WEC
Podcast Track Limit - WEC / 6H de São Paulo : La BoP a-t-elle un impact trop conséquent sur le résultat des courses ?
20 juil. 2025 • 19:16
Si Cadillac Hertz Team JOTA a remporté les 6 Heures de São Paulo avec un doublé des V-Series.R n°12 et n°38, et si Akkodis-ASP a ouvert son compteur en LMGT3, la manche brésilienne du FIA WEC a laissé apparaître un spectacle assez faible en piste.
D'autant que Ferrari AF Corse, large dominateur en début d'année, a été aux abonnés absents pour la victoire, sans parler du Toyota Gazoo Racing.
Quels facteurs sont à mettre en exergue pour expliquer ce constat ? Eléments de réponse dans le nouveau numéro de notre podcast Track Limit, à écouter ci-dessous.
N'oubliez pas de vous abonner à notre podcast sur les différentes plates-formes via le lien ci-dessous.
Commentaires (20)
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Samumu
18 juil. 2025 • 11:42
J'ai une autre question pour l'équipe Endurance Info. Quelle est la plateforme où vous avez la meilleure monétisation du podcast ? J'ai pris pour habitude de l'écouter sur YouTube mais si y a une plateforme plus avantageuse pour vous, pas de souci pour changer !
EricQ
18 juil. 2025 • 11:59
Allez hop, on interdit toute forme de data pour tout le monde, et même les discussions ingénieurs/pilotes... on autorise seulement un panneau pour les pitstops. (Désolé, je suis encore resté en mode Mans Classic 😄)
Beb
19 juil. 2025 • 11:35
1) les données d'homologation.
S'il s'avère bien que la BOP du Mans a bien été basée sur les données d'homologation (j'ai comme un doute...), il y a manifestement un problème, illustré par 2 marque a minima : Peugeot et Aston
Peugeot parce qu'ils se sont fait assassinner (pardon coup de grace) avec la pire BOP de tous, alors qu'ils sont loin d'être les meilleurs, et Aston qui avec une super BOP a quand même été assez loin. Je ne parlerai pas de ferrari qui a de l'aéro élastique (avec des vis qui se desserrent toutes seules) ou un système qui casse la trainée au-delà d'une certaine vitesse (suspension type mercedes F1 en 2021 par exemple qui faisait décrocher le fond plat à haute vitesse). Ou qui a réussi à faire homologuer une configuration dans la soufflerie loin d'être optimale.
J'irai plus loin, avec cette homologation, si on lit entre les lignes, certains ont été freinés, ou on a dégradé le véhicule homologué, pour rentrer dans les critères, et ils se retrouvent derrière.
2) le problème est venu de l'acceptation des LMDH et d'essayer de faire cohabiter carpe et lapin.
Avec l'arrivée des LMDH et le changement de règlement de taille des pneumatiques qui y est lié, on a amputé la possibilité d'égaliser les résultats. On a rendu la config pneus de même dimension complètement foireuse en augmentant la vitesse de déclenchement du train avant et on rend les 2 roues av motrices complètement inutiles voire contre-productives sur certains circuits (sao paulo par exemple). Et on a un truc bancal... Parce que je doute qu'un thermique seul atteigne la puissance max tout le temps sur la plage 0-220 km/h. Suffisait de voir la remontée à sao Paulo entre une LMH ou une LMDH, c'était flagrant...
3) on essaie d'égaliser uniquement la vitesse max
On voit bien qu'on a des voitures avec des concepts différents, plus ou moins chargés en aéro. On compare une cadillac à une 9X8 ? Avec Cadillac qui se plaint d'être pénaisé en vitesse de pointe avec une BOP super favorable et une 9X8 qui est étranglée en conso et puissance pour aller plus vite ? Ce faisant on pénalise ceux qui sont peu chargés (car on ne compense pas dans les virages la perte d'appui consécutve à la moindre charge). Et je citerai Le Mans encore ici.
Et en plus on interdit les évolutions (ou quasi) ce qui fait que celui qui s'est planté pour raisons x ou y il est condamné à rester là ou il est.
Sonic
20 juil. 2025 • 20:32
CLOCLO31
21 juil. 2025 • 9:04
On constate tous des écarts importants de performances de certaines équipes majeures d'une course à l'autre selon les teams et les circuits, qui semblent effectivement en lien direct avec les variations des grilles de BOP.
D'autres semblent beaucoup moins impactées (Porsche, BMW) et il y a au moins une voiture du plateau (la plus mauvaise : elle se reconnaîtra) qui en profite largement pour ne pas être trop larguée en course : pour elle, la BOP, ça marche bien.
On n'avancera pas sur le sujet (vous et nous) sans analyser de façon précise les bases et les mécanismes de la BOP :
-Quels sont les différents " paramètres d'homologation" (Appellation trompeuse puisqu'ils évoluent d'une course à l'autre !) ?
-Quels sont les paramètres enregistrés en course par les capteurs installés sur chaque voiture et qui sont transmis en ligne directe au législateur (Chez JOTA au Mans ,à chaque relais, les pilotes branchaient une clé USB personnelle sur le tableau de bord) ?
-Et surtout , quels sont les outils informatiques complexes utilisés par la structure d'ingénierie sous-traitante d'ACO/FIA pour simuler les performances des voitures sur le circuit à venir et quelles sont leurs marges d'erreur et les moyens de les minorer?
Les gens qui à titre professionnel ( industrie, ingénierie, recherche,..) utilisent ces modèles en connaissent parfaitement les limites
Donc c'est un débat technique sur lequel bien sûr l'ACO/FIA n'est pas assez stupide pour en dire beaucoup plus ( même si ils se doivent de réagir rapidement vu le tollé général) et il faudrait donc un recours à un avis d'une ingénierie extérieure pour sortir de la polémique systématique et éclairer le débat et les pistes d'amélioration possibles
Enfin, BOP ou pas, on ne devrait pas mettre 40 voitures de performances très distinctes sur des circuits comme Imola ou Interlagos où les zones de dépassements franches sont limitées voire inexistantes