L'ILN appelle les acteurs de la Nordschleife à trouver un accord
Avec le lancement d'une nouvelle série disputée exclusivement sur la Nordschleife à partir de 2027, la Nürburgring Langstrecken-Serie (NLS) ne sera plus la seule à faire vivre le tracé allemand. Une perspective qui suscite déjà de vives inquiétudes, notamment du côté de l'ILN.
La Nordschleife a déjà connu une situation similaire. En 2023, la Nürburgring Endurance Series avait tenté de s'imposer face à la NLS, sans parvenir à s'installer. L'annonce d'un nouveau championnat parallèle fait donc craindre un scénario identique.
Le groupement d'intérêt ILN (Interessengemeinschaft Langstrecke Nürburgring), créé en décembre 2015 à l'initiative d'Olaf Manthey et constitué en association depuis août 2018, n'a pas tardé à réagir. Présidé par Martin Rosorius, avec Nicolas Raeder (Manthey) comme vice-président, l'ILN rassemble également Alexander Böhm (Black Falcon), Daniel Sorg (Sorg Rennsport), Matthias Unger (Adrenalin Motorsport), Ron Moser (Scherer Motorsport), Sven Schnabl (Schnabl Engineering), Ralf Zensen (Racing Group Eifel) et Dirk Adorf (Fahrer-AG).
L'association, qui représente les intérêts des équipes et des participants, appelle à une solution pérenne pour assurer l'avenir des courses d'endurance sur la Nordschleife.
« Deux séries de courses qui se font concurrence sur la Nordschleife mettent en péril l'avenir des courses d'endurance dans l'Eifel », estime Martin Rosorius. Selon lui, le calendrier annoncé dans un délai aussi court compromet la visibilité indispensable aux équipes et à leurs partenaires.
Le président de l'ILN rappelle que la situation n'est pas sans précédent : « Comme lors du différend autour de la série d'endurance du Nürburgring en 2023, le principe reste le même : deux championnats qui se disputent un nombre limité de dates sur la Nordschleife n'ont aucun sens du point de vue des équipes et des participants, c'est-à-dire des clients. Le sport automobile ne peut fonctionner que dans l'unité. »
Martin Rosorius lance ainsi un appel à l'ensemble des acteurs concernés afin qu'ils trouvent un terrain d'entente. Il invite notamment l'ADAC et ses trois clubs régionaux impliqués à adopter une position commune.
Pour l'ILN, les discussions entre les différents organisateurs, le Nürburgring et les représentants des équipes doivent désormais aboutir à une vision commune pour l'avenir des courses d'endurance sur le circuit. L'association estime également qu'il est indispensable de mettre un terme au long contentieux juridique opposant l'exploitant du Nürburgring au VLN, organisateur de la NLS.
« Nous souhaitons des structures organisationnelles claires et des interlocuteurs identifiés pour l'ensemble des courses d'endurance disputées au Nürburgring », poursuit Rosorius. « L'ILN reste disponible pour mettre l'expertise de ses membres au service de toutes les parties. La sécurité de planification est essentielle pour nos équipes. C'est pourquoi nous estimons que d'éventuels changements ne devraient intervenir qu'à partir de 2028. »
Si l'excellente dynamique retrouvée des 24 Heures du Nürburgring ouvre de nouvelles perspectives, l'ILN insiste sur la nécessité d'accompagner ce développement avec méthode.
« Nous devons capitaliser sur cet élan afin de poursuivre le développement des courses d'endurance sur la Nordschleife », rappelle Rosorius. « En revanche, la multiplication des séries et les conflits entre les différents acteurs freinent cette évolution et mettent en danger une tradition vieille de près de cinquante ans, celle de la VLN, qui mérite selon nous d'être préservée. »
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ManuP
28 Juil. 2026 • 17:54