Tom Dillmann (Inter Europol Competition) : « Comme si on repartait de zéro »
La passe de deux pour Tom Dillmann ce week-end à Petit Le Mans ? Sur une piste où il a pris la deuxième place l'année passée en LMP2 avec l'Oreca 07 - Inter Europol Competition partagée avec Jeremy Clarke et Bijoy Garg, le Français peut espérer coiffer une nouvelle couronne outre-Atlantique.
Contrairement au premier sacre de 2024, obtenu avec Nick Boulle et l'alliance Inter Europol - PR1/Mathiasen pour les débuts de l'équipe polonaise en Amérique du Nord, l'écart avec la concurrence est quasi inexistant pour la paire Dillmann - Clarke, en tête en LMP2 pour quatre unités face à Alex Quinn - George Kurtz (Crowdstike Racing by APR).
De quoi offrir un vrai duel dans la course de Road Atlanta (Georgie), avec une quasi remise des compteurs à zéro selon Dillmann.
« Quatre points, c'est pratiquement comme si on repartait de zéro, indique le Français dans une conférence Zoom. Celui qui finit devant remportera le titre.
La situation est donc un peu différente de celle de 2024. A l'époque, avec l'écart que nous avions, nous étions les seuls à pouvoir perdre le championnat. C'était donc, d'une certaine manière, un peu plus stressant en 2024.
J'avais l'impression de ne pouvoir que perdre le championnat. Je devais donc piloter avec beaucoup de prudence, sans attaquer qui que ce soit. J'essayais simplement d'éviter tout contact, en me concentrant sur le titre.
Cette année, j'aborde la course en mode « attaque maximale » : il faut essayer de gagner, ou du moins finir devant les quatre autres concurrents directs. C'est très clair.
Je suis juste un peu déçu de ne pas avoir marqué plus de points à Indianapolis, car je crois que c'était à notre portée. »
Avec une marge si infime, les points des qualifications pourraient se révéler un peu plus importants qu'à l'accoutumée.
La pression sera donc sur les épaules de Jeremy Clarke, déjà brillant dans l'exercice cette année avec quatre pole positions. Une nouvelle prestation de ce type serait donc bienvenue pour Inter Europol avant l'affrontement en course.
« Notre objectif pour vendredi soir est de marquer six points face à Crowdstrike Racing by APR, martèle le Français. Cela nous porterait à 10 points et nous offrirait une marge de sécurité d'au moins une position.
Jeremy est très performant depuis le milieu de la saison dernière. En tant qu'équipe, nous avons aussi progressé en qualifications, alors que ce n'était pas forcément notre priorité. Nous sommes très compétitifs, aussi bien en IMSA qu'en Europe.
Jeremy est sans doute l'un des plus rapides. La lutte est rude : il y a quatre ou cinq pilotes très rapides aux avant-postes, qui se disputent la pole position à quelques dixièmes près. C'est assez impressionnant. »
Quel visage pour la course ?
Tom Dillmann estime en revanche qu'un scénario identique à 2025, avec une épreuve de Petit Le Mans largement disputée sous régime de drapeau vert, n'a que peu de chances de se reproduire. D'où l'importance de la séance qualificative pour éviter l'écueil du départ, comme à Indianapolis.
« Je m'attends à une lutte acharnée, souligne le vainqueur des 24 Heures du Mans 2025 et 2026 avec Inter Europol Competition.
Ces derniers temps, c'est un peu difficile pour nous de cerner les limites en matière de pilotage en course. J'ai l'impression que les décisions ont manqué de cohérence lors des dernières épreuves.
C'est donc très compliqué de savoir quel degré d'agressivité on peut se permettre. C'est vraiment la grande inconnue pour moi à l'approche de cette bataille finale. »
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