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Ford boucle plus de 1 000 km au Paul Ricard

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26 Aoû. 2026 • 13:46
par
EI
Ford Racing a achevé au Paul Ricard le premier véritable roulage de son Hypercar. Après un shakedown puis trois journées d’essais, le prototype américain a parcouru plus de 1 000 kilomètres, lançant un vaste programme de développement qui doit se poursuivre en Europe puis aux États-Unis jusqu’à la fin de l’année.
© Ford

Le programme Hypercar de Ford est désormais entré dans sa phase de développement en piste. Au Paul Ricard, le constructeur américain a bouclé le premier test de sa nouvelle Hypercar, appelée à faire ses débuts en Championnat du monde d’Endurance en 2027.

Après un shakedown, la voiture a enchaîné trois journées complètes de roulage et dépassé la barre des 1 000 kilomètres parcourus. Une étape importante après la première mise en route, début juillet dans les installations d’ORECA, de son V8 de 5,4 litres dérivé du Coyote.

« Faire rouler notre Hypercar pour la première fois au Paul Ricard représente un moment majeur pour toute l’équipe, souligne Mark Rushbrook, directeur de Ford Racing. Chaque kilomètre parcouru avec cette voiture nous rapproche du Mans et de notre objectif de retrouver les avant-postes en Endurance. Ce n’est que la première étape d’un processus de développement long et exigeant, mais le fait d’avoir nos six pilotes présents, travaillant ensemble pour faire avancer le programme, en dit beaucoup sur l’état d’esprit que nous construisons chez Ford Racing. »

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Les six pilotes annoncés par Ford Racing étaient présents au Paul Ricard au cours de la semaine. Logan Sargeant, Matt Campbell, Tom Blomqvist et Mike Rockenfeller se sont relayés au volant, tandis que Sebastian Priaulx et Nick Yelloly ont accompagné le travail de l’équipe sur place afin de préparer les prochaines étapes du programme.

Matt Campbell a été celui qui a accumulé le plus de kilomètres durant cette première séquence. L’Australien dresse un bilan positif de cette prise de contact, malgré les inévitables petits problèmes de jeunesse d’une voiture entièrement nouvelle.

« J’ai été présent pendant l’intégralité du test et, de mon côté, tout s’est déroulé sans accroc, explique l'intéressé. J’ai vu les réactions des fans en ligne sur le son incroyable de la voiture, mais depuis l’habitacle, c’est encore autre chose : c’est absolument assourdissant ! Je suis vraiment enthousiaste pour la suite. Nous savons que la route est encore longue, mais c’est un début très positif. »

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« Hormis quelques petits problèmes de jeunesse, ce qui est normal au début d’un nouveau programme, tout s’est bien passé, poursuit-il. À partir de maintenant, le rythme va vraiment s’accélérer. Je retourne aux États-Unis pour trois jours de simulateur avant de revenir en Europe pour le prochain test. »

Logan Sargeant insiste lui aussi sur la qualité de cette première étape, notamment au regard du travail réalisé en amont. « Le lancement d’un nouveau programme demande toujours du temps : il faut comprendre comment toutes les pièces du puzzle fonctionnent ensemble, et nous sommes encore dans cette phase. Cela dit, nous avons immédiatement pu travailler efficacement. Commencer les essais au niveau où nous étions est tout à l’honneur de l’équipe. »

« D’innombrables heures ont déjà été consacrées à ce projet, dont énormément de temps dans le simulateur, ce qui nous a permis de partir avec une avance considérable. Maintenant, il faut s’assurer que tout fonctionne parfaitement ensemble. C’est notre prochaine étape. Nous pouvons vraiment dire que nous avons commencé de la meilleure manière possible. »

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Pour Ford Racing, l’enjeu du Paul Ricard était avant tout de valider le travail réalisé depuis plusieurs mois, du banc moteur à Dearborn jusqu’au simulateur, en passant par le premier démarrage du prototype en France.

« Arriver au Paul Ricard, effectuer le shakedown puis trois journées complètes de roulage, c’est exactement l’objectif que nous nous étions fixé, explique Dan Sayers, responsable du programme Hypercar WEC de Ford Racing. Tout ce que nous avions fait auparavant — le travail au banc à Dearborn, la mise en route en France, les innombrables heures de simulateur — devait nous permettre d’être immédiatement opérationnels une fois la voiture en piste. »

« Il nous reste encore une longue liste d’étapes à franchir avant le premier trimestre 2027, ajoute-t-il, mais ces dernières semaines ont donné beaucoup de confiance à l’équipe et nous offrent des bases solides sur lesquelles construire. »

La suite du développement ne tardera pas. Une session de trois jours en simulateur est prévue en Caroline du Nord avant un nouveau test à Portimão au début du mois de septembre. Ford doit ensuite poursuivre son programme européen à Silverstone, Monza, Imola et MotorLand Aragón. En fin d’année, le programme traversera l’Atlantique pour deux nouvelles séances aux États-Unis, sur le Circuit of the Americas d'Austin puis à Sebring.

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