Formule souvent louée pour sa capacité à mettre en lumière des jeunes pilotes, la Porsche Carrera Cup demeure également l'un des tremplins favoris des pilotes Gentlemen avant de viser d'autres catégories.
Jordan Boisson a ainsi fait le saut de la Cup au GT2 puis du GT3 avec TFT Racing, équipe avec qui il évoluait en Porsche Carrera Cup France, s'engageant en GT2 European Series et en 24H Series avec son accolyte Patrick Charlaix.
Après la Cup, le passage au GT3 était-il réfléchi depuis un moment ?
En vrai, oui et non. En fait, quand nous avons commencé l'année 2025 avec Patrick, nous étions parti sur du GT2 donc nous devions faire toute la saison. Nous n'avions pas essayé la voiture avant de l'acheter, mais la Maserati est une super voiture ... mais pas tout à fait à la hauteur de nos attentes.
Nous avions une volonté d'arriver au GT3 mais sur du beaucoup plus long terme. On s'était dit qu'on allait faire une saison voire deux saisons en GT2 et après passer au GT3.
Le choix de la Mercedes était-il une évidence ?
Nous étions partis pour tester trois GT3. La Mercedes, la BMW et la Porsche. Et puis nous avons testé la Mercedes en premier et cela a été le coup de foudre. La voiture est vraiment très sensible à la quantité d'essence embarquée. Cela fait aussi un gros changement parce qu'elle est quand même joueuse, mais tu as le poids à l'avant, donc en fait ça tracte mais parfois il t'en manque. C'est vraiment le fait de ne plus avoir de poids à l'arrière qui vraiment particulier, surtout quand tu sors de la Porsche Cup.
Le GT3 dans la foulée de la Porsche Carrera Cup France : comment gérez-vous ce changement ?
Je suis parti de zéro. La première voiture de course dans laquelle je suis monté, c'est une Cup. Je n'avais connu que ça. C'est sûr que la Cup est une excellente école, qui t'apprend notamment à faire attention à ton freinage. Il n'y a pas d'ABS (le dispositif arrive dès cette année, Ndlr) et il faut vraiment faire attention à tous les petits détails. Ce qui nous permet que, lorsque l'on arrive dans de plus grosses autos comme les GT3, en fait tout paraît beaucoup plus simple.
Cela m'a aidé sur l'appréhension du du pilotage. C'est plus facile notamment pour emmener plus de vitesse, pour freiner ... que je suis plus serein sur mon pilotage. Après pour aller plus vite en GT3, il faut commencer à aller dans le détail et c'est là que ça commence à être compliqué. Voilà.
Nous avions fait les 6 Heures d'Abu Dhabi et les 24 Heures de Dubaï avec un temps de roulage et une compétitivité des plus intéressants. Il y a des équipages qui sont vraiment performants, sans que ce soit le GT World Challenge qui est, pour moi, le niveau pour moi le plus relevé en GT3. Donc c'est un super compromis avec Patrick.
Il y a la gestion du trafic qui entre en jeu également ...
Franchement, c'est plus simple de gérer le trafic quand tu es la voiture la plus rapide. Le gros problème, c'est que tu arrives derrière des cup et des GT4 qui sont beaucoup plus lentes, mais tu as aussi les GT3 qui sont beaucoup plus rapides derrière toi. Et là c'est vraiment le bazar.
L'Endurance vous correspond-t-elle plus que le format Sprint ?
C'est aussi une volonté de se diriger vers ce format de course, parce que nous voulons vraiment vivre une aventure ensemble avec Patrick.
Quel bilan personnel tirez-vous des trois courses hivernales entre les Gulf 12 Hours, les 6H d'Abu Dhabi et les 24H de Dubaï ?
Nous avions un peu d'expérience avec la Mercedes puisque nous avions roulé en Ultimate Cup en juin. Je n'étais pas satisfait de moi aux Gulf 12 Hours. Mais j'ai eu de la chance de travailler avec mon ingénieur avec qui j'ai eu une grande conversation entre Noël et le Jour de l'An et grâce à lui, nous avons énormément travaillé sur sur les datas et sur les vidéos.
Et vraiment, je pense que j'ai fait vraiment un gros step entre décembre et janvier. Donc, je suis vraiment content à titre personnel au niveau du pilotage. Je suis vraiment content de ce que j'ai réussi à réaliser.
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