GTWC Europe

Gilles Magnus (Saintéloc Racing) : "Profiter et prendre un maximum de plaisir"

GT World Challenge Europe
12 mai. 2022 • 16:00
par
lmercier à Magny-Cours
Dire que la carrière de Gilles Magnus revient de loin n'est pas usurpé. Le jeune pilote belge âgé de 22 ans a su rebondir pour être promu pilote officiel Audi Sport.
Photo : Dirk Bogaerts

Pilote Audi Sport, Gilles Magnus partage son temps entre WTCR et GT3 cette année. Un emploi du temps rêvé pour le jeune anversois de 22 ans qui a bien failli mettre un terme à sa jeune carrière, pas par manque de performance, mais bien par manque de budget.

 

Le Belge a mangé son pain noir avant de rebondir en Tourisme grâce à Comtoyou Racing et en GT chez Saintéloc Racing. Le RACB a remis en piste Gilles Magnus via le RACB National Team. Il lui a donc fallu quitter l'entreprise familiale pour vivre à fond sa carrière de pilote professionnel. 

 

Après les rues de Pau la semaine dernière, c'est maintenant Magny-Cours qui l'attend sur une des deux Audi R8 LMS GT3 alignée par Saintéloc Racing pour l'équipage belge qu'il forme avec Nicolas Baert en Silver Cup. 

 

🇬🇧 Gilles Magnus : "Enjoy and maximum pleasure" 

 

Comment se passent vos débuts chez Saintéloc Racing ? 

 

"Je suis toujours en mode apprentissage. Avant le début de saison, mon expérience en GT3 se limitait à quelques courses en GT World Challenge Europe Sprint chez WRT en 2018. Ensuite, j'ai rejoint les rangs du Tourisme pour revenir en parallèle cette année chez Saintéloc Racing où tout va pour le mieux. Le team a un côté très professionnel tout en gardant une ambiance très familiale. C'est en quelque sorte à l'image de Comtoyou Racing en WTCR."

Photo : FB Gilles Magnus

Mener deux programmes avec deux autos très différentes n'est pas un handicap ?

 

"Absolument pas ! Mon objectif était clairement de disputer les deux programmes en parallèle. Je suis ravi que Audi m'offre cette opportunité de rouler chez Saintéloc Racing avec Nicolas Baert. Avoir ces deux programmes à 22 ans est assez incroyable. Je suis conscient de la chance que j'ai, j'en profite et je veux prendre un maximum de plaisir."

 

Vous avez pourtant failli tout arrêter...

 

"J'ai roulé en GT3 chez WRT, j'étais encore jeune et je n'avais personne pour gérer ma carrière. Mon père vend du vin, donc très loin du sport auto, et je ne savais pas trop quoi faire. Tout s'est alors arrêté alors que tout fonctionnait bien sur la piste. Je n'avais pas le budget nécessaire pour poursuivre. Honnêtement, j’étais dégoûté par la monoplace (2e en F4 en 2016, ndlr) et par cette pression financière énorme pour ceux qui veulent aller en Formule 1. J’ai dit à mon père qu’on arrêtait là et que je ne voulais plus que l’on investisse de l’argent dans la compétition. À mes yeux, c’était clair : je ne serais jamais pilote professionnel et le sport automobile ne serait plus qu’un hobby. Ma carrière a pu être relancée grâce au RACB." 

Photo : Dirk Bogaerts

Passer d'une Audi RS 3 LMS à une R8 LMS GT3 n'est pas trop déroutant ?

 

"Il est vrai que les deux Audi n'ont pas grand-chose en commun. J'enchaîne Brands Hatch, Pau, Magny-Cours et la Nordschleife. C'est aussi comme cela qu'on apprend beaucoup. J'ai toujours l'objectif de gagner un titre mondial un jour."

 

Vous avez un rêve en sport auto ?

 

"Il y a quelques années, mon objectif était d'aller en DTM. C'était pour moi le rêve. Il y a les 24H de Spa et les 24H du Nürburgring que je tiens à faire. Pour le moment, mes deux programmes me prennent beaucoup de temps." 

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