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Toyota Racing, docteur-ès stratégie à Fuji, notre belle histoire du week-end avec Debard Automobiles

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28 Sep. 2026 • 18:00
par
EI
© Toyota Media

Cette dixième victoire à domicile dans le cadre du WEC, Toyota Racing s'en souviendra sans doute un moment. En décrochant le succès hier sur l'épreuve des 6 Heures de Fuji, le clan japonais a écrit une nouvelle page de l'histoire du Championnat du Monde d'Endurance, mais aussi de sa propre histoire en Endurance.

Mais au-delà des statistiques, c'est surtout la manière avec laquelle l'équipe menée par David Floury a opéré dans le « money-time » avec la Toyota n°8 de Sébastien Buemi - Brendon Hartley - Ryo Hirakawa, pour souffler une victoire que l'on croyait promise à Alpine Endurance Team.

De quoi attribuer notre belle histoire du week-end avec Debard Automobiles à l'écurie dans son ensemble, pour cette exécution devenue parfaite au gré du scénario des dernières minutes.

D'autant que bon nombre de regards se portaient, en amont du meeting, plus naturellement sur la TR010 Hybrid n°7 de Nyck de Vries, Mike Conway et Kamui Kobayashi, leader du classement général Pilotes. Mais un drive-through pour un excès de vitesse sous régime de Full Course Yellow avait mis un coup d'arrêt aux espoirs de bon résultat à Fuji.

 

Le bon choix, au bon moment

Installée dans le top 5 depuis le début de la course, la Toyota n°8 demeurait en embuscade derrière les deux Alpine A424 et les deux Aston Martin Valkyrie - Aston Martin THoR, mais sans jamais donner l'impression de pouvoir jouer à la régulière.

Sans oublier un tête-à-queue dans un contact subi par Hartley avec l'Aston Martin n°007 d'Harry Tincknell, qui sortait de la voie des stands.

Mais la magie et la « vista » du muret des stands Toyota vont opérer au moment de l'ultime neutralisation après l'accident entre l'Aston Martin Vantage LMGT3 n°27 - The Heart of Racing et la McLaren 720S LMGT3 EVO n°58 - Garage 59.

Décision est prise dans le clan Toyota de jouer la position en piste et donc de ne pas chausser de nouvelles gommes et de faire un complément en carburant moindre face à la concurrence. Choix réalisé avec peu d'informations quant à la durée de la neutralisation, et les réparations sur les barrières.

« Nous regardions simplement la télévision en essayant de deviner de combien la course serait raccourcie et quelle quantité d'énergie nous pouvions économiser, glissait aux journalistes David Floury après la course, cité par Sportscar365.

Je crois qu'il ne nous restait plus que deux tours d'énergie à la fin. C'était une question de gestion des risques, mais Ryo a fait un travail fantastique.

On ne peut jamais être certain, car il faut estimer l'écart de rythme par rapport à la concurrence et la vitesse à laquelle l'Alpine allait doubler la BMW. La n°15 nous a d'ailleurs aidés dans ce processus. Mais Ryo a été incroyable. Il a très bien piloté. »

Un succès qui offre à l'équipage de la n°8 la tête du classement du championnat Pilotes et qui possède une saveur toute particulière pour Sébastien Buemi, désormais seul recordman des victoires sur les 6 Heures de Fuji.

© DPPI / WEC

« L'incident allait prendre du temps, rappelle le Suisse. Nous avons mis moins d'essence et nous avons dépassé tout le monde dans la voie des stands.

C’est l’une de nos plus belles victoires depuis longtemps. Je suis vraiment fier de celui-ci, surtout parce que c’était complètement inattendu avant la dernière partie de la course.

L'équipe a fait un excellent choix lors du dernier arrêt aux stands et cela a suffi pour devancer tout le monde. Un geste stratégique étonnant.

Et puis bien sûr, Ryō a gardé tout le monde derrière et n’a commis aucune erreur dans des conditions difficiles. Dans l’ensemble, c’était une victoire incroyable. »

Dernier relayeur et embarqué dans un mano-à-mano avec Victor Martins et l'Alpine n°36, Ryo Hirakawa a su garder la tête froide pour conclure en vainqueur malgré la pression de la situation et une Toyota TR010 Hybrid moins bien lotie en termes de pneus.

© DPPI / WEC

« L'équipe a fait un excellent travail sur la stratégie et cette victoire est pour eux, avoue le Japonais. Les derniers tours ont été vraiment stressants.

Les conditions de piste étaient assez délicates et l'Alpine se rapprochait assez vite. J’ai pu y arriver, donc je suis vraiment content, surtout à Fuji. »

 

Le message de l'encadrement de Toyota

Tradition oblige après les succès marquants, la marque n'a pas manqué de féliciter l'équipe Toyota Racing pour cette victoire, avec les mots du vice-président exécutif Hiroki « Giano » Nakajima.

« Ce qui me rend encore plus heureux et fier, c’est le processus qui a conduit à ce résultat. Avec « Pour la course à l'ingénierie » dans nos cœurs, chaque individu a continué à perfectionner ses compétences, à apprendre des échecs passés, à communiquer ouvertement, à se soutenir mutuellement et à constituer une équipe plus forte.

Les ingénieurs ont continué à se creuser la tête jusqu’au bout. Les mécaniciens ont continué à croire en la voiture et à la maintenir dans le meilleur état possible. L’équipe stratégique a pris des décisions courageuses dans des circonstances en évolution rapide.

Et les pilotes ont continué à repousser leurs limites, croyant à la fois en leurs équipiers et en la voiture. Personne ne gagne une course seul. Chacun a rempli son rôle, s’est fait confiance, s’est soutenu et s’est battu jusqu’au bout. C'est pourquoi nous avons pu remporter cette victoire.

© Toyota Media

Ce n’était pas une victoire gagnée uniquement grâce à la vitesse. C'était une victoire gagnée grâce à l'effort humain. Et aujourd’hui, nous sommes montés sur la plus haute marche du podium pour la troisième fois cette saison.

Plutôt que d’être un succès ponctuel, nous avons l’impression que tout ce que nous avons construit ensemble commence à se transformer en une véritable force.

Après Le Mans, j'ai dit que « l'équipe a changé ». Morizo-san a continué à rechercher une construction automobile toujours meilleure grâce au sport automobile, a formé des coéquipiers qui relèvent les défis et a créé un environnement dans lequel ces coéquipiers peuvent pleinement démontrer leurs capacités.

Grâce à cela, nous avons pu croire en notre propre voie et avancer en toute confiance. Remettre le trophée du vainqueur du Mans à Morizo-san a été le moment où nous avons tenu une promesse.

Cependant, ce trophée n’a jamais été la ligne d’arrivée. Cela représente la détermination de nos ingénieurs. Le travail acharné des coéquipiers qui ont transpiré en première ligne. Et la passion de chaque membre de l’équipe qui a cru en notre potentiel et a continué à relever des défis. »

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