WEC

6H d'Imola - Toyota triomphe pour son 100e départ en WEC

WEC
19 avr. 2026 • 19:05
par
Thibaut Villemant, à Imola
© MPS Agency / L. Cartalade

Aurons-nous droit à une course à la hauteur des qualifications d'hier ? Telle était la question que tout le monde se posait sur la grille de départ de l'édition 2026 des 6 Heures d'Imola. La réponse est oui. Le duel Toyota – Ferrari a bien eu lieu. Mais contrairement à hier, il a cette fois tourné à l'avantage du constructeur japonais.

Celui-ci a cependant dû s'employer et il a fallu un beau travail d'équipe pour y parvenir. En effet, sur une stratégie pneumatiques différente de la voiture-soeur et de la Ferrari n°51, Kamui Kobayashi a longtemps repoussé les assauts du poleman Antonio Giovinazzi lors de l'avant-dernière heure, permettant à Sébastien Buemi de se forger une petite avance de neuf secondes environ à l’orée des 60 dernières minutes.

6H d'Imola - Team WRT renoue avec la victoire à Imola

A l'issue de l'ultime salve de ravitaillements, à 49 minutes du but, Kamui Kobayashi – contraint de changer de gommes – a laissé Giovinazzi et Buemi s'expliquer. Et quand le Suisse est ressorti de la voie des stands, il totalisait une quinzaine de secondes d'avance sur adversaire transalpin. L'écart se stabilisera autour de 11 secondes environ, et le classement ne changera pas et sera finalement de 13''35 à l'arrivée. La Toyota n°8 signe par cette occasion sa première victoire en WEC depuis l'édition 2024 des 8 Heures de Bahreïn.

La bataille pour la quatrième place a également été superbe entre Charles Milesi (Alpine A424 n°35), René Rast (BMW M Hybrid V8 n°20) et Antonio Fuoco (Ferrari 499P n°50). Si cette dernière ne pointe pas plus haut au classement, c'est parce que Miguel Molina a écopé d'un drive through à 14h02 pour non respect d'un drapeau jaune.

Mais quelques semaines après avoir annoncé l'arrêt du programme au terme de la saison en course, Alpine sort « vainqueur » de cette triangulaire et s'offre une belle quatrième place grâce à la A424 n°35 de Charles Milesi / Ferdinand Habsburg / Antonio Felix da Costa. La n°36 a elle écopé d'un drive-through pour vitesse excessive sous Full Course Yellow. Tout comme la BMW M Hybrid V8 n°20 de René Rast / Robin Frijns, ce qui ne l'empêche pas de compléter le quinté de tête devant la 499P n°50.

Le Cadillac Team Jota n'a pas eu la partie facile. La V-Series.R n°12 a longtemps semblé pouvoir jouer aux avant-postes. Las, Will Stevens a écopé d'un drive through pour non respect d'un FCY. De quoi faire rétrograder sa monture dans la hiérarchie. Et sur un tracé d'Imola sur lequel la track position est primordiale tant il est difficile de doubler, la sentence est irrémédiable. C'est la n°38 de Bamber / Bourdais qui s'en sort finalement le mieux avec une huitième place à l'arrivée derrière la BMW n°15.

Côté Français, Peugeot n'a pas réussi à capitaliser sur la superbe qualification de Malthe Jakobsen. La 9X8 n°94, malgré un bon envol signé Loïc Duval, est petit à petit rentré dans le rang pour finalement finir au 12e rang. Quant à la n°93 (16e), elle a vu ses chances de briller s'envoler quand Nick Cassidy s'est échoué dans le bac à graviers alors qu'il venait de prendre le volant de la lionne.

Mention honorable pour Aston Martin, qui place sa Valkyrie n°009 au 9e rang, alors que le Genesis Magma Racing termine sa première course aux 15e et 17e rangs, la n°19 a notamment passé un temps conséquent dans son box en raison d'un souci de capteurs.

Le classement de la course est ICI

Commentaires (23)

Connectez-vous pour commenter l'article

Jules

19 avr. 2026 • 21:47

En théorie, tout le monde (sauf les débutants) doit pouvoir se battre pour la victoire et les titres : ni 2, ni 3. ;-)

Greg78

19 avr. 2026 • 21:54

Quel plaisir de retrouver le WEC. Quel plaisir de retrouver Toyota devant.
Belle course, propre du début à la fin, sans manœuvres douteuses en piste et avec de beaux dépassements.
Et le meilleur c'est que, sans publication de la BOP, eh bien j'ai savouré cette course sans aucun biais.
Vivement Spa pour voir une nouvelle belle bataille avant les 24h du Mans.
Bravo à GMR pour ce 1er baptême du feu.
Bravo à Toyota pour sa stratégie payante.
Bravo à Alpine.
Par contre Cassidy et ses 3 sorties... dommage quand même.

Impatient du podcast EI suite à cette 1ère manche de la saison.

PierreBid

19 avr. 2026 • 23:36

Franchement , belle course. pas grand chose à dire sur les perfs. Les écarts sont significatifs! la saison va être belle.
Les fins stratèges et les pilotes intelligents feront la différences!
Cassidy..on lui remonte un peu les bretelles! Dommage pour Peugeot qui pouvait espérer un meilleur classement. Si la Cadillac 12 n'avait pas eu sa penalité , elle jouait la gagne!
En Gt , que dire de ce moment ou les Lexus calent ! Bravo WRT !

Genesis pour sa première n'est pas ridicule. Jaubert a un bon coup de volant.
les Bmw j'espère seront constantes!
Vivement Spa et le Mans!!

Semper Fi

20 avr. 2026 • 2:11

Pour cause de décalage horaire trop important (je suis dans le Pacifique) je n'ai pas regardé la manche d'Imola. Je me suis "consolé" avec les 24 h du Mans moto... et je n'ai pas regretté !!!
J'ai retrouvé ce qu'ont trouvait, et que j'adorais, avant, dans l'endurance auto.
Une catégorie reine (EWC) où les machines sont poussées à la limite et où la fiabilité (au sens large) devient forcément plus aléatoire, ce qui rend donc la victoire générale admirable pour l'équipe Yamaha officielle, surtout quand on voit où une autre machine officielle (BMW) terminer 23e au général alors qu'elle était en tête à la fin de la nuit.
Une catégorie inférieure (Superstock) dont les machines sont, sur le papier, théoriquement derrière les EWC mais pas trop quand même et qui peuvent donc s'intercaler entre celles-ci et prendre une très belle 6e place au scratch.
Enfin, une catégorie "production" pour les "amateurs éclairés" qui eux viennent pour vivre une aventure et pour lesquels on se prend vite d'affection et on est un peu triste quand on voit une machine abandonner sur casse moteur en début de matinée.
Dernier point et pas des moindres : pas de safety car qui sort dès qu'un pilote s'est cassé un ongle (ok j'exagère un peu), c'est pas mal non plus.
Bref, la moto a conservé tout ce qui faisait l'esprit et le charme de l'endurance auto et qui, selon moi, s'est complètement perdu. Et moi, vieux fan de l'endurance (1re fois au Mans en 1980, j'avais 8 ans), motard du dimanche jamais intéressé par la compétition moto, j'attends désormais avec plus d'impatience le prochain Bol d'Or que les prochaines 24 heures du Mans auto !
Merci la FIM !!!!

Cabrelbeuk

20 avr. 2026 • 2:22

J'ai regardé la moyenne des 50% meilleurs tours, peugeot est le plus bas du classement derrière Genesis. Après de tels qualifs, c'est à se demander ce qu'il c'est passé chez les Lions. Extrêmements décevants pour les fans de Peugeot.