GT4 Europe / FFSA GT

Viny Beltramelli : « La SRO GT Academy est mon objectif numéro un »

GT4 European Series
FFSA GT
17 Juil. 2026 • 16:00
par
Laurent Mercier

L'année 2026 est synonyme de double programme pour Viny Beltramelli. L'ancien pensionnaire du TC France continue de tracer sa route en GT4. Entre l'Alpine A110 GT4 / Code Racing Development sur la scène française et l'Audi R8 LMS GT4 / Team Speedcar en Europe, le natif de Troyes qui vient de fêter son 27e anniversaire il y a quelques jours vise la bourse offerte par SRO afin de marcher sur les pas de Gaspard Simon. 

 

Quel bilan tirez-vous de cette première moitié de saison en GT4 European Series ?

Le début de saison n'a pas été à la hauteur de nos attentes, surtout au vu de notre potentiel. Au Paul Ricard, nous avons été victimes d'un gros coup du sort : dès le tour de formation, un débris est venu se loger dans un étrier de frein et a arraché le câble de l'ABS. Nous avons perdu de très gros points alors que nous pouvions clairement viser la victoire en Pro-Am.

À Monza, la Balance de Performance nous convenait plutôt bien, mais la victoire en course 1 nous a échappé après un accrochage avec un concurrent qui avait perdu ses freins. Puis à Spa, le contexte était particulier puisque mon coéquipier, Sacha, venait de devenir papa. Malgré cela, nous avons réussi à sauver un bon résultat avec une troisième place en course 1. Le plus frustrant, c'est que nous avons le package pour être beaucoup plus haut au championnat.

Vous roulez pour Speedcar en Audi. Une belle découverte ?

Chez Speedcar, tout est extrêmement structuré, avec une organisation très moderne et une approche entièrement tournée vers la performance. Avec Pascal, c'est beaucoup plus artisanal, dans le bon sens du terme. Il n'y a pas d'ingénieur de piste : c'est lui qui développe la voiture. Tous les midis, il roule pour affiner les réglages et il garde précieusement ses secrets (rires). Il faut d'abord gagner sa confiance avant qu'il adapte réellement les setups aux sensations des pilotes. On sent que la course est toute sa vie. C'est l'approche d'un passionné qui fonctionne.

 

Justement, quel regard portez-vous sur l'Audi préparée par Pascal Destembert ?

C'est une voiture complètement différente de celles que j'avais connues auparavant, y compris de l'Audi de Saintéloc. Le train avant est incroyablement précis, mais dans les courbes rapides, elle prend beaucoup de roulis. Au début, on a presque l'impression de piloter une voiture de série, ce qui est assez déroutant lorsqu'on cherche la limite. Finalement, on comprend que cette philosophie fonctionne, puisque la voiture est très performante.

 

En parallèle, vous roulez en FFSA GT4 sur une Alpine / Code Racing Development. Quels sont les principaux défis cette saison ?

Le principal souci est que nous utilisons toujours l'ancienne génération de l'Alpine, sans le kit Evo. Avec la BOP actuelle, nous sommes souvent pénalisés, notamment avec 40 kg de lest à Dijon et à Spa. Même lorsque l'on réalise un tour parfait, il nous manque toujours quelques dixièmes face aux Alpine Evo. C'est frustrant, car on a parfois l'impression qu'il existe aussi une logique commerciale derrière cette hiérarchie.

Est-ce compliqué de passer constamment d'une voiture à l'autre ?

Si je devais refaire une saison, je pense que je choisirais une seule voiture. L'Alpine demande un pilotage très agressif, presque comme un kart. Elle pardonne beaucoup. À l'inverse, l'Audi exige énormément de douceur. Plus on est fluide, plus on est rapide. À Monza, j'ai justement abordé l'Audi avec les automatismes pris sur l'Alpine. J'étais beaucoup trop agressif et ça ne fonctionnait pas.

 

La SRO GT Academy est-elle votre principal objectif cette année ?

Clairement. Aujourd'hui, c'est la meilleure opportunité pour franchir un cap vers le GT3. Je suis actuellement deuxième du classement, à quelques points seulement du leader. Malgré une panne électronique qui nous a obligés à repartir du fond de grille lors d'un meeting, nous sommes toujours dans la lutte. Je pense que le titre va se jouer entre Léo (Jousset), Joran (Leneutre) et moi.

Vous êtes également accompagné par My Racing Coach. Quel rôle joue cette structure dans votre évolution ?

Elle m'apporte énormément. Nous travaillons notamment sur la préparation mentale, un aspect que je négligeais auparavant. Aujourd'hui, j'ai une véritable routine avant les courses et j'arrive beaucoup mieux à gérer certains blocages. Il y a aussi tout le travail réalisé avec les partenaires. Le passage en GT3 représente un investissement très important et être accompagné dans la recherche et l'optimisation du budget est un véritable atout.

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