ELMS

TDS Racing lance idéalement sa campagne européenne

European Le Mans Series
15 avr. 2026 • 13:00
par
EI
Photo : TDS Racing

« On ne change pas une équipe qui gagne. » Ce vieil adage sportif sied parfaitement à TDS Racing qui, malgré quelques ajustements durant l’hiver, a su préserver son efficacité. L’écurie montpelliéraine, championne LMP2 en titre, n’a pas manqué son retour sur la scène européenne à l’occasion de l’ouverture de la saison de l’European Le Mans Series à Barcelone.

Esteban Masson (Gold), Oliver Gray (Gold) et Louis Rousset (Silver) ont dominé la concurrence sous la bannière Forestier Racing by Panis. De son côté, la seconde Oreca 07 engagée sous le nom TDS Racing s’est également illustrée. Steven Thomas (Bronze), Sami Meguetounif (Silver) et Scott Huffaker (Gold) ont joué les premiers rôles, terminant au pied du podium en LMP2 Pro-Am. L’hiver a été studieux pour les troupes de Xavier Combet et Jacques Morello. Tout juste rentré de Barcelone, Xavier Combet est revenu pour Endurance-Info sur ce début de saison prometteur.

 

Du changement dans la continuité pour TDS Racing cet hiver ?

On peut dire cela. Suite au titre décroché en 2025, le prolongement avec Olivier Panis a été acté via l’arrivée d’un nouveau partenaire titre, Forestier Racing. C’est une belle satisfaction d’avoir la confiance d’Yves Forestier et de continuer l’aventure avec Olivier, qui possède une forte aura et joue un rôle important dans le développement de l’équipe.

Photo : MPS Agency

Nous avons l’habitude de réorganiser l’image marketing de l’équipe, mais cela a demandé un important travail en interne. Ensuite, la sélection des pilotes a été assez naturelle. Nous souhaitions conserver Esteban Masson, un pilote en devenir chez Toyota. Oliver Gray, également champion avec nous l’an passé, s’est rapidement imposé.

Il nous fallait un pilote classé Silver et le choix s’est porté sur Louis Rousset, qui découvre le LMP2 cette saison après avoir montré de belles choses en LMP3 sous les couleurs Forestier. L’équipage affiche une moyenne d’âge inférieure à 23 ans, mais l’objectif reste clair : conserver le titre. 

 

Du côté de l’équipage Pro-Am, on retrouve des visages connus ?

Du côté de l’équipage Pro-Am, on retrouve des pilotes déjà bien connus de l’équipe. Steven Thomas a déjà roulé pour TDS Racing en IMSA, avec deux titres Endurance à la clé, et nous avons également fait courir Scott Huffaker dans ce championnat.

Photo : MPS Agency

La seule nouvelle recrue est Sami Meguetounif, issu de la Formule 2. Il faudra le suivre de près car il a déjà assimilé beaucoup de choses sur la discipline. Là aussi, l’objectif est le titre. Toute l’équipe était impatiente d’arriver à Barcelone pour se jauger face à la concurrence et mesurer le travail hivernal.

 

Après Barcelone, peut-on dire que le travail a payé ?

En quittant Barcelone, on peut dire que le travail a porté ses fruits. Certes, nous gagnons dès la première manche, mais il ne faut surtout pas se reposer sur ses lauriers. Il faut continuellement se remettre en question. Le niveau en LMP2 n’a rien à envier aux autres championnats : on y trouve de nombreux pilotes professionnels et de jeunes talents très prometteurs. L’alchimie entre pilotes et équipe fait toute la richesse de cette catégorie.

Photo : MPS Agency

Vous avez annoncé l’arrivée de Kévin Estre aux 24 Heures du Mans. Une recrue de choix ?

L’équipage de l’Oreca 07 sera remanié pour Le Mans avec Tobias Lütke et Mathias Beche. Il nous fallait un troisième pilote et nous sommes ravis d’accueillir Kévin. Nous l’avions déjà fait rouler en GT Tour sur une BMW Z4 GT3 en 2013. C’est également un plaisir de faire débuter Tobi au Mans, et il ne faut pas oublier que Mathias a déjà décroché l’Hyperpole. Notre équipage est solide et dispose d’une belle carte à jouer, même si Le Mans reste une épreuve à part. Nous nous y préparons déjà.

 

Peut-on viser plus haut que le Pro-Am ?

Il ne faut pas se tromper d’objectif, mais selon le déroulement de la course, nous pouvons nous retrouver à armes égales avec les concurrents en LMP2. TDS Racing fait partie des fidèles du paddock depuis 2011 en ELMS et 2012 au Mans. Nous nous y sentons bien. C’est un métier, bien sûr, mais nous restons avant tout des passionnés. On parle de machines, mais ce sont avant tout des hommes et femmes qui sont derrière.

Photo : MPS Agency

 

Le fait de ne pas toujours courir sous le nom TDS Racing change-t-il quelque chose ?

Le nom ne fait pas le résultat final d’une course. Nous avons connu Thiriet, G-Drive, Racing Team Nederland ou encore VDS. TDS Racing a souvent fait gagner différentes entités, avec des cultures variées. C’est l’une de nos forces : savoir nous adapter aux attentes de nos partenaires.

Photo : MPS Agency

Commentaires (2)

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Dboot

15 avr. 2026 • 20:18

Forestier Racing by Panis, TDS, qui fait quoi dans ce millefeuille ?

Desmo

15 avr. 2026 • 22:23

@Dboot Au dernière nouvelle TDS embauche les mecano notamment des free-lance qui sont des anciens de Tech1 pour faire rouler la voiture de Panis qui est financé par Forestier