Haro sur la BoP en IMSA, John Doonan s'explique
“La Balance de Performance est complexe, mais absolument essentielle.” C’est en ces termes que John Doonan, directeur du sport automobile IMSA, résume le défi majeur de la série américaine à l’aube des la saison 2026. Avec 18 constructeurs aux philosophies techniques radicalement différentes, la BoP reste l’outil indispensable pour garantir des courses serrées et spectaculaires.
À partir de la saison 2026, qui a débuté le week-end dernier à Daytona, les concurrents n’ont plus le droit de s’épancher publiquement sur la BoP, l'IMSA imitant donc le WEC en matière de confidentialité. Taquin, Doonan est arrivé au point presse avec le sourire, demandant si les questions pouvaient porter sur la BoP, sous-entendant avec humour que ce sujet reste délicat… mais incontournable.
Lors des essais pré-saison en novembre, les équipes n'ont pas travaillé seulement sur la BoP, mais aussi sur leurs packages EVO. Pour Doonan, chaque ajustement est scruté à la loupe.
« Si une voiture reçoit un gain de puissance, ses concurrents s’inquiètent immédiatement, insiste-t-il. La gestion doit donc être à la fois précise et juste. »
Le Comité IMSA, composé d’ingénieurs et de non-ingénieurs, mise sur la transparence guidée par les données. « Nous collectons plus de données que ce qui a été nécessaire pour envoyer Apollo sur la Lune », précise-t-il avec humour, insistant sur le caractère scientifique et rigoureux de la démarche. L’objectif : des batailles serrées entre six à huit constructeurs par catégorie, tout en éduquant les fans plutôt qu’en les noyant dans des débats publics.
Pour rendre le processus encore plus compréhensible, l'IMSA envisage un tutoriel destiné aux passionnés, afin que la BoP devienne non pas un sujet de polémique, mais un outil qui enrichit l’expérience de course : « Notre but est simple : que le produit de la course parle de lui-même », conclut Doonan.
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