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Charles Roussanne : « La Carrera Cup était le meilleur choix pour continuer à progresser »

Porsche Carrera Cup France
18 Sep. 2026 • 12:00
par
Laurent Mercier

A 20 ans, Charles Roussanne compte déjà une solide expérience en sport automobile. Le natif d'Etaux rejoint cette année les rangs de la Porsche Carrera Cup France où il évolue chez GP Racing Team, une équipe qui débute elle aussi dans le championnat. 

Champion Mitjet 2023, Charles Roussanne a raflé le titre Alpine Europa Cup l'année suivante avant de terminer vice-champion Michelin Le Mans Cup l'année passée chez VPS Racing. Un profil intéressant pour les années à venir. Avant la rentrée prévue à Zandvoort, le pilote GP Racing Team occupe le sixième rang au championnat. 

Pourquoi avoir fait le choix de la Porsche Carrera Cup cette saison ?

Le choix s’est d’abord fait grâce à l’opportunité de rouler avec Gabriel et l’équipe GP Racing. Pour un jeune pilote, je pense qu’il n’y a pas grand-chose de mieux qu’un championnat monotype pour se démarquer. Tout le monde dispose de la même voiture, sans Balance de Performance : ce sont donc les réglages et le pilotage qui font la différence. Après mes expériences en Alpine et en LMP3, je pensais que c’était le bon moment pour revenir vers ce type de championnat.

Comment cette étape s’inscrit-elle dans votre parcours, après la Mitjet, l’Alpine et le LMP3 ?

L’enchaînement peut paraître un peu particulier, mais mon année en LMP3 m’a énormément apporté. J’ai beaucoup progressé dans la gestion de course, mais aussi en maturité personnelle. Cette expérience m’a permis de franchir un cap. Revenir ensuite dans une formule monotype était, à mes yeux, la meilleure décision possible pour continuer à progresser.

 

Comment se passe la collaboration avec une équipe qui découvre elle aussi la Porsche Carrera Cup France ?

L’intégration s’est faite assez naturellement puisque l’équipe de Gabriel vient de l’Ultimate Cup Series. Il est aussi vrai que le format est totalement différent. On passe à du sprint, avec des méthodes de travail et des exigences spécifiques. Finalement, tout est nouveau pour tout le monde : le championnat pour l’équipe, mais aussi la voiture et la compétition pour nous, les pilotes. Il y a donc beaucoup de choses à découvrir ensemble.

 

Considérez-vous cette saison comme une année d’apprentissage, alors que cette Porsche vit sa dernière année ?

Oui, clairement. C’est la dernière année de cette version de la voiture avant le passage à la 992.2 l’année prochaine. De mon côté, je continue surtout mon apprentissage et ma formation dans le sport automobile. L’objectif est d’accumuler le maximum d’expérience. Chaque week-end est une occasion d'apprendre, et c’est vraiment dans cette optique que j’aborde la saison.

Sentez-vous que vous avez encore une marge de progression avec cette voiture ?

Absolument. J’apprends encore tous les week-ends. Un des points sur lesquels je dois notamment progresser concerne l’utilisation du pneu neuf en qualifications. Il est difficile de tout mettre en place au même moment : les températures, les pressions, la fenêtre de fonctionnement du pneu et le fait de déclencher son tour au bon moment. C’est un exercice assez particulier. En revanche, la gestion en course me vient plus naturellement grâce à mon passé en endurance. C’est quelque chose que j’apprécie et sur lequel je peux m’appuyer.

 

Quels sont vos plans pour l’année prochaine ?

Pour le moment, rien n’est encore fixé. Cela dépendra des opportunités qui se présenteront. Si j’ai la possibilité de continuer, je le ferai. Mais il est encore trop tôt pour dire dans quelle direction nous allons aller.

Visez-vous une catégorie particulière à terme, comme le GT3 ?

Je n’ai pas vraiment de catégorie de prédilection. J’aime autant le prototype que le GT. Ce sont deux disciplines assez différentes, mais je prends autant de plaisir dans l’une que dans l’autre. Je préfère donc rester ouvert et voir quelles opportunités pourront se présenter.

 

Entre le sprint et l’endurance, vers quel format penchez-vous ?

Peut-être davantage vers l’endurance. J’aime particulièrement tout ce qui tourne autour du travail d’équipe, des stratégies et de la gestion globale d’une course. C’est un environnement dans lequel le pilote peut vraiment faire la différence. Le fait de partager la voiture, y compris avec un pilote Bronze, est également quelque chose que j’apprécie énormément. C’est cette dimension collective qui me plaît particulièrement dans l’endurance.

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