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McLaren, entre tests endurance, recrutement et homologation avec sa MCL-HY

WEC
24 Heures du Mans
16 oct. 2026 • 17:45
par
Thibaut Villemant, à Barcelone
McLaren Hypercar Team suit le calendrier prévu pour le développement de sa MCL-HY, avant une fin d'année cruciale pour le projet Endurance de Woking avec l'homologation de la LMDh britannique. James Barclay, directeur de l'équipe, demeure confiant sur les semaines à venir avec des échéances majeures comme un premier test à six pilotes.
© McLaren Media

L'état-major de McLaren est logiquement du déplacement de Barcelone en WEC, alors que le travail en coulisses se poursuit autour de la MCL-HY LMDh, dont les essais avancent à rythme soutenu avant une échéance majeure avec l'homologation finale.

James Barclay, directeur de l'équipe Endurance, a fait le point en marge de l'épreuve catalane, balayant l'ensemble des sujets, du développement de l'auto, au recrutement des pilotes, le dernier en date étant Alex Lynn en provenance de Cadillac Team JOTA.

Le responsable confirme que l'équipe suit le programme décidé, sans accrocs majeurs lors des roulages de l'Hypercar aux couleurs papaya.

 

Pouvez-vous nous donner une avancée du travail sur la MCL-HY ?

Cette année a été très intense. Nous nous y attendions. Si l'on revient en arrière, à partir de notre première sortie en piste à Varano en mai, nous avons déjà effectué six séances d'essais, sans compter les tests aérodynamiques en ligne droite.

Cela a été un processus très constructif : il ne s'agissait pas seulement de valider le fonctionnement de la voiture, mais aussi de vérifier la durée de vie des composants. C'est d'ailleurs un travail qui se poursuit, car nous sommes encore en plein dedans. Nous avons encore du chemin à parcourir jusqu'au début de l'année prochaine, avec une étape importante à franchir : l'homologation.

Mais le bilan est très positif ; nous avons tiré de nombreux enseignements, ce qui était précisément notre objectif. Notre trajectoire correspond exactement à ce que nous avions prévu, ce qui est très encourageant. Nous comprenons désormais mieux notre voiture et nous nous concentrons maintenant sur les systèmes de contrôle, l'optimisation des performances et les réglages, tout en poursuivant nos travaux de validation en parallèle.

En observant les résultats des essais, et en sachant ce que font nos principaux concurrents, nous mesurons à quel point le niveau est élevé. Nous avons donc un objectif clair en ligne de mire. D'ici nos derniers essais, il nous reste trois sessions cette année.

Ensuite, tout dépendra de la situation l'an prochain : si tout se déroule comme prévu, nous devrons simplement nous adapter, notamment en ce qui concerne le début de saison et la gestion de notre dernière phase d'essais avant le début des courses.

Il faudra voir comment la situation évolue, mais je sais que les promoteurs font un travail remarquable pour suivre tout cela de très près.

De notre point de vue, la situation jusqu'à la fin de l'année est très claire. Notre objectif est simplement de poursuivre les essais comme prévu et d'accomplir ce que nous devons faire. 

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Le programme d'essais de cette année inclut-il des tests d'endurance ?

Nous avons un mélange de tests d'endurance et de journées davantage axées sur la performance et les réglages. Sur les trois sessions encore au programme cette année, l'une d'entre elles sera consacrée à l'endurance.

Nous pourrions en faire une, voire davantage. Nous restons flexibles à ce sujet. Tout dépendra de l'avancement de nos objectifs. Il ne s'agit pas seulement du développement de la voiture ; cela concerne aussi l'équipe. Nous sommes passés d'essais avec une seule voiture à un programme qui prévoit, plus tard cette année, l'utilisation de deux voitures.

Une fois la saison terminée, nous pourrons réunir nos six pilotes titulaires au sein de l'équipe. Notre plan a toujours été de monter en puissance, en passant d'une voiture à deux, avec l'ensemble de nos pilotes.

Dès que nous serons en mesure de mener des essais avec nos six pilotes titulaires, nous franchirons une nouvelle étape importante : il ne s'agit plus seulement de développer la voiture, mais aussi de faire fonctionner l'équipe avec deux voitures, ce qui implique des effectifs supplémentaires. C'est une étape cruciale pour nous.

 

Savez-vous quand et où cela aura lieu ?

Nous communiquerons à ce sujet à l'approche de l'échéance. Ce sera donc après la saison, en novembre. Ce sera formidable de réunir toute l'équipe, de permettre aux pilotes de rouler ensemble, de créer des liens et de construire quelque chose. Nous avons déjà une équipe incroyable, et il ne nous reste plus qu'à intégrer les derniers membres. 

 

Avez-vous rencontré des contretemps durant le programme d’essais ?

Honnêtement, non. Nous savions que le défi à relever cette année serait particulièrement ardu, mais il n’y a eu aucun contretemps.

C'est un défi de parvenir à respecter le calendrier, mais nous sommes en bonne posture. Nous n'avons rencontré aucun obstacle majeur, aucune raison de devoir tout reprendre depuis le début, ce qui est très positif jusqu'à présent. Je dis bien « jusqu'à présent », car nous n'y sommes pas encore. Il reste l'étape de l'homologation. Une fois cette étape franchie, nous pourrons confirmer définitivement les choses.

Mais nous sommes sur la bonne trajectoire, conformément au plan établi, ce qui est très encourageant. Toute l'équipe a fourni un effort considérable, dont je suis extrêmement fier car ce sont des voitures complexes. Même si nous disposions d'un délai confortable, le défi reste de taille. Ce n'est pas une mince affaire, le contexte est exigeant, mais nous sommes sur la bonne voie.

 

Qu'en est-il des logiciels, sachant qu'il s'agit avant tout d'un championnat axé sur la dynamique du véhicule et la gestion de l'énergie ? Avez-vous déjà constaté des améliorations ?

Oui. Si l'on considère les choses sous cet angle, il s'agit d'un élément clé de la voiture. C'est un aspect invisible, on voit le châssis, on voit le moteur. Mais le logiciel et le système de contrôle constituent une composante fondamentale du véhicule.

Nous sommes conscients de son importance cruciale dans ce championnat. Au début, nous nous sommes concentrés sur les bases, mais nous sommes désormais pleinement engagés dans le développement de ces systèmes.

Nous savons quel est le niveau de référence, nous connaissons nos objectifs, et ce que réalisent nos principaux concurrents est très impressionnant. Notre mission est donc de combler cet écart. C'est un domaine que je connais bien, et c'est très motivant.

Une fois l'homologation obtenue, nous pourrons nous consacrer au développement, ce qui est passionnant. C'est un domaine qui doit devenir un point fort, tant pour nous que pour toutes les autres équipes engagées. L'équipe et moi-même attendons cette phase avec impatience. Nous avons des talents formidables.

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Pour revenir à ce que vous disiez tout à l'heure concernant le calendrier : si vous reportez l'homologation finale de la voiture, chercherez-vous à tirer parti du délai maximal disponible ?

Je suppose que les règles sont les mêmes pour tout le monde et ce cadre a été défini depuis longtemps déjà. C'est donc acté, et c'est là-dessus que nous nous concentrons.

 

Même si la première course est reportée en raison des événements au Moyen-Orient ?

Oui. Et, très simplement, le calendrier des homologations est fixé. Modifier ces échéances créerait potentiellement une inégalité. Nous devons tous respecter une fenêtre temporelle restreinte, car disposer d'un ou deux mois supplémentaires ferait une grande différence en termes de développement. Modifier cela représenterait un changement très important.

 

Donc l'homologation interviendra cette année ?

Oui, et nous nous attendons à ce que tous les constructeurs soient logés à la même enseigne.

 

Vous avez annoncé trois pilotes : le fait qu’ils possèdent une grande expérience était manifestement l’un de vos objectifs, car c’est précisément ce qui vous sera utile pour accélérer le processus lié à l'engagement d'une voiture supplémentaire ...

Comme nous l'avons toujours souligné, en tant que nouvelle équipe, et compte tenu du fait que nous n'évoluons pas dans les courses d'endurance depuis très longtemps, il est crucial de disposer de pilotes qui possèdent une réelle expérience dans ce domaine.

Nous voulons donc les meilleurs pilotes possible, avec les profils humains qui correspondent à nos attentes. Nous sommes extrêmement satisfaits de l'apport des trois pilotes que nous avons déjà annoncés. Cette expérience nous aide effectivement à accélérer notre apprentissage. Par ailleurs, pour rivaliser avec les meilleures équipes et les grands constructeurs présents, nous ne pouvons rien négliger, et les pilotes jouent un rôle déterminant.

Face à des concurrents comme Ferrari, Toyota ou Cadillac, pour n'en citer que quelques-uns, nous devons aligner des équipages équivalents, voire supérieurs. C'est une leçon que j'ai apprise au fil de mon expérience : si vous ne disposez pas des mêmes outils que vos adversaires, vous prenez du retard.

C'est vrai pour la voiture : si son développement n'est pas au niveau requis, vous êtes distancés. C'est vrai aussi pour les pilotes : si vous n'avez pas les bons éléments derrière le volant, vous accusez un retard. Notre mission consiste donc à réunir tous les ingrédients nécessaires. Il faut rester réaliste pour l'année prochaine : c'est une saison de découverte, une année d'apprentissage. Nous cherchons donc à accélérer ce processus.

 

Concernant les pilotes, il y a eu un changement potentiel sur le marché avec une équipe qui semblait devoir rester et qui ne sera finalement peut-être plus de la partie. Cela a-t-il eu une quelconque incidence sur vos réflexions, ou vos plans sont-ils déjà bien arrêtés ?

C'est un développement assez récent. Pour être tout à fait honnête, nous travaillons avec une vision à bien plus long terme. Oui, cela a certainement quelque peu modifié le marché des pilotes, mais de notre point de vue, c’est un élément qui intervient très tardivement. Cela n’a en rien changé nos plans.

 

Vous aviez mentionné que Zak Brown évoquait la possibilité d’aligner deux pilotes pour la saison. Visez-vous maintenant un équipage de trois pilotes pour toute la saison ?

La décision d’engager deux ou trois pilotes peut être prise plus tard, mais, au minimum, il faut être en mesure d’aligner trois pilotes sur les deux voitures.

Pour notre part, comme nous n’avons pas encore commencé à courir, certaines décisions restent à prendre. Cependant, à l’heure actuelle, je vois un réel avantage à disposer de trois pilotes. Cela permet d’aborder la course la plus importante de l’année avec une expérience commune acquise tout au long de la saison.

Il faudra donc, selon les courses, peser le pour et le contre. Quoi qu’il en soit, nous devons être en mesure de compter sur trois pilotes de haut niveau, capables de se relayer au volant.

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Il y a quelques semaines, Lando Norris a effectué des essais privés au volant de la voiture. Cette expérience a-t-elle été utile ?

Extrêmement utile. D'abord, le simple fait qu'il ait tenu à piloter la voiture, et qu'il ait insisté pour le faire, est une excellente chose. Cela témoigne de l'attrait qu'exerce cette catégorie sur les meilleurs pilotes mondiaux actuels.

Il a réalisé une prestation fantastique. Ses qualités sont indéniables. C'était formidable de le voir prendre le volant et être immédiatement dans le rythme. Ses retours ont également été très précieux, d'autant plus qu'il s'agissait de sa première expérience avec ce type de véhicule.

Certes, il a déjà participé aux 24 Heures de Daytona, ce n'est donc pas un univers totalement inconnu pour lui. Mais c'était sa première fois au volant d'une Hypercar. Son expérience en Formule 1 s'est avérée très enrichissante. Cela nous a permis d'obtenir un excellent point de repère : nous avons pu identifier les véritables atouts de notre Hypercar, ainsi que les domaines où nous pouvons encore progresser. C'était donc une expérience très positive.

À tel point qu'il a failli rater son avion, tellement il était absorbé par le débriefing avec nous. Ce qui était, honnêtement, génial. J'ai dû pratiquement le mettre à la porte du garage pour qu'il puisse prendre son vol. Il s'est réellement passionné pour les aspects techniques, les marges de progression, mais aussi pour ce qu'il considérait comme les points forts de la voiture.

En résumé, il a trouvé la voiture rapide et passionnante à piloter. Il a souligné qu'il était possible d'atteindre un bon niveau assez rapidement, mais que la quête des derniers dixièmes représentait, pour un pilote, un défi particulièrement stimulant. C'est une voiture de course rapide, avec un potentiel vraiment intéressant. C'est une machine qu'il est passionnant de piloter, et qui offre des perspectives de développement pour l'avenir. C'était son retour, et c'était très positif.

 

Est-il prévu qu'il reprenne le volant de la voiture ?

Pour l'instant, non. Bien sûr, nous serions ravis de le revoir. Il a un programme très chargé et sa priorité absolue reste la Formule 1. Mais c'était formidable qu'il roule avec nous, et il ne faut jamais dire jamais.

S'il souhaite revenir prendre le volant, il est le bienvenu. Je sais que cela lui plairait, si son emploi du temps le permettait, mais pour le moment, rien de plus. Quoi qu'il en soit, le simple fait qu'il ait consacré du temps et de l'énergie à venir est précieux.

Cela donne matière à réflexion pour l'avenir. Il a une longue carrière devant lui, et je ne doute pas qu'à un moment donné, il voudra cocher cette case. Mais pour l'instant, l'accent est clairement mis sur la Formule 1.

 

Concernant la structure de l'équipe, êtes-vous arrivés au stade souhaité, ou prévoyez-vous encore des recrutements ?

Honnêtement, nous y sommes presque, mais une écurie de course est un projet en constante évolution non ? Même une fois constituée, une équipe continue d'évoluer et de s'affiner en permanence. Sur le plan organisationnel, nous en sommes aux derniers ajustements, mais nous disposons d'une excellente équipe pour faire tourner la structure.

C'est toujours l'un des plus grands défis pour une nouvelle écurie : il ne suffit pas de pourvoir des postes, il faut trouver les bonnes personnes. C'est un processus qui a représenté un travail considérable cette année.

Nous sommes en train de mettre tout cela en place ; c'est un travail en cours, mais pour ce qui est de nos fonctions fondamentales, nous sommes en bonne position.

 

Vous avez travaillé précédemment chez Jaguar, où vous avez notamment supervisé l'introduction de la voiture de troisième génération. Comment cette expérience vous est-elle utile aujourd'hui ?

C'est un atout. J'ai connu différentes étapes : une nouvelle génération, puis une autre, et je faisais partie de l'équipe qui a finalisé la planification de la voiture et du groupe motopropulseur de la génération précédente avant mon départ.

Par ailleurs, aux débuts de la Formule E, nous développions une nouvelle voiture chaque année. Nous introduisions un groupe motopropulseur entièrement inédit à chaque saison. Ensuite, nous sommes passés à un cycle de deux ans : une génération dure quatre ans, mais une nouvelle voiture, avec un nouveau groupe motopropulseur, est introduite tous les deux ans.

Cela inclut la suspension arrière, le groupe motopropulseur, tout en s'appuyant sur une architecture logicielle centrale qui, elle, a perduré. C'était une période extrêmement stimulante, marquée par un développement très intensif mené en parallèle de la compétition.

C'est donc une expérience très précieuse. Cependant, j'ai également appris qu'avec le calendrier d'homologation actuel, il est crucial de procéder à l'homologation de la voiture de la manière la plus optimale possible. Une fois qu'elle est figée, elle ne peut plus être modifiée.

Et nous savons qu'avec le nouveau règlement, au regard du moment où nous pouvons introduire des évolutions de performance, il ne s'agit pas de pouvoir le faire à n'importe quel instant. Il faut démontrer qu'il existe un déficit de performance.

Il est donc crucial de bien gérer cet aspect. C'est une première pour nous, et il y aura certainement des points sur lesquels nous pourrons progresser par la suite. Mais, dans l'ensemble, le processus, qui consiste à présenter la meilleure voiture possible lors de l'homologation, puis à la faire évoluer par la suite via le logiciel, est très similaire à ce que nous connaissons ici.

 

Comment se déroule l'intégration de Laurens Vanthoor ?

Nous avons vraiment l'impression que nous travaillons ensemble depuis longtemps. L'intégration s'est faite tout naturellement. C'est un vrai professionnel qui accomplit un travail fantastique au volant. Ses retours sont excellents, tout comme son rythme.

J'étais très fier de le voir remporter le Petit Le Mans, je suis vraiment fier de lui. Chapeau à Porsche pour cette réussite, ils ont fait un travail remarquable. Laurens s'est très bien intégré. On sent qu'il prend déjà beaucoup de plaisir à piloter pour McLaren.

Sa préparation est également phénoménale, avec une attention minutieuse portée aux moindres détails, qu'il s'agisse de sa nutrition ou de son entraînement. C'est un pilote très impressionnant. Nous avons déjà une excellente relation, et je pense qu'il se sent très bien dans son nouvel environnement, tout en continuant à représenter Porsche avec brio.

Nous sommes donc très fiers de l'avoir parmi nous. Il semble qu'il apprécie vraiment cette opportunité et ce défi, tout en s'affirmant comme un véritable leader au sein de l'équipe. Il possède une immense expérience dont nous pouvons tirer profit, et c'est formidable de le voir accompagner l'équipe sur les aspects qui seront cruciaux en course.

Il a déjà instauré une excellente dynamique avec Mikkel. Ils travaillent très bien ensemble. Nous sommes vraiment très satisfaits jusqu'ici. 

Il a déjà gagné en GT au Mans, il a remporté le Petit Le Mans, et maintenant il veut gagner Le Mans au général. Nous ressentons tous cette même motivation, cette même détermination. D'ailleurs, c'est le cas pour les trois pilotes : avec Laurens et maintenant Alex, ils partagent tous ce désir ardent de monter sur la plus haute marche du podium en catégorie Hypercar.

Nous sommes ravis de notre trio. Ce sont des pilotes de très haut niveau, exactement ce que nous recherchions. Et vous verrez, les prochaines annonces seront très enthousiasmantes, tant pour nous que pour eux.

 

Concernant l'avenir, d'après ce que nous a confié Zak Brown, il aimerait beaucoup participer à des épreuves en Amérique du Nord. Que pouvez-vous nous dire à ce sujet ? Des essais sont-ils prévus, peut-être au COTA ou ailleurs en Amérique du Nord ?

La situation n'a pas vraiment évolué depuis notre dernière discussion à Daytona. Mon rôle consiste avant tout à veiller à ne pas brûler les étapes. Notre priorité absolue est de réussir l'homologation, de mener à bien notre préparation, d'arriver au Qatar dans les meilleures conditions possibles, de représenter l'équipe au mieux et de commencer à accumuler de l'expérience en WEC l'an prochain.

Mais, que ce soit de la part de Zak ou de la mienne, l'envie est bien présente. Nous aimerions beaucoup être présents à l'avenir. Mais pour l'instant, nous devons nous assurer de bien poser les fondations ici en WEC, sans nous détourner de cet objectif principal.

Le moment venu, nous saurons naturellement dire : « Très bien, tout fonctionne comme nous le souhaitions. » Nous continuerons à affiner les réglages, un processus qui ne s'arrête jamais vraiment, mais nous aurons alors la liberté de nous concentrer sur cet autre objectif.

Quoi qu'il en soit, nous aimerions beaucoup y participer. C'est un championnat formidable, avec des circuits excellents et la solidité de cette compétition est impressionnante. Mais procédons étape par étape.

 

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