Christian Fittipaldi (Action Express Racing) : « Daytona, c’est Daytona… »

Christian Fttipaldi mettra un terme à sa carrière dans une bonne semaine à l’issue des 24 Heures de Daytona. Avant cela, le Brésilien va tout faire pour s’assurer une montre Rolex supplémentaire, ce qui serait sa 4e. Le premier champion IMSA WeatherTech SportsCar Championship roulera sur la Cadillac DPi-V.R/Action Express Racing en compagnie de Filipe Albuquerque, Joao Barbosa et Mike Conway.

Déjà vainqueurs des 24 Heures de Daytona à trois reprises, Christian Fittipaldi espère bien rejoindre Bob Wollek, Peter Gregg, Rolf Stommelen et Pedro Rodriguez, tous avec quatre succès. Son compère Joao Barbosa peut lui aussi entrer dans le club fermé des pilotes qui comptent quatre succès.

« J’ai choisi la Rolex 24 pour ma dernière course parce que Daytona, c’est Daytona », a confié Christian Fittipaldi. « J’aime la course, j’aime l’endroit. Mes résultats là-bas parlent d’eux-mêmes. Non seulement les trois victoires, mais j’ai terminé six fois sur le podium. Daytona a vraiment eu beaucoup d’importance dans ma carrière et je suis maintenant très heureux d’y retourner pour ma dernière course. »

Ses premiers pas sur l’anneau remontent à 2003 sur la toute nouvelle Doran à moteur Chevrolet. Son tout premier succès est vite arrivé puisqu’il a eu lieu l’année suivante sur une Doran-Pontiac/Bell Motorsports aux côtés de Andy Pilgrim, Forest Barber et Terry Borcheller. Avec 18 heures de pluie sur 24, la course a été compliquée pour l’équipage de la #54 qui a dû lutter face à la Crawford-Chevrolet de Tony Stewart, Dale Earnhardt Jr et Andy Wallace. « Cette première victoire au Rolex 24 a été très difficile et mon plus grand souvenir est la pluie », se souvient Fittipaldi. « En y repensant maintenant, c’était la première course où les DP devenaient plus compétitives. Depuis, un long chemin a été parcouru, mais cela n’a pas facilité les choses. Cela a été un tel soulagement de terminer cette course parce que nous avions une voiture qui chauffait et nous devions nous assurer de rejoindre l’arrivée. »

L’ancien pilote de Formule 1 a dû attendre une décennie avant de retrouver la Victory Lane. Entre temps, on l’a vu chez Bell Motorsports et Cheever Racing avec une pause entre 2008 et 2010. Il revient en Floride en 2011 chez Action Express Racing, équipe qu’il ne quittera plus jusqu’à 2019. C’est donc en 2014 qu’il s’impose sur une Corvette DP en compagnie de Sébastien Bourdais et Joao Barbosa.

« Ma deuxième victoire à Daytona a vraiment été géniale », a déclaré Fittipaldi. « Si vous pouviez faire une course parfaite, le tour était joué. Cela nous a conduit aux deux championnats. C’était une combinaison de tout. La façon dont le groupe a travaillé, avec d’impressionnants arrêts aux stands, le feeling avec Joao et tout le monde, a rendu cela possible. Gary (Nelson), les ingénieurs, nous pouvions nous regarder dans les yeux et savoir exactement ce que nous voulions dire et ce que nous devions faire. C’est ce que vous recherchez : un travail d’équipe. » En 2014, la Corvette DP #5 a mené 313 des 695 tours de course avec une victoire sur le fil pour 1.461s.

Deuxième en 2015, au pied du podium en 2016, deuxième en 2017, Christian Fittipaldi est le vainqueur en titre sur la Cadillac DPi-V.R qu’il partageait avec Filipe Albuquerque et Joao Barbosa. La Cadillac a mené les 293 derniers tours de course. « La victoire de 2018 a été un soulagement énorme pour nous car nous étions si proches l’année précédente et cela n’a pas eu lieu », a expliqué Fittipaldi. « Toute l’équipe a porté cela durant toute la saison avec un goût amer dans la bouche. Ensuite, gagner a été un sentiment génial. C’est clairement l’un de mes meilleurs feelings en course. Chaque fois que vous remportez une course, elle est plus grande que la précédente, et j’espère bien pouvoir en ajouter une quatrième. »