Régis Fricotté (Alpine) : « Les deux versions compétition de l’A110 ont donné satisfaction »

SINAULT Philippe (fra), CEO of Signatech Alpine and Régis FRICOTTE (fra), Directeur commercial Alpine portrait during the 2018 Alpine Europa Cup at Barcelone, Spain, from october 19 to 21 - Photo Jean Michel Le Meur / DPPI

Si on doit retenir une marque GT4 en 2018, c’est Alpine. Le constructeur français a clairement réussi son retour à la compétition avec une A110 dont on attendait forcément beaucoup. Comme sur l’A110 de série, les deux versions ‘racing’ développées par Signatech-Alpine autour de Lionel Chevalier, ont donné entière satisfaction. Les résultats sont allés au-delà des espérances en GT4 et la Cup est promise à un bel avenir. Les avis sur les deux autos sont unanimes. La marque dieppoise s’est rappelée au bon souvenir de la concurrence en compétition. Présent à Barcelone pour la finale de l’Alpine Elf Europa Cup, Régis Fricotté, directeur commercial d’Alpine, est revenu avec nous sur les beaux débuts de l’unique GT française.

On vous sent heureux de cette première année de l’A110 en compétition…

« Aussi bien en GT4 qu’en Cup, les deux versions ont donné satisfaction. Alpine a annoncé la Cup en octobre 2017, les premiers essais ont débuté en avril et le championnat deux mois plus tard. L’équipe de Philippe Sinault a fourni un gros travail. Livrer en même temps les voitures de route et les Cup a été un vrai exploit. »

La fiabilité de l’Alpine n’est pas remise en question. Vous êtes donc satisfait ?

« Techniquement, l’Alpine est bien aboutie et fiable. La force des deux projets est que l’Alpine est saine et homogène. Quand on dérive vers une auto de course, l’ADN du modèle routier se retrouve en compétition. C’est la recette du succès. »

Vous vous attendez à voir grossir le plateau Cup ?

« Le titre s’est joué lors de l’ultime course, ce qui prouve que le championnat a été disputé. Nous avons eu une moyenne de 18 autos pour la première année, ce qui est bien. Nous étions de toute façon limité sur le nombre d’autos. Philippe et moi avons conscience que le championnat doit devenir de plus en plus européen. Aujourd’hui, il est essentiellement français, ce qui se comprend. Il faut donc agrandir le cercle un peu plus. »

Est-il possible de voir un championnat Cup dans d’autres pays ?

« On regarde forcément pour franchiser mais il faut y aller étape par étape. On veut s’assurer que ça répondra bien à une demande. L’auto a du potentiel pour se développer sur les plans économique et sportif. Il n’y a rien d’arrêté et aucune échéance n’a été fixée. »

Quid d’un retour d’Alpine en rallye ?

« Historiquement, le rallye fait partie de ce qui a construit Alpine. Bien évidemment, c’est quelque chose qu’on a en tête. On regarde, cela a du sens mais on ne va pas s’embarquer dans le rallye n’importe comment. »

D’autres marchés s’ouvrent à Alpine ?

« J’étais au Japon pour la manche WEC et j’ai pu voir l’engouement pour la marque Alpine. Nous avons annoncé un réseau de 14 concessionnaires au Japon qui est un pays de passionné. Jusqu’à maintenant, toutes les Alpine présentes ont été importées. L’Australie va aussi recevoir Alpine. »

Quelle est la suite du programme en LMP2 ?

« Aucune décision n’a été prise. Nous allons d’abord terminer la saison avec comme objectif de décrocher le championnat. On ne s’avance pas sur la suite sachant que cela fait six ans qu’Alpine est présent en LMP2. On doit aussi prendre en compte les évolutions proposées par l’ACO. Aller plus haut nous ferait entrer dans un domaine qui ne serait pas le notre. La catégorie LMP2 était parfaite pour relancer la marque mais nous sommes certainement au bout d’un cycle. »