Pascal Couasnon : « Le championnat IMSA a du sens pour Michelin »

Michelin fait un sacré bond en avant cette année en équipant la totalité du plateau de l’IMSA, ce qui représente plus de 100 autos. Un sacré challenge pour la firme française qui développe ses gommes en Auvergne. Le passage aux enveloppes françaises a permis une diminution des chronos. En course, les équipes ont dû composer avec la pluie. Michelin avait dépêché pas moins de 6000 pneus pluie en Floride, soit assez pour couvrir l’épreuve sous la pluie.

Pascal Couasnon, directeur de la ligne de business expériences de mobilité et superviseur des activités Motorsport, avait fait le déplacement à Daytona pour le coup d’envoi de la saison IMSA.

« Cette série a du sens pour Michelin », nous a déclaré Pascal Couasnon. « Le marché en Amérique du Nord est important pour nous. Il représente 1/3 du chiffre d’affaires. Jusqu’à maintenant, nous visitions les Etats-Unis à travers les manches des championnats du monde. Avoir une présence plus régulière est important à nos yeux. »

En équipant la totalité du plateau, Michelin renforce sérieusement sa présence, comme le souligne Pascal Couasnon : « On passe de 5 à 19 constructeurs, ce qui n’est pas rien. Il y avait une demande des constructeurs pour rouler en gommes Michelin. Les équipes roulant en GTD ne nous connaissaient pas forcément et la qualité de la relation a de suite été appréciée. La qualité du produit et la facilité d’utilisation du pneumatique sont un vrai plus. La catégorie GTD est un peu hybride car les pneus font partie de la compétition-client avec une vraie relation avec les équipes. » Les gommes utilisées en IMSA sont les mêmes qu’en International GT Open, à l’exception de Daytona compte tenu de la spécificité du tracé.

Pour ce qui est de la catégorie reine, il a fallu adapter les gommes LMP2 aux DPi. « Nous avions une bonne base et des références », a tenu à souligner Pascal Couasnon.

Michelin, qui recherche de l’adversité dans les championnats où Bibendum est présent, est bien seul en IMSA, ce qui n’effraie pas le superviseur du Motorsport : « Si le challenge technique nous apporte quelque chose, alors pas besoin de concurrence. N’oublions pas que la compétition-client permet une interactivité avec les clients. On peut leur faire découvrir le championnat de l’intérieur. »

Pour ce qui est de la partie européenne, Michelin débute une collaboration avec l’Ultimate Cup Series : « Nous étions en fin de contrat avec le VdeV. Nous avons regardé s’il était possible de continuer mais nous n’avons pas trouvé de solution. Le promoteur de l’Ultimate Cup Series a montré de quoi il était capable en moto. Le championnat s’annonce intéressant. » Michelin poursuit aussi son engagement en International GT Open.