure selon les intéressés.
Pourtant, tant dans la première partie de l'épreuve, une fois les TR010 Hybrid en tête, qu'en fin de course, après les différentes neutralisations, les deux voitures japonaises ont été un ton au-dessus, tant sur piste humide que sèche, avec une vraie capacité à creuser les écarts face à la concurrence.
« Ce week-end s'est déroulé de façon fluide, rappelait Brendon Hartley. Dès les EL1, je sentais que notre voiture fonctionnait bien.
Quand nous avons vu la pluie dimanche matin, nous étions un peu déçus, car nous savions que la voiture était bonne sur le sec.
Nous n'avions pas testé ici et nous ne nous attendions pas à être aussi forts, mais notre équipage a très bien travaillé et nous avions une superbe voiture en course.
La piste offre une forte dégradation sur les pneus, ce qui a été un avantage pour nous. Mes premiers tours en course ont été un peu piégeux au vu des conditions et en slicks.
Nous n'avons pas changé les pneus à droite pour mon deuxième relais, et j'ai un peu lutté avec cela à la fin. Mais nous avions sauvegardé des pneus pour un côté pour la fin de la course. »
Toyota décroche ainsi un huitième titre Constructeurs en WEC, en reprenant sa couronne abandonnée à Ferrari l'an passé.
Retour sur le plus marche du podium au Mans, titre Constructeurs acquis et titre Pilotes qui sera forcément décerné à l'un des deux équipages, Toyota Racing n'a pas manqué son retour au premier plan en 2026.
« L'année dernière, nous avons beaucoup souffert et nous sommes arrivés avec cette évolution de la TR010, rappelle Sébastien Buemi, qui s'avouait quelque peu en colère contre lui-même du fait de sa pénalité du départ (mouvement latéral)
Gagner Le Mans avec la n°7, trois courses avec la n°8 et le titre Constructeurs, c'est un accomplissement incroyable. Ryo a encore fait un super boulot en fin de course, en étant sous pression de la voiture-soeur. »
Avec Brendon Hartley, le Suisse visera un cinquième titre mondial Pilotes à Monza, pour s'ancrer encore un peu plus dans l'histoire du WEC. Et comme le mentionnait Ryo Hirakawa concernant le titre Constructeurs : « nous n'avons pas eu de chance, nous sommes allés le chercher. »
Il en sera forcément de même entre les deux équipages Toyota, même si le trio de la n°8 part avec un avantage certain de 17 points.
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