Le Mans Cup / FFSA GT

Viny Beltramelli : « Le seul défaut est que l’on prend goût au GT3 »

Michelin Le Mans Cup
FFSA GT
9 Sep. 2026 • 11:00
par
Laurent Mercier

Troisième de la manche de Michelin Le Mans Cup à Spa-Francorchamps au volant de l’Aston Martin Vantage GT3 EVO / Code Racing Development, partagée avec Pascal Huteau, Viny Beltramelli a marqué les esprits pour sa première apparition en GT3. Une pige décidée au dernier moment qui pourrait bien avoir des conséquences positives sur la suite de sa carrière où justement l'objectif est de rouler à plein temps en GT3. 

La décision de rouler en Michelin Le Mans Cup a été prise tardivement ?

Le deal s’est finalisé à la dernière minute, quatre jours seulement avant le meeting. C’est une belle opportunité, aussi bien pour Pascal que pour moi. De mon côté, c’était une première en GT3, alors que Pascal avait déjà fait une pige en 2024 à Portimao.

Pour moi, c’était une belle surprise car je ne pensais pas une seule seconde pouvoir rouler en GT3 cette année. Le deal avec Code Racing Development était très intéressant. Cette pige m’a permis de découvrir la catégorie GT3, de prendre de l’expérience et surtout de me faire plaisir en piste. Le résultat est venu parachever le week-end.

Photo : Nicolas Deumille

Que retenez-vous de ce meeting ?

C’est l’un de mes meilleurs souvenirs. Il y a bien évidemment la découverte de la catégorie GT3 et de l’aérodynamique, que nous n’avons pas forcément en GT4. Cela m’a permis d’enrichir mon expérience en tant que pilote, mais surtout de découvrir la catégorie dans laquelle j’aspire à rouler à plein temps à l’avenir. Par chance, Yann, notre ingénieur, est très performant et pédagogue. Tout a été fait en toute transparence. Le week-end était assez intense et il ne fallait donc pas perdre de temps. Je retiens vraiment un meeting très positif.

Cela donne forcément envie…

Le seul défaut, c’est que l’on prend goût à ce type d’expérience ! Je vais donc devoir travailler encore plus afin de préparer l’avenir.

La Michelin Le Mans Cup est également une belle découverte ?

Je ne connaissais pas du tout le championnat. Avant cela, j’avais seulement participé au meeting de la Ligier European Series sur le grand circuit des 24 Heures du Mans.

Tout est très carré et très protocolaire, que ce soit au niveau de l’équipement du pilote ou des procédures en piste. Cela apporte une autre rigueur par rapport à celle que je connais déjà. En piste, cela m’a rappelé mes années en TC France avec le trafic, avec des LMP3 plus rapides que les GT3. C’est un peu comme lorsque je roulais en 208 dans la classe TCA Light face aux TCR. C’est forcément moins agréable d’être dans la catégorie la moins rapide.

Malheureusement, le temps de roulage peut être assez réduit compte tenu des nombreux faits de course. Pascal n’a pas roulé très longtemps sous régime de drapeau vert.

Cette pige peut-elle vous ouvrir des portes pour 2027 ?

À la base, nous n’étions pas forcément venus pour faire un résultat, mais terminer troisièmes est une belle surprise. Les deux Ferrari devant nous avaient des pilotes bien plus expérimentés. De notre côté, nous étions certainement davantage sur la défensive, avec l’objectif de ramener la voiture en un seul morceau.

L’autre note positive est de terminer première Aston Martin. Est-ce que ce résultat peut m’ouvrir des portes pour 2027 ? Je l’espère. Je reste pour le moment focalisé sur l’obtention de la SRO GT Academy, qui offre une bourse pour monter en GT3. L’aspect budgétaire est important à prendre en compte pour effectuer ce passage. Le GT World Challenge Europe reste l’objectif pour 2027.

Où en êtes-vous avec la SRO GT Academy ?

L’objectif numéro un de ma saison reste la SRO GT Academy. J’ai fait de gros progrès avec l’Alpine A110 GT4, mais je reste derrière Léo Jousset, dont l’équipe, qui débute cette année en GT4, a montré un niveau de performance bien supérieur aux autres Alpine.

Sur tous les circuits, ils sont en moyenne une seconde plus rapides que la concurrence. J’essaie de faire bouger les choses à mon niveau afin de comprendre pourquoi cette Alpine va plus vite. J’ai un peu de mal à l’expliquer, même si nous avons l’ancienne Alpine. Ceux qui ont la nouvelle sont eux aussi en retrait. À Magny-Cours, nous avions une bonne BoP, mais l’écart ne s’est pas réduit. À chaque relance, je prends quatre mètres. Pour gagner la SRO GT Academy, je pense qu’il faut être dans cette voiture. De mon côté, j’espère bien rempiler chez Code Racing Development, où je me sens bien.

On vous sent frustré…

C’est très frustrant de donner le maximum dans la voiture, de faire de beaux relais et de montrer un rythme intéressant en piste. Je le répète, il nous est impossible d’être aussi rapides que l’Alpine de tête. J’espère maintenant finir deuxième de l’académie même si j'espérais mieux. On donne tout ce que l’on a et tous les moyens sont mis en œuvre pour briller.

Photo : Twenty-One Creation

Pilote Espoir a joué un rôle dans ce passage en GT3 ?

Cette pige en GT3 correspond parfaitement au programme Pilote Espoir. Rouler en GT3 était clairement l’objectif et pouvoir le faire cette année dans le cadre de Pilote Espoir est quelque chose d’incroyable. Pour participer à la manche Michelin Le Mans Cup, il fallait notamment disposer d’un casque répondant à une norme spécifique, ce à quoi iGO! Racing Helmets a répondu dans un timing très serré. Tout le travail réalisé dans le cadre de ce programme Pilote Espoir m’a servi en GT3.

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