Henri Pescarolo : "J’avais encore une voiture compétitive pour le général en 1979 !"
Que vous rappelez vous de cette édition ?
« En 1979, Jean Rondeau, qui était jusque là engagé en GTP, a eu l’opportunité d’avoir une voiture qui pouvait se battre au général. Il a fait une Groupe 6. Le fait d’être dans cette catégorie lui permettait d’alléger la voiture de 60 kilos (l'auto faisait à peu près 750 kg seulement) et de pouvoir lutter avec les Porsche 936 qui étaient soutenues par Essex, et qui étaient à leurs débuts.
Finalement, pour Jean Rondeau, c’était quand même un résultat satisfaisant, mais pour notre part, un peu moins ! Nous avions eu tous les soucis possibles : problème moteur, problème d’accélérateur, un problème de jante, mais aucun qui nous fasse abandonner.
Les Porsche 935, qui ont gagné la course, étaient-elles plus rapides que votre Rondeau ?
« Oui, elles allaient plus vite. Elles étaient très puissantes, elles avaient 800 chevaux les 935 ! Nous, avec le Cosworth, on en avait à peu près 450 en version endurance, ça fait une belle différence. »
1979, la zone du Tertre Rouge avait été redessinée. Avez-vous remarqué un changement?
« Oui, effectivement, on passait plus vite et on attaquait donc les Hunaudières avec une vitesse plus élevée.
Et Jean Rondeau...
Pour revenir à Jean Rondeau, je crois qu’il avait très bien joué. On avait une voiture très compétitive et, d’ailleurs, Jean aurait dû être Champion du Monde des Constructeurs en 1982, si les résultats d’une Porsche 911 n’avaient pas été pris en compte, Jean a été un peu volé sur ce coup là…
Pas de regret donc sur 1979 ?
Dans l’ensemble, ça a été une belle course. Après la décision que j’avais prise d’aller chez Inaltera en 1976, en ayant refusé de signer avec Porsche, j’avais encore en 1979 une voiture compétitive pour le général. »
Merci à Christian Vignon et Luc Joly pour leurs photos.
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