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Que pensent les pilotes du nouveau format de Road America ?

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24 Juil. 2026 • 9:00
par
EI
© Courtesy of IMSA

En passant sur un format de six heures, la manche de Road America (Wisconsin) intègre le calendrier Endurance Cup en IMSA en 2026, après avoir été longtemps été un rendez-vous de 2h40.

Une nouvelle distance inédite depuis l'avènement de l'ère moderne de l'IMSA en 2014. Mais ce paramètre modifié impactera-t-il réellement les équipages et les équipes ?

La liste des engagés dévoilée ces dernières heures met plusieurs choix parmi les structures GTP avec les équipages à deux ou trois, comme cela avait été le cas à Watkins Glen (New York).

« Nous avons trois pilotes au lieu de deux, mais ce n'est pas une décision que prend habituellement la majorité du peloton, rappelle ainsi Jack Aitken, pilote de la Cadillac V-Series.R n°31 - Cadillac Whelen, dans une conférence Zoom en amont de l'épreuve. Avoir Frederik Vesti de retour avec nous est une bonne chose, et il a déjà testé la voiture à Road America et a fait du bon travail.

C'est un peu plus intéressant d'un point de vue stratégique. Nous nous attendons à ce que ce soit une course avec pas mal de neutralisations. Il y a donc un peu plus de réflexion de ce côté-là.

Mais les courses de deux heures et 40 minutes sont suffisamment longues pour avoir plusieurs arrêts, donc cela n'affecte pas autant les choses qu'on pourrait le penser. 

En course, les dépassements sont difficiles, mais comme la stratégie et la gestion du carburant jouent souvent un rôle clé, il y a des opportunités de gagner ou de perdre des places. Ce sera d'autant plus vrai cette année avec la course de six heures. »

Engagé en duo avec Sheldon van der Linde, Dries Vanthoor souligne pour sa part que les qualifications sur la piste proche d'Elkhart Lake revêtiront un peu moins d'importance. « Nous nous concentrons surtout sur le fait d'avoir une voiture rapide tout au long de l'épreuve. Pour le reste, c'est pratiquement du copier-coller par rapport à une manche Sprint. »

En LMP2, les concurrents enchaîneront une troisième manche consécutive après Watkins Glen et le Canadian Tire Motosport Park avec un retour à des équipages à trois.

« Nous voyons cela comme un avantage parce que Toby (Sowery) est performant et je pense que c'est un atout très important pour notre équipe, souligne Alex Quinn, pilote de l'Oreca 07 n°04 - Crowdstrike Racing by APR. De plus, l'équipe est toujours être très forte en stratégie.

Cela nous donne donc une vraie confiance pour nous. Depuis le début de l'année, nous considérons les épreuves d'endurance comme probablement notre point fort. »

 

Un tracé apprécié des pilotes

Remplaçant d'Indianapolis en Endurance Cup, Road America est l'une des pistes mythiques de la scène américaine. Un circuit rapide, et dont le dessin n'a quasiment pas évolué depuis sa création dans les années 50. 6,5 km plutôt rapides qui demandent parfois un gros coeur.

« C'est une piste assez fluide, ajoute Dries Vanthoor. Haute vitesse, passages lents ... il y a un peu de tout. Je pense que c'est l'une des principales raisons pour lesquelles nous l'apprécions et pourquoi c'est un moment fort du calendrier. »

« C'est l'un de ces circuits qui, je pense, peut encore vous faire un peu peur, confesse de son côté Jack Aitken. Cela procure de vraies sensations fortes car les conséquences d'une erreur sont lourdes. On n'est jamais à l'abri d'un gros accident.

C'est un tracé plaisant, mais aussi très exigeant. C'est sans aucun doute l'un de mes circuits préférés. Le tracé permet de la bonne course, mais il est difficile d'y effectuer des dépassements. Il y a quelques zones de freinages appuyés où l'on peut tenter sa chance, ainsi que de nombreux endroits permettant de rouler côte à côte, mais cela nécessite de la coopération.

Or, nous avons connu de nombreuses courses — que ce soit l'année dernière ou au cours des années précédentes — où cette coopération n'était pas toujours au rendez-vous. On se retrouve avec des débris, des éléments de carrosserie et des voitures dans les graviers, autant d'éléments susceptibles de provoquer des neutralisations.

De plus, s'agissant désormais d'une épreuve d'endurance, on compte un grand nombre de voitures et de pilotes qui ne participent pas à la saison complète. Ils ont donc moins de temps de roulage, ce qui peut également favoriser l'apparition de drapeaux jaunes. »

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