24H Spa

Pierre-Louis Chovet à nouveau au rebond

GT World Challenge Europe
Intercontinental GT Challenge
6 Juil. 2026 • 10:00
par
Pierre Tassel
S'il n'a pas vu l'arrivée des 24 Heures de Spa, sa seule course au menu cette saison pour l'instant, malgré des prestations encourageantes, Pierre-Louis Chovet va entamer une nouvelle phase de sa carrière.
© SRO / JEP
Performer pour se montrer. Tel est le crédo actuel de Pierre-Louis Chovet au moment d'un tournant dans une carrière longtemps passée à arpenter les circuits en monoplace, jusqu'en FIA F3, et réorientée depuis trois saisons désormais en GT.
 
D'abord intégré dans le giron Lamborghini via le Young Drivers Program, le Français avait signé une probante saison en GT Open (4e avec Oregon Team), sans toutefois pouvoir finaliser son intégration au pool de pilotes de Sant'Agata Bolognese.
 
Aligné chez Team WRT l'an passé en Silver Cup au départ des 24 Heures de Spa, Pierre-Louis Chovet avait réalisé une prestation aboutie avec Etienne Chéli, Gilles Stadsbader et Gustav Bergström avec une 4e place avec la BMW M4 GT3 EVO, même si le podium était largement en ligne de mire.
 
Performant en piste, le natif d'Avignon (Vaucluse), en partie à cause d'un manque de budget, n'avait toutefois pas pu convertir ce one-shot en programme plus complet en 2026, où il a retrouvé le double tour d'horloge spadois avec la Ferrari 296 GT3 EVO - JMW Motorsport. Une aventure prématurément interrompue suite à un début d'incendie alors que la voiture jouait les avant-postes en Bronze Cup.
 
Le Français compte bien capitaliser sur une côte certaine dans le paddock pour construire un vrai programme en 2027. Avec une aide extérieure qui pourrait constituer un vrai atout. Entretien en marge des 24 Heures de Spa.
 
Pourquoi ce simple one-shot à Spa ?
 
En début d'année j'ai pu discuter avec quelques écuries. J'ai toujours le statut Silver, ce qui aide du coup pour certaines courses uniques comme Spa. Mais à chaque fois, il fallait un budget un budget minimum pour faire la saison complète. L'expérience de l'année dernière m'a beaucoup aidé pour revenir parce que cela s'était très bien passé avec Team WRT.
 
En terme de performance pure, sur le premier relais j'avais pu remonter 34 places, ce qui m'a rassuré car je ne connaissais pas vraiment la BMW, hormis avec les roulages du Prologue.
 
Ma carrière est principalement composée de saisons en monoplace. J'ai débuté avec la Lamborghini Huracan, qui possède un moteur central arrière. Du coup avec la BMW, c'était une architecture totalement opposée, avec aussi un empattement beaucoup plus long, et un style de pilotage différent. Mais je pense avoir réussi à m'y faire assez vite.
 
© SRO / JEP
 
Cette faculté d'adaptation semble un atout ...
 
Chez Lamborghini, j'ai été quand même dans le programme de développement donc cela m'a beaucoup aidé aussi à comprendre les pneus parce que nous avions travaillé avec Pirelli, Goodyear ...
 
Le fait d'avoir roulé avec la Lamborghini, puis la BMW et désormais la Ferrari avec un moteur central arrière m'a permis d'avoir une palette de connaissance et je pense que cela m'aide aussi à m'adapter plus rapidement à différentes voitures.
 
 
D'autant qu'un meilleur résultat aurait pu être possible l'an dernier  ...
 
Nous terminons 4e en Silver, mais un petit accrochage nous a sûrement fait perdre la victoire dans la classe. Quand on voit le niveau au général et même dans les classes, cela aurait été un super résultat.
 
 
Comment s'est opérée l'arrivée chez JMW Motorsport pour cette année ?
 
J'étais en contact depuis janvier avec eux et Rolf Ineichen, propriétaire de Bio-Circle (sponsor principal), avait une liste de pilotes Silver, car il souhaitait un quatrième pilote en plus à Spa. Rolf est souvent en contact avec Vincent Vosse et ce dernier lui a directement proposé mon nom. C'est donc ma performance de l'année dernière qui a aidé. Et j'ai pu aussi disputer le Prologue pour pouvoir m'habituer à une nouvelle voiture. 
 
© SRO / JEP
 
Tout se passait bien avant le début d'incendie ...
 
Nous faisions une course intelligente, sans erreur jusqu'à notre abandon, ce qui était vraiment un point positif. Le souci part d'un problème au niveau du système électronique. Les quatre pilotes ont vraiment bien roulé. D'un point de vue personnel, j'étais largement dans le rythme.
 
 

Nous avons pu voir que Benoît Tréluyer était présent dans le box JMW durant la semaine. Comment s'est fait ce rapprochement ?

J'ai eu la chance que Benoît me rejoigne, jeudi et vendredi pour partager un petit peu son expérience des courses d'endurance et puis me donner quelques conseils. Je suis vraiment honoré qu'un tel pilote, un tel champion ait pu venir me soutenir. Son partage d'expérience a été hyper bénéfique.

 

 
© DR
 

Cela peut-il déboucher sur une collaboration plus régulière ?

Certaines choses vont s'ouvrir pour le futur et il y a des chances que nous collaborions ensemble à l'avenir.

 
 
L'avenir justement, que va-t-il être pour vous sur cette fin de saison 2026 ?
 
Rien n'est acté encore mais je travaille beaucoup pour pouvoir rouler que ce soit en proto ou en GT. J'ai de bons espoirs que des courses se débloquent d'ici septembre / octobre. Ensuite, je travaille pour essayer de mettre en place un vrai programme avec une équipe sur du long terme, pas seulement un one shot comme ça.
 
Je suis dans une phase un petit peu compliquée avec moins de roulage mais je reste assez positif et surtout je travaille au maximum pour retrouver des opportunités.
 
 
Vous évoquez le proto. Le LMP2 peut-il être une piste ?
 
Oui. Mon objectif final reste l'Hypercar. Dans ma position, il faut vraiment que je roule le plus possible et que je prenne le maximum d'opportunités. Je vais essayer de faire le meilleur travail possible à chaque fois que je monte dans une voiture, peu importe la voiture, et prendre du roulage, de l'expérience.

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