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Historic Dubai Grand Prix Revival powered by Gulf Historic : de très belles autos en piste...

17 nov. 2021 • 16:00
par
PR
A moins de trois semaines de l’événement qui coïncide avec le cinquantenaire des Emirats Arabes Unis et le quarantième anniversaire du premier Grand Prix de Dubaï, il est temps de découvrir les voitures déclarées partantes dans les deux catégories du Historic Dubai Grand Prix Revival powered by Gulf Historic… Et il y a de la légende dans l’air !

Formule 1 1970 à 1985

 

Attention, un frisson risque de vous parcourir l’échine à la lecture de ces lignes si vous êtes un adorateur des monoplaces de Formule 1 propulsées par le célèbre Ford Cosworth DFV ! Certains constructeurs et modèles évoquent immanquablement de mémorables victoires. C’est le cas d’Hesketh, dont la 308 qui sera au départ à Dubaï nous rappelle la victoire de James Hunt au Grand Prix des Pays-Bas 1975 dans les dunes de Zandvoort. La marque Shadow possède elle aussi une victoire, obtenue par Alan Jones au Grand Prix d’Autriche 1977 avec la DN8. Deux exemplaires de ce modèle figurent sur la liste des engagés, en plus de la DN5 qui nous fait penser aux pole positions signées en 1975 par Jean-Pierre Jarier et Tom Pryce.

 

La Tyrrell 007 compte 3 victoires en Grand Prix mais la voiture présentée à Dubaï est également remarquable en raison de sa livrée. Vendue en 1976 par Ken Tyrrell et engagée en Grand Prix par la structure privée Scuderia Gulf Rondini d’Alessandro Pesenti-Rossi, elle est restée pendant 45 ans la dernière F1 portant la mythique livrée Gulf.

 

La plus ancienne F1 du plateau sera la Surtees TS9B de 1972, probablement la meilleure monoplace de la marque créée par Sir John Surtees, le seul pilote champion du Monde en F1 et dans la catégorie reine de la moto. A l’inverse, les plus récentes seront les élégantes Arrows A3 et Fittipaldi F8, lancées respectivement au début et au mitan de la saison 1980. Elles ont pour point commun de porter les couleurs d’une marque de bière, allemande pour l’une, brésilienne pour l’autre.

Photo : Dubai Autodrome

Certaines voitures qui n’ont pas connu le succès en championnat du Monde n’en sont pas moins extrêmement intéressantes par leur destinée, leur rareté, la légende qui accompagne leur créateur… ou les trois à la fois ! Ainsi, trois Maki japonaises ont été construites et deux seront sur la grille de départ à Dubaï. L’unique F1 construite par Chris Amon n’a couru qu’un Grand Prix mais son train avant est une œuvre d’art. On verra également en piste la première ATS construite, la HS1 de 1978.

 

Groupe C / IMSA GTP

 

Le monde des voitures de sport et de l’endurance a connu une révolution en 1982 avec l’introduction du Groupe C en championnat du Monde et de l’IMSA GTP en Amérique du Nord. La principale différence entre les deux était une réglementation basée sur une allocation de carburant limitée pour le Groupe C (exemple : 2600 litres pour les 24 Heures du Mans 1982), qui ne fut pas retenue aux USA.

 

La voiture emblématique de cette période dorée est la Porsche 962. Un exemplaire de ce best-seller couronné de succès des deux côtés de l’Atlantique – ainsi que dans le championnat japonais de la spécialité – s’alignera au départ. On pourra aussi admirer les créations des artisans-constructeurs Sarthois Jean Rondeau et Yves Courage à travers la M382 de l’un et la C28 de l’autre. Une March 84G, avec ses impressionnants tunnels aérodynamiques, vaut toujours le détour. Une des Spice les plus performantes fera entendre le beau son de son moteur Ford Cosworth 3500cc : il s’agit d’une SE90 qui avait été engagée aux 24 Heures du Mans 1991 pour un équipage féminin.

 

Le Groupe C avait son C2 et l’IMSA sa catégorie « Lights », avec des voitures plus accessibles pour les teams privés. Deux Argo, une Tiga et deux Spice se livreront sans doute comme à l’époque à une course dans la course acharnée !

 

Ce plateau de choix comportera une énorme cerise sur le gâteau qui ne relève pas du Groupe C mais de la réglementation FIA plus ancienne du Groupe 6 : une Howmet TX à turbine, qui a pris le départ des 24 Heures du Mans 1968 avant d’établir plusieurs records de vitesse homologués par la FIA. Une voiture hors du commun dont l’intérêt historique est indéniable.

Photo : Dubai Autodrome

L’action en piste débutera le jeudi 2 décembre avec des entrainements et essais libres en fin de matinée et début d’après-midi. Puis la compétition officielle sera lancée avec les deux séances d’essais qualificatifs des F1 Historiques, suivies de celles de la catégorie Group C Le Mans. Les courses au programme seront regroupées sur la journée du vendredi 3 décembre avec cette fois une alternance des monoplaces (25 minutes + 1 tour) et sport-prototypes (45 minutes + 1 tour avec pitstop obligatoire).

 

Il est possible d’engager deux pilotes par voiture en F1, chacun prenant part à une course. Coté protos, les concurrents ont le choix de s’engager en équipage de deux pilotes assurant chacun un relais, ou de courir en solo en observant l’arrêt obligatoire.

 

Dans notre prochain communiqué, nous découvrirons l’identité des pilotes qui domestiqueront les chevaux sauvages de ces magnifiques autos. Ancien pilote de F1 ou vainqueur des 24 Heures du Mans, jeune espoir, pilote d’usine, collectionneur, amateur averti… Tous ces profils sont dans les starting-blocks pour offrir au public du Dubai Autodrome un spectacle somptueux. Rendez-vous les 2 et 3 décembre 2021 pour vivre l’événement qui devrait véritablement lancer la compétition historique au Moyen-Orient !

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