WEC / Le Mans

Aston Martin face au règlement 2030

WEC
24 Heures du Mans
16 juin. 2026 • 8:00
par
Pierre Tassel, au Mans
© DPPI / WEC

Avec l'annonce des premières pierres du futur règlement technique 2030, dévoilées en marge des 24 Heures du Mans vendredi dernier, une question se pose logiquement : quid d'Aston Martin ?

Le règlement devra faire la part belle à l'hybridation, qu'elle soit développée en interne ou fournie via un produit standardisé (comme aujourd'hui en LMDh via Bosch Motorsport).

Un élément absent de l'actuelle Valkyrie répondant au règlement LMH, alors que la version routière embarque une hybridation sur l'essieu arrière. « Il aurait donc fallu modifier l'avant, avec la surcharge pondérale inhérente à cela, sans compter tous les systèmes de refroidissement, rappelait au moment de la présentation Adam Carter, Responsable de l'Endurance chez Aston Martin. Nous aurions donc dû concevoir la voiture complètement différemment et perdre le lien avec la Valkyrie de route. »

En amont de la conférence de presse, Ian James, patron de The Heart of Racing avouait que « certains constructeurs souhaitent conserver le LMDh tel quel, tandis que d'autres veulent construire une voiture à 100%. Pour Aston Martin et The Heart of Racing, il serait formidable de conserver l'ADN de la marque Aston Martin dans la voiture.

Nous voulons simplement une catégorie performante et compétitive, avec un budget réaliste. C'est notre critère principal. Si cela signifie la fin d'une voiture comme la Valkyrie, c'est la réalité. Mais elle aura eu une longue et belle carrière, et je suis content que nous ayons pu la proposer aux fans. »

Après la réalité de l'annonce, le responsable nous a confié ne pas être surpris, et souhaitait regarder vers l'avenir. « Nous aimons les courses d'endurance, rappelait Ian James à Endurance-Info. Nous adorons le package global actuel de l'Hypercar et la compétition. Alors oui, nous ferons de notre mieux pour en faire partie. »

Reste à savoir sous quelle forme. Le V12 de la Valkyrie restera-t-il toujours de la partie ?

Commentaires (16)

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geo72

16 juin. 2026 • 9:22

ce futur règlement est tellement plein de bon sens , que je suis surpris qu'il ne l'avais pas appliqué a l'actuel.

PierreBid

16 juin. 2026 • 9:26

je ne comprends pas non plus ..si la version de route embarque un système hybride.Bref d'ici là de l'eau aura coulé sous les ponts!

Michel Mertens

16 juin. 2026 • 9:38

Les LMH ont leur systême hybride sur l’essieu avant (obligation du règlement). Voila la raison du problème.

Steve McQ

16 juin. 2026 • 9:44

Moi j'ai l'impression que pour Aston, la difficulté avec le règlement 2030 s'il se confirme comme annoncé, sera plutôt au niveau du châssis, ou du moins de l'aéro. En effet le fond plat sera règlementé ce qui va rendre "illégal" de fait le concept de la Valkyrie actuelle. Mais en 2030 elle aurait roulé 5 saisons, ce qui n'est pas si mal.

Quant à la phrase de l'article sur l'hybridation, elle concerne la voiture actuelle puisque la pharse d'Adam Carter date de la présentation de Valkyrie LMH. Répondant au règlement LMH, si elle avait dû être hybride ça aurait été avec restitution de l'énergie électrique sur le train avant. Ce qui n'est pas le cas de la voiture de série, d'où le fait de reprendre tout l'avant avec les contraintes que cela engendre sur le châssis, l'aéro et... le design désormais si cher à la catégorie reine.

Beb

16 juin. 2026 • 10:00

A geo72, le règlement initial était tellement différent de l'actuel qu’on ne peut pas appliquer cette règle de "bon sens".
C’est d’ailleurs ce qui coûte à Peugeot.
Initialement c’etait pneus au carré, système hybride devant, déclenchement du système hybride à 120. Tout fait par le constructeur et rien de standardisé.
Ou alors faut dire merde aux constructeurs de LMH alors que ce sont ceux qui ont le plus investi... c’est un peu ce que dit l’ACO à Peugeot d’ailleurs...