Cinq questions à… Olivier Picquenot (SMP Racing)

Nom : Olivier Picquenot

Fonction : directeur sportif et technique du SMP Racing (LMP2)

Regardiez-vous les 24 Heures à la TV quand vous étiez plus jeune ?

« Mes parents n’étaient pas passionnés par le sport automobile et étant originaire de la région de Cherbourg, les possibilités de suivre le sport auto n’étaient pas évidentes. En revanche, j’ai toujours voulu travailler dans ce milieu. »

Quels sont vos premiers souvenirs des 24 Heures du Mans ?

« En 1991, j’avais réussi à travailler pour Mazda au Mans en parallèle de mon travail chez Brabham en F1. Je suis de suite tombé amoureux des 24 Heures du Mans. Je suis parti ensuite aux Etats-Unis puis aux Emirats Arabes Unis mais à chaque fois que j’ai eu l’opportunité de travailler au Mans, je suis venu. J’y suis depuis 2014 sans interruption avec SMP Racing. »

Quel est votre équipage rêvé aux 24 Heures du Mans ?

« Il y aurait forcément Johnny Herbert car c’est un vrai pilote à part entière. Il sait faire la part des choses entre le travail et la ‘déconne’. Sur le plan humain, Johnny est exceptionnel. Tom Kristensen serait lui aussi dans l’équipage car il a les mêmes caractéristiques. J’ai connu Tom quand il roulait chez JAS Motorsport et même avec son palmarès, il n’a jamais changé. Tom est le pilote que tu as envie d’avoir dans ton équipe. En Supertourisme, il était capable de capable de partir 26e et de terminer sur le podium. Allan McNish complèterait l’équipage. Allan a un côté humain très attachant. Comme Tom et Johnny, le succès n’a rien changé en lui. »

Quelle voiture des 24 Heures du Mans vous a marqué ?

« Sans aucun doute la Toyota GT One. C’était LA voiture. Rien n’est comparable avec la GT One. Elle avait tout ce qu’il fallait pour gagner Le Mans à deux reprises. j’ai eu la chance de travailler chez Toyota en 1998 et 1999. Tout était mis en place pour gagner, rien n’était laissé au hasard. Toyota a ouvert la voie dans beaucoup de domaines sur le plan organisationnel. A titre d’exemple, une équipe était venue au Mans en février pour prendre toutes les mesures des stands au millimètre près. Les stands étaient reconstruits à Cologne à l’identique afin d’optimiser le tout. Il y a 20 ans, c’était précurseur. »

Quel pilote des 24 Heures vous a marqué ?

« Personnellement, je suis plus voiture que pilote. Tous les pilotes professionnels sont très bons. Hors Endurance, un Michael Schumacher avait un talent poussé à l’extrême pour comprendre comment fonctionnait une voiture. »