Valentino Rossi : « Suzuka sera sans doute impossible cette année »
Valentino Rossi joue à domicile ce week-end à Misano. Son célèbre Ranch est situé à une dizaine de kilomètres du tracé italien où il compte trois victoires en six départs en GT World. En quatre éditions, le pilote BMW M Motorsport s'est imposé au moins une fois à Misano. Après Maxime Martin et Raffaele Marciello, place à Max Hesse pour l'épauler dans la BMW M4 GT3 EVO / Team WRT n°46.
Entre deux séances d'essais libres, Valentino Rossi a échangé avec une poignée de médias sur sa saison et son futur. L'information à retenir est qu'on ne devrait pas le retrouver au départ des 8 Heures de Suzuka pour l'Intercontinental GT Challenge.
Vous aviez indiqué ici-même l'année passée que vous souhaitiez disputer les 8 Heures de Suzuka. Qu'en est-il ?
J'aurais vraiment aimé courir à Suzuka, car c'est l'un de mes circuits préférés. L'an dernier, l'enchaînement avec le WEC à Fuji rendait le déplacement trop compliqué par rapport à ma vie de famille. Cette année, j'espérais pouvoir y participer, mais il est probable que BMW ne s'y engage pas. Dans ce cas, je n'y serai sans doute pas non plus. Je dispute déjà l'intégralité du GT World Challenge Europe et j'espère obtenir mon permis pour la Nordschleife avant la fin de l'année.
Le circuit de Misano vous est familier. Cela représente quelque chose de spécial pour vous ?
Misano est mon circuit à domicile, situé tout près de chez moi. C'est ici que j'ai effectué mes premiers tours de piste durant l'hiver 1992. J'y ai parcouru énormément de kilomètres, aussi bien à moto qu'en voiture. C'est le circuit que je connais le mieux en GT et la BMW M4 y est particulièrement compétitive.
Vous avez pris part au Rookie Test WEC l'année passée sur une BMW M Hybrid V8. Y aura-t-il une suite ?
Concernant l'Hypercar, j'ai beaucoup apprécié le test. J'aimerais énormément courir dans cette catégorie, car la BMW est très performante cette année. Mais je ne sais pas si cette opportunité se présentera. Si ce n'est pas le cas, je serai malgré tout très heureux de poursuivre ma carrière en GT.
Cette saison, vous roulez avec deux jeunes en Endurance, Max Hesse et Dan Harper. La philosophie est différente ?
Je me sens particulièrement en phase avec Max Hesse sur les réglages. Il connaît la BMW par cœur, puisqu'il participe à son développement depuis le début, et il possède une excellente sensibilité technique. Même s'il est encore jeune et qu'il doit confirmer son potentiel par des victoires, il est déjà aussi rapide que les meilleurs pilotes GT. C'est un vrai plaisir de courir avec de jeunes pilotes comme Max ou Dan Harper. Cela permet de rester jeune dans sa tête et d'apprendre énormément.
Le fait de disputer l'intégralité du championnat cette saison change-t-il votre approche ?
Oui, parce que cela permet de créer une meilleure cohésion avec les mécaniciens et les ingénieurs, un peu comme dans une équipe de football. Nous utilisons également le même châssis pendant toute la saison, ce qui représente un avantage par rapport à l'an dernier, où je changeais de voiture entre le WEC et le GT World Challenge Europe. Nous nous battons aussi pour le classement général, ce qui est différent.
Il vous reste aussi à gagner en Endurance dans ce championnat...
Bien sûr, je souhaite devenir un pilote de référence en GT. J'ai progressé et je me rapproche des meilleurs, mais il me reste encore des points à améliorer. Mon objectif ultime est de remporter le championnat. J'ai déjà gagné des courses en Sprint, mais je ne suis encore jamais monté sur le podium en Endurance. J'ai déjà terminé au pied du podium (Paul Ricard 2024, ndlr). Décrocher enfin un podium, ou même une victoire en Endurance, est désormais l'une de mes principales priorités.
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