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Vécu - Comment rater un vol Air France... sans être en retard

Endurance Info
GT World Challenge Europe
21 Juil. 2026 • 9:00
par
Laurent Mercier, le poissard de Misano à CDG

Venir à Misano en juillet pour le GT World, c'est souvent sympa. Repartir de Misano, c'est souvent plus compliqué. En 2021, le test positif au Covid-19 m'a rattrapé dès le lendemain du meeting. L'an dernier, il y a cette histoire d'hôtel près de l'aéroport de Bologne qui était à dormir debout. Cette fois, c'est le vol retour qui a posé problème. Enfin... si tant est que l'on puisse parler de vol.

Le vol Air France AF1229 est prévu lundi matin à 9h55, avec seulement vingt minutes de retard. Quand on a l'habitude des transports, vingt minutes, c'est que dalle.

Au moment de scanner ma carte d'embarquement, le voyant passe au rouge, accompagné d'un petit bip qui ressemble furieusement à celui d'une mauvaise réponse à Questions pour un Champion. Me faire refouler à la porte d'embarquement, c'est une première. Promis, je n'ai pourtant pas parlé de BoP.

La personne au comptoir m'explique simplement qu'il n'y a plus de place pour moi et que je ne peux pas embarquer. Sans plus d'explication. Je me fais donc exfiltrer de la file sous le regard médusé des autres passagers. Mon paquet de pâtes et mon café dans le bagage cabine n'y sont pourtant pour rien.

Je regarde donc partir une partie du staff SRO, Thomas Neubauer et plusieurs membres d'équipe sans moi. C'est un peu comme si ta copine partait en vacances pendant que toi, tu restes coincé au boulot. Tu fais coucou derrière la vitre, mais tu te sens surtout un peu con, bloqué au pays de la pizza, des pâtes et du café. Il y a pire, me direz-vous. C'est le côté rocambolesque de la chose qui est détaillé dans cet article décalé car il y a des blocages bien plus sérieux dans le monde. Celui-ci a un côté marrant. Bref...

Au fil des minutes, d'autres passagers connaissent le même sort. Une fois tout le monde embarqué, un agent vient nous voir pour nous demander... de quitter le terminal et d'aller au comptoir Air France. En résumé : "Vous prenez tout droit et démerdez-vous."

Aucun accompagnement. Nous sommes finalement sept dans cette situation, dont une famille très sympa de quatre personnes. Nous trouvons finalement le comptoir Air France. Là, on nous explique que... Ah non, en fait, aucune explication.

On évoque Amsterdam, avant de réaliser que le vol est complet. Puis vient un plan B : rejoindre Milan-Linate en train ou en bus pour prendre un autre avion vers Paris. Alors écoute-moi bien : le GT World ne revient à Monza qu'en 2027. Ton détour par Milan, tu peux le garder. J'ai même failli appeler Lamborghini pour leur demander un Urus. Qu'importe la couleur. 

Zurich apparaît ensuite comme une autre possibilité. Sympa, l'empreinte carbone. Je coupe donc court à tout ça et demande simplement s'il est possible d'être replacé sur un Bologne-Paris le mardi matin. Miracle : oui. Reste une question essentielle : qu'est-ce qu'on fait pendant vingt-quatre heures ? Pas de souci, nous dit-on. Hôtel et restauration sont pris en charge. Enfin... presque.

Pendant qu'une des personnes bloquées obtient finalement une place sur un vol direct vers Paris en fin de journée, les autres n'ont droit à rien. Nous devons attendre que tous les passagers du vol Amsterdam soient enregistrés avant d'en savoir plus sur notre sort. La famille de quatre personnes et moi restons dans le flou.

Trente minutes plus tard, un hôtel est enfin trouvé et une navette arrive. L'ironie de l'histoire ? On nous demande de remplir un questionnaire de satisfaction. Je vous laisse imaginer la note. La navette nous dépose... dans le même hôtel que l'an dernier. Oui, celui où le patron était entré dans ma chambre en pleine nuit et ce n'était pas pour un contrôle anti-dopage (voir plus haut).

Quand ça ne veut pas... Évidemment, impossible d'avoir la chambre immédiatement : check-in trop tôt. Le restaurant ? Fermé. Nous demandons au moins si la navette nous ramènera à l'aéroport pour le vol de 6 heures du matin. Réponse : oui. Départ à... 3 heures. Ma ké 3 heures ? L'aéroport est à trois minutes. Personne n'a de bagage en soute. Impossible de modifier l'horaire. C'est comme ça.

Quant à la prise en charge des repas, elle est tout aussi minimaliste : un plat, et c'est tout. Tu veux une salade ? Tu paies. Tu veux un café ? Tu paies. C'est ballot, j'ai justement des pâtes et du café dans mon bagage cabine. Sauf qu'entre-temps, je me rends compte que passer les contrôles avec la pasta ne sera pas possible. VDM. Finalement, j'ai déconné car les pâtes auraient pu passer. VDM x2.

On croit que c'est terminé mais avec un départ de navette à 3h du matin, il convenait de se coucher tôt. Là, croyez-le ou non, le téléphone de la chambre sonne à 23h54. Au bout du fil, le directeur de l'hôtel, vous savez le même que l'année passée, qui cette fois tenait à me rappeler que la navette était prévue pour 3h. 

Tous ceux qui voyagent régulièrement savent qu'il peut y avoir des imprévus. Un retard, un avion plein, une annulation... ça arrive. En revanche, quand il y a un trou dans la raquette, la moindre des choses est d'accompagner les clients. Là, on a surtout eu l'impression d'être laissés à nous-mêmes. Sans parler de cette habitude de pousser les passagers à mettre leur bagage cabine en soute, alors que certains choisissent justement de voyager léger pour gagner du temps lors d'une correspondance ou pour attraper un train. A ce sujet, le mien doit arriver dans... 8h30. 

Avec cette histoire, le slogan d'Air France, « Faire voler l'élégance toujours plus haut », a pris un sérieux coup... dans la cafetière. Reste désormais la question du dédommagement. Et là, un autre combat commence. Sera-t-il terminé avant Misano 2027 ?

 

 

Commentaires (10)

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PV-TECH

21 Juil. 2026 • 10:46

Le top, c'est la localisation de l'auteur dans les derniers articles publiés !!!

Surgères

21 Juil. 2026 • 11:01

Le surbooking était mieux géré ! Demande de volontaires avec de gros avantages. C'était une autre époque !

lmercier

21 Juil. 2026 • 11:20

Rien à voir avec le surbooking cette fois. 🤷

EricQ

21 Juil. 2026 • 13:15

La prochaine fois, autant louer un camping car pour y aller.
Pas d'air france ni d'hôtel 😅

Pierre V.

21 Juil. 2026 • 16:40

Air France est capable de la même chose dans d'autres endroits lointains, genre... Roissy (!), où on te laisse te dém... brouiller à 3h. du matin sans état d'âme, tout ça parce que l'A380 n'est pas en état de décoller. Bref, l'épisode vécu à Bologne ne me surprend malheureusement pas....