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La belle histoire du week-end avec Debard Automobiles : le temps qui passe

European Le Mans Series
13 oct. 2026 • 12:00
par
Laurent Mercier, à Portimão
Photo : DPPI

Vous vous demandez certainement ce que vient faire cette Aston Martin DBR9 / Phoenix Racing de 2006, dans la belle histoire du week-end avec Debard Automobiles. À première vue, elle n’a aucun lien avec l’actualité du week-end dernier. Indirectement, pourtant, elle y trouve toute sa place…

Venir à Portimão au début de l’automne est généralement synonyme de soleil. Une météo qui permet de profiter des terrasses du paddock et de prolonger les discussions en dehors des séances de roulage. Car ici, le paddock est tellement encaissé que les conversations deviennent vite compliquées dès que les LMP2 prennent la piste. Mais revenons à notre belle histoire.

Il y a vingt ans, Endurance-Info faisait ses premiers pas sur Internet, tandis que le FIA GT était le championnat GT de référence. Parmi les acteurs incontournables de la discipline figurait Phoenix Racing, qui engageait une Aston Martin DBR9 aux couleurs de Dynamite Power Drink pour Andrea Piccini et Jean-Denis Delétraz. Le duo terminera vice-champion de la série.

Aux 24 Heures de Spa, Marcel Fässler et Stéphane Lémeret venaient renforcer l’équipage. À l’arrivée, l’Aston Martin décrochait la deuxième place, à seulement 1’41’’ de la victoire. Ceux qui étaient présents dans les Ardennes en 2006, dont nous faisions partie, ont certainement encore en mémoire le duel final entre la Maserati / Vitaphone et l'Aston Martin. Pour la petite histoire, la Corvette / GLPK Carsport, troisième, franchissait la ligne avec dix tours de retard.

Vingt ans plus tard, retour à Portimão. Samedi dernier, alors que nous traversions le paddock, trois hommes discutaient tranquillement autour d’un café, sur la terrasse de la structure AO by TF. Tout sourire : Andrea Piccini, Jean-Denis Delétraz et Louis Delétraz.

Le premier est aujourd’hui directeur sportif d’Iron Lynx. Le deuxième, à 63 ans, reste un passionné de sport automobile. Quant au troisième, il est devenu pilote officiel Cadillac et compte parmi les références de l’endurance.

Les souvenirs de 2006 étaient-ils au cœur de la conversation ? Difficile à dire. Louis n’avait que neuf ans à l’époque, mais il avait déjà de quoi rêver en regardant son père évoluer en compétition. Depuis, il a tracé sa propre route jusqu’au plus haut niveau de l’endurance.

Nous n’avons pas osé interrompre ce moment pour leur demander de poser ensemble devant l’objectif. Avec le recul, nous aurions peut-être dû le faire. Car cette scène, aussi anodine qu’elle puisse paraître, résumait à elle seule vingt ans de sport automobile : des carrières qui se croisent, des souvenirs qui se transmettent et une passion qui traverse les générations.

Parfois, il suffit de pas grand-chose pour mesurer le chemin parcouru. Le temps passe, les souvenirs restent. Et certaines rencontres valent bien la belle histoire du week-end avec Debard Automobiles.

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