China GT

Le China GT, nouvel Eldorado des pilotes européens ?

6 Sep. 2026 • 14:00
par
EI, à Shanghai
© China GT Facebook

L'avenir se trouverait-il à l'Est ? Depuis sa reprise en main par Topspeed, le China GT connait une nette croissance depuis 2025, avec des grilles de départ conséquentes, et le renfort de plusieurs pilotes de pointe venus d'Europe ou des Etats-Unis.

Et si l'objectif des équipes de Davide De Gobbi demeure avant tout de contenter les pilotes amateurs locaux pour le développement et la pérennité de la série, les possibilités pour les pilotes Pro ou en devenir de s'exporter en Chine se multiplient.

Comme le Japon reste une terre d'expatriation reconnue avec ses championnats Super GT et Super Formula, comme en témoignent les performances passées de Benoît Tréluyer, Loïc Duval, Frédéric Makowiecki, Jérémie Dufour, André Lotterer, Andrea Caldarelli, Ronnie Quintarelli ..., la Chine dévoile certaines opportunités aux Occidentaux pour briller ou se faire repérer.

Plusieurs équipes nous ont ainsi indiqué dans le paddock être régulièrement sollicitées depuis l'Europe pour des baquets, avec l'idée de coacher les pilotes amateurs locaux, qui financent toute ou partie des programmes en China GT. Un horizon qui offre encore des places disponibles, quand le marché du Vieux Continent semble parfois un peu engorgé.

Parmi les derniers arrivés sur place, Dennis Marschall n'a pas attendu bien longtemps pour confirmer la pointe de vitesse qu'on lui connait. Bien installé sur la scène internationale depuis plusieurs saisons, l'Allemand, qui n'est (bizarrement) pas intégré à un programme officiel complet, a renforcé Harmony Racing à Shanghai sur la Ferrari 296 GT3 EVO n°116 engagée sous bannière Apex Predator Racing.

© China GT Facebook

Avec une victoire d'emblée hier dans les circonstances que l'on connait. « Le niveau a considérablement augmenté au cours de l'année écoulée, nous précise Dennis Marschall. On m'a dit que le plateau n'avait jamais été aussi important qu'il l'est ce week-end.

On remarque aussi que de nombreux amateurs font appel à des pilotes professionnels venus d'Europe. C'est une bonne chose pour le marché des pilotes professionnels de voir un autre championnat évoluer dans cette direction.

Et sur le plan extra-sportif, c'est également très intéressant : c'est ma première fois en Chine, et l'équipe m'a fait découvrir différents lieux de restauration ainsi que les traditions locales. Pour l'instant, je prends beaucoup de plaisir. »

Avec en outre, la possibilité de découvrir de nouvelles façons de travailler dans des équipes qui intègrent pour la plupart des techniciens locaux, même si beaucoup d'ingénieurs européens restent de la partie.

« Le pilote Bronze avec qui je partage le volant a demandé un ingénieur et un pilote professionnel européens, avoue le pensionnaire du Kessel Racing en GT World Challenge Europe.

Nous avons donc fait venir mon ingénieur habituel d'Europe pour ce week-end, ainsi que mon mécanicien attitré. Mais Harmony Racing jouit d'une solide réputation ici en Asie, notamment dans le GT World Challenge.

Je pense toutefois que le niveau en Europe reste le plus élevé au monde. Cela dit, on a vu l'équipe courir à Macao ces dernières années et ils ont gagné avec le soutien de Ferrari, tout en brillant à Suzuka.

En général, leurs voitures sont rapides. Il est difficile pour moi de juger l'organisation interne, mais de l'extérieur, cela semble être une équipe très professionnelle, et les performances le confirment. »

 

L'exemple Enzo Trulli

Autre pilote européen à venir se confronter au peloton China GT, Enzo Trulli dispose pour sa part d'un programme complet cette saison avec Chris Chia sur la Porsche 911 GT3 R EVO n°66 - Phantom Global Racing.

© China GT Facebook

Un volet de son intégration au programme Selected Driver de Porsche Motorsport Asia Pacific, en plus de son engagement en European Le Mans Series en LMP2 avec Algarve Pro Racing et d'autres piges, comme en GT World Challenge Asia récemment à Okayama avec EBM.

L'Italien découvre notamment le coaching d'un pilote amateur, pour ajouter une nouvelle corde à son arc. « C'est une expérience différente, mais au bout du compte, on ne court pas seul et on ne gagne pas seul, nous confie Trulli. Pour avoir le meilleur package, il faut apprendre, mais aussi enseigner à son coéquipier, l'aider à progresser et à donner le meilleur de lui-même afin de former un duo solide. C'est donc un vrai défi. »

Un double défi même pour le Transalpin, engagé ce week-end tant en GT3 qu'en GTS avec une Porsche 718 Cayman GT4 du Maxmore W&S Motorsport. Une autre catégorie qui offre de potentielles opportunités pour les pilotes européens.

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