H24Racing en 2019 : « performance, endurance, fiabilité… »

Mission H24

A la suite de l’annonce de la création de H24Racing (voir ici ), nous avons contacté le service de communication de l’écurie, LMPH2G devant être le premier prototype à se lancer dans la compétition, et ce dès 2019 en principe. H24Racing a bien voulu nous donner quelques précisions :

Qu’en est-il du développement et des essais de la LMPH2G ?

« Les premiers essais ont été mis en œuvre par Green GT. Olivier Lombard a assuré toute la phase de de développement de la LMPH2G en tant que pilote de recherche et de développement de la voiture, pour choisir et valider en piste la configuration technique de la voiture.

Yannick Dalmas est également monté dans la voiture à Spa-Francorchamps en septembre dernier , pas assez longtemps à son goût, faute de temps. Dans les semaines qui viennent, il va y avoir un ou deux pilotes qui vont venir en renfort de Olivier Lombard. Pourquoi ce renfort ? Parce que Olivier est le pilote R&D Green GT et que en revanche pour la recherche de performance, l’écurie H24Racing, qui prend le relais de Green GT, se dote de pilote qui seront d’ailleurs peut-être les pilotes qui la conduiront en compétition quand elle sera prête. Ces pilotes-là ne sont pas encore choisis, nous avons évidemment des pistes, mais il faut que cela colle avec leur propre calendrier, parce que ces pilotes ne seront pas des retraités, mais des pilotes très actifs, des beaux noms. ».

Vers quelle date approximative prévoyez-vous les premiers essais 2019 ?

« Pour le moment, la voiture est dans une phase de validation de ses éléments de sécurité. Elle a passé l’année 2018 à faire des essais de R&D de ses organes et de différents éléments techniques en piste. Elle a beaucoup roulé, mais simplement pour faire de la validation technique. Cette phase-là est terminée, maintenant nous passons au stade de la recherche de performance. Là, nous sommes en plein hiver, et la LMPH2G va faire des essais sur de vrais circuits, au Paul Ricard, sur d’autres circuits, et pourquoi pas au Mans. Les circuits ne sont pas encore définis, parce que les circuits majeurs sont en train de dresser leur calendrier 2019. Il faut donc gérer les jours de réservation. Il faut en plus une adéquation entre les circuits et nous-mêmes, puisque cela doit correspondre à notre programme de développement de performance. On en peut pas bloquer tout de suite des journées sans savoir si ça correspond à l’agenda technique de la voiture. On essaie le plus possible d’anticiper les réservations. »

Dans quelle série vont s’effectuer les débuts en compétition?

« Dans son communiqué, Jean-Michel Bouresche a dit que, dès que la voiture serait prête, elle irait en compétition, et l’objectif est 2019. Pour l’instant, la série n’est pas encore déterminée, ni la date car il faut rester pragmatique. Cela va dépendre du niveau de performance qu’on va arriver à tirer de la voiture à très courte échéance. C’est ce qui va déterminer la série où on va l’engager. Pour l’endurance, il n’y a pas de secret, ce sera dans les séries organisées dans le giron de l’ACO, European Le Mans Series, Michelin Le Mans Cup. Il faut que la voiture progresse petits pas à petits pas et montre l’amélioration permanente de ses performances, de son endurance et de sa fiabilité, ce sont les trois mots-clé. C’est tout ce travail-là que mène maintenant l’équipe de course et sur lequel l’équipe est engagée actuellement. »

Et l’horizon 2024 pour les 24 Heures ?

« Pour tous ceux qui considèrent que l’hydrogène est un mode de propulsion d’avenir, l’objectif est 2024 au plus tard. Certains seront peut-être prêts avant. La preuve, c’est que H24Racing, avec la LMPH2G, fait déjà rouler sa voiture. Les très grands constructeurs, les grands groupes, sont aussi attirés, forcément, par le règlement que l’ACO a annoncé.

Tous les constructeurs, en fonction de leur degré d’intérêt, de leur degré de préparation, vont déterminer leur calendrier. Pour nous, maintenant, il s’agit de ne pas brûler les étapes. On va poser la voiture, la configuration technique a été déterminée, mais aujourd’hui la voiture est au degré de performance zéro, et donc maintenant elle va travailler sa performance. Toujours la même chose : la performance pure, l’endurance et la fiabilité. On est dans le schéma de la recherche de la performance sur une voiture de course. C’est de l’aérodynamique, de la mécanique, du pneumatique, du groupe auto-propulseur, de la chasse aux kilos superflus. C’est le travail normal d’une écurie de course quand elle développe sa voiture. »