Philippe Sinault (Alpine Endurance Team) : « Nous avons toujours des discussions »
Le retour en Europe se fait dans un contexte toujours incertain pour Alpine Endurance Team, alors que les discussions avec Geely, qui était la piste la plus avancée pour étudier la question de prolonger l'aventure des A424 LMDh en WEC, n'iront pas plus loin, comme nous vous l'avons indiqué ces derniers jours.
Pas de poursuit du programme Alpine avec Geely en 2027
Philippe Sinault et les troupes de Signatech, qui gère l'exploitation du projet Alpine en Endurance, demeurent toutes focalisées sur la fin de campagne 2026 mais en coulisses, le travail se poursuit pour maintenir l'espoir.
« Nous avons toujours des discussions, rappelle le responsable français à Endurance-Info à Barcelone. Sur ce qui n'a pas abouti, nous sommes allés loin et bien sûr, c'est dommage pour tout le monde.
Il y a une décision qui a été prise, nous la respectons car nous n'avons pas d'autres choix et nous ne la commentons pas.
Geely était la piste numéro 1, En tout cas, est devenue assez rapidement la numéro 1 mais nous avions entretenu quelques fers au chaud. Là, nous repartons quand même plus bas en terme de niveau de discussion.
Mais l'histoire nous prouve que quand il y a des révolutions, il y a la vertu de l'urgence en se disant « c'est là qu'il y a une opportunité ». Les opportunités sont faites pour être prises dans des délais toujours très courts. Nous verrons.
En parallèle, nous avons performé depuis la rentrée, et nous montrons que nous sommes une belle équipe plutôt en place.
Si toutefois, il y avait un repreneur qui désirait acter le fait qu'il souhaite s'engager en Hypercar à nos côtés, nous sommes prêts et c'est là l'essentiel.
Notre vrai ennemi, notre vraie course, est contre la montre. C'est ça notre vraie difficulté : faire prendre des décisions somme toutes majeures et engageantes sur du moyen-long terme à des gens dans un délai très court. »
L'encadrement Alpine met en avant la solidarité en interne face à une situation forcément peu évidente à gérer.
Mais la communication semble toujours ouverte au sein de la structure sur la situation, avec l'envie « que cela marche » comme le martèle Philippe Sinault.
« [Face à l'équipe], c'est ce qui est le plus dur parce que c'est le facteur humain qui rentre en ligne de compte, avoue le Français.
Maintenant l'équipe est sincèrement remarquable. Le mot n'est pas exagéré. Ils se concentrent sur ce qu'ils ont à faire.
Nous échangeons quasiment quotidiennement en totale transparence, et c'est appréciable parce qu'il y a pas de jeu malsain qui s'est instauré.
Nous nous auto-motivons sans de longs discours : un regard, un café le matin et on voit bien que chacun a envie que ça marche.
C'est pour cela que nous jetons tous nos efforts et toutes nos forces dans cette bagarre. J'essaie d'épargner au maximum l'équipe parce qu'ils ont des choses à faire. Nous y consacrons beaucoup de temps, nous, l'équipe de management. »
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dmeyers
17 oct. 2026 • 12:39