IGTC

Miedecke Motorsport by Team MPC explore de nouveaux horizons à Suzuka

Intercontinental GT Challenge
10 Sep. 2026 • 15:00
par
Pierre Tassel, à Suzuka
© SRO / Gruppe C

Bien connue de la scène GT3 en Australie, principalement avec Audi en GT World Challenge Australia, mais aussi aux 12 Heures de Bathurst avec de multiples participations (4e en 2026 avec Will Brown, Christopher Haase et Brad Schumacher), Melbourne Performance Center s'offre un nouveau défi cette semaine au Japon.

En lien avec Miedecke Motorsport, équipe d'Andrew Miedecke qui officie en GT4 Australia et qui demeure le fournisseur des pièces détachées des Mustang GT3 et GT4 sur place, MPC alignera la Ford Mustang GT3 EVO sur l'épreuve des 1 000 km avec un équipage 100% officiel composé de Christopher Mies, Frédéric Vervisch et Dennis Olsen.

Une initiative possible avant tout via l'impulsion de Miedecke Motorsport. « En Australie, l'équipe Miedecke Motorsport gère le programme GT4 depuis nos ateliers de Melbourne, nous confiait Troy Russell, co-fondateur de la structure en amont des premiers roulages. 

Nous entretenons déjà une relation de travail étroite avec eux, notamment autour du GT4. Ils exploitent leurs deux GT4 et nous gérons un programme GT4 pour un client, tandis que le programme Dark Horse est encore en phase de lancement en Australie.

Nous avons donc déjà une relation très étroite avec l'équipe Miedecke. Andrew Miedecke entretient évidemment d'excellentes relations avec les équipes de Ford aux États-Unis. C'est grâce à son implication que tout cela s'est concrétisé.

Il m'a appelé pour me dire : « Tiens, une opportunité se présente. Penses-tu qu'on puisse se lancer ensemble dans l'aventure ? » C'est ainsi que les choses ont démarré. »

Andrew Miedecke, patron de Miedecke Motorsport, a confirmé à Endurance-Info que la requête pour la présence au Japon provenait de Ford Racing.

© EI

Un déplacement japonais qui n'est d'ailleurs pour le moment qu'un « one-shot » pour l'alliance. Andrew Miedecke nous a confié dans le paddock japonais que la suite de cet engagement demeurait toujours en discussion. Même son de cloche chez Troy Russell, dont la structure demeure principalement focalisée sur le GT World Challenge Australia avec trois Audi R8 LMS GT3.

« Il faut faire du bon travail ici et voir ce qui se passe ensuite, confesse Russell. Nous ne parlons pas encore de l'avenir, mais comme toujours, nous faisons de notre mieux et nous aviserons selon les résultats.

La voiture retourne en Australie après la course. Je suppose donc que l'une des voitures sera utilisée pour la course des 12 Heures. Mais je n'ai eu aucune discussion directe à ce sujet. Nous allons donc nous concentrer sur la tâche à accomplir ce week-end et voir comment les choses évoluent. »

 

Défis logistiques et techniques

MPC doit par ailleurs composer avec un environnement assez différent en termes de logistique pour ces 1 000 km de Suzuka. Si les courses hors-Australie ne sont pas étrangères à l'équipe, les spécificités du déplacement IGTC doivent être prises en compte.

« Nous avons participé au championnat GT World Challenge Asia sur quelques manches par le passé, enchaîne Russell. Ce n'est donc pas totalement nouveau pour nous, mais c'est évidemment une expérience plus dépaysante que de courir à domicile.

La logistique par conteneur est très différente de celle où l'on opère depuis son propre atelier et son propre camion chaque week-end. C'est donc un nouveau défi, mais nous sommes toujours prêts à relever des défis. »

L'autre point majeur du meeting pour MPC demeure la compréhension de la Ford Mustang GT3 EVO, une voiture d'une génération totalement nouvelle en comparaison avec l'Audi R8 LMS GT3.

© SRO / Gruppe C

« Nous entretenions une relation de longue date avec Audi, rappelle Russell. Nous sommes concessionnaires Audi Sport en Australie depuis 2012 ou 2013. Cela fait donc très longtemps que nous travaillons avec Audi.

Cela dit, nous participons aussi à la Carrera Cup depuis de nombreuses années. Nous ne nous limitons donc pas à Audi : nous faisons toutes sortes d'autres choses.

Une nouvelle voiture représente donc un nouveau défi, mais une voiture reste une voiture. Sur le plan mécanique, tout fonctionne de la même manière. Il suffit de trouver comment la rendre plus rapide. C'est donc une nouvelle expérience pour nous, pour toute l'équipe et pour les ingénieurs, mais nous finirons par bien la maîtriser. »

L'Audi avec laquelle nous courons encore a été construite en 2016. Elle a connu quelques évolutions au fil du temps et reste compétitive. D'ailleurs, nous sommes actuellement en tête du championnat en Australie.

La Ford est évidemment de la nouvelle génération de GT3. Elle est sans doute plus technique, plus évoluée. L'électronique est plus complexe, et la conception de la voiture marque une vraie progression, comme on peut s'y attendre avec l'évolution technologique. »

En IGTC cette saison, après une manche de Bathurst qui n'avait pas souri au clan Ford, avec l'accident de Mies avec un kangourou, l'Ovale Bleu avait pris la 7e place aux 24 Heures du Nürburgring (Mies - Vervsich - Olsen étaient associés à Frank Stippler). Le tout avant l'abandon de la Ford de pointe de Thomas Drouet, Arjun Maini, Fabio Scherer à Spa suite à un souci de transmission.

Commentaires

Connectez-vous pour commenter l'article