GT3

Stéphane Ratel passe en revue les sujets : ACO, IMSA, Genesis GT3, calendrier, F1

GT World Challenge Europe
Intercontinental GT Challenge
27 juin. 2026 • 12:00
par
Laurent Mercier, à Spa
© SRO / JEP

A l'issue de la conférence de presse donnée par Stéphane Ratel dans le cadre des 24H de Spa, le président de SRO Motorsports Group s'est longuement entretenu avec une poignée de médias pour parler de l'avenir à moyen terme dans les championnats SRO. 

 

Pouvez-vous nous parler un peu plus du contexte avec l'absence de Monza au calendrier 2027 ?

Il y a trois jours, nous avons eu un petit souci avec Monza. Ils nous ont dit : « le bâtiment ne sera pas prêt. On peut proposer quelque chose … » Le problème, c’est que nos calendriers sont serrés. Il y a le WEC, donc pas de clashs avec le WEC. Ensuite, nous discutons avec l'ADAC pour éviter tout conflit avec le DTM. C’est un peu comme un effet domino. Nous avons des contrats avec les autres circuits pour des dates bien définies. Du coup, nous ne pouvons plus rien changer. Il a fallu se démener pour discuter avec les différents protagonistes. Pendant la semaine des 24 Heures du Mans, Imola nous a parlé pour nous dire que ce serait bien de venir. J'ai dit oui, mais que nous avions déjà deux courses en Italie. Quand Monza nous a lâché, j'ai dit ok pour Imola. Ils ont pu nous proposer le même week-end.

 

Imola est-il un rendez-vous unique ou appelé à se prolonger ?

Pour le moment, c'est un événement ponctuel. Nous avons un contrat avec Monza.

 

Sur le plan du calendrier, il y a une base solide, mais certaines épreuves peuvent-elles encore bouger ?

Nous essayons de construire neuf événements au fil du temps et nous avons un circuit « flottant. » Si l'un des circuits flottants change et si nous voyons le succès après une bonne promotion, alors, bien sûr, nous serons motivés pour y retourner. Portimão est un bel endroit, c'est un beau circuit. Je pense que tout le monde est content d'y aller, mais ce n'est pas là que nous allons attirer la foule. Budapest pourrait peut-être attirer des gens.

 

Avez-vous parlé avec le nouveau circuit hongrois au Balaton ?

Nous avions une manifestation d'intérêt, mais n'oubliez pas que l'organisation de course est extrêmement coûteuse. Les circuits sont chers, surtout les circuits de F1. Et nous avons besoin de courses support. Si nous leur disons Budapest, ce sera complet. La ville est magnifique, les hôtels sont magnifiques.

 

La date pour Spa est-elle confirmée ou juste provisoire pour l'année prochaine ?

Vous savez comme moi que tout est toujours provisoire.

 

Même la date des 24H de Spa ?

On ne sait jamais.

 

Car si vous voulez attirer des pilotes de F1 ... 

Attendons le calendrier F1. Si vous l'avez, donnez-le-nous (rires). S'il y a quelque chose que nous pouvons faire, nous le ferons. Nous n'allons pas disputer Spa en mai ou en septembre. Nous avons une fenêtre de tir très courte. Nous avons vraiment bâti un succès populaire qui se perpétue d'année en année à cette date, qui, je crois, est la bonne. On pourrait avancer ou reculer d'une semaine, mais la fenêtre est de trois semaines, et c'est là que nous pouvons avancer. Donc, s'il n'y avait pas de F1 pendant l'un de ces trois week-ends, oui, nous pourrions envisager de déplacer quelque chose. 

 

Pensez-vous à attirer un pilote en particulier ?

Il pourrait s'agir de plusieurs pilotes. Mais oui, d'un pilote en particulier, bien sûr. Je sais que cela a un impact.

 

C'est plutôt une surprise de voir Pierre Fillon en tant que starter des 24 Heures de Spa cette année...

Nous travaillons ensemble. Vous savez, je viens d'une époque où tout le monde disait « ACO, SRO, blah blah blah ». Nous faisons la promotion des courses de voitures de sport et nous devons les promouvoir le plus largement possible. Cela ne peut se faire que par une collaboration, en travaillant ensemble, et cela marche. Regardez la scène des courses GT en Europe comparée à celle des États-Unis. Il y a une énorme marge de progression. Et nous pouvons développer la scène des voitures de sport et les séries en travaillant main dans la main. C'est ma façon de faire, et j'aime rassembler les gens. 

 

L'une des grandes nouveautés est le partenariat avec l'IMSA. Comment cela va-t-il s'articuler ?

Nous allons travailler ensemble, mais je précise que nous ne gérons pas la BoP. Il s'agit d'une collaboration technique et ils étaient intéressés par notre processus de pré-saison. Cela intéressera aussi Claude Surmont (Mr BoP chez SRO, ndlr) car ils disposent d'un important département technique, et la BoP reste un sujet majeur qui plus est complexe. 

 

Sont-il sont venus vous voir ?

Oui. Je leur disais toujours, à chaque fois que je les croisais, chaque année : « Agrandissons le gâteau, travaillons ensemble, collaborons efficacement. » Ils ont la licence GT4 depuis des années et en sont très satisfaits. Nous avions déjà ce lien. Puis nous sommes allés sur leurs circuits. Au départ, la mentalité américaine traditionnelle en matière de compétition, avant mon arrivée, faisait qu'il y avait toujours une certaine tension. Cette tension ne m'intéresse pas. Je veux travailler avec les gens, tant l'ACO que l'ADAC. 


Est-ce une première étape en vue de l'utilisation de capteurs de couple dans votre championnat à l'avenir ?

Claude (Surmont) est intéressé pour voir les coulisses des capteurs de couple. Il y a beaucoup de discussions en cours. La FIA étudie des solutions plus économiques, le DTM cherche aussi des solutions rentables. Claude travaille avec le DTM. Je pense que, comme je le disais, plus on implique de marques dans le processus de BoP, meilleur sera le résultat.


Concernant les 1 000 km de Suzuka, l'arrivée des GT300 est un pas en avant ...

Cela peut vraiment être sympa. J'ai cette nostalgie des courses des années 90. C'était énorme. Les 1 000 kilomètres étaient grandioses. C'est un circuit tellement fabuleux, une course tellement grandiose. L'année dernière, nous avions 33 voitures. C'était magnifique, avec des équipes de très haut niveau, mais ce sont essentiellement des équipes chinoises et peu de voitures japonaises.

Nous travaillons très bien ensemble avec GTA, promoteur du Super GT. Avoir un événement de ce type sur leur sol, c'est vraiment une question de collaboration. Je pense sincèrement que nous pouvons créer un événement phénoménal. Le Super GT est déjà énorme, mais suit toujours le même schéma. Là, ce serait différent : nous prendrions les concurrents du Super GT, et nous y ajouterions les Européens, les Asiatiques, les Chinois. Je pense que ce sera vraiment formidable.

 

Est-ce que cela pourrait inclure les « Mother Chassis » ?

Ce serait la catégorie GT300 dans son ensemble.

 

Que pensez-vous du nouveau concept Genesis GT3 présenté au Mans ?

Joker ! (rires) J'apprécie tout le monde. Nous voulons que tout le monde soit là ; nous ne privilégions pas les Européens, les Japonais, les Coréens ou les Chinois. Ce que je défends fermement, c'est que les constructeurs viennent en respectant le concept. Le succès du GT3 repose sur des principes simples : si l'on suit la recette du succès du GT3, on respecte le concept même de la compétition-client et la limitation de certains points clés : les coûts de production, le positionnement premium, les coûts, et la compétition-client. 

Genesis est une marque premium qui propose une voiture de sport. C'est donc pour cela qu'il faut apporter la preuve concernant les trois autres points. S'agit-il d'une véritable voiture de série ? Sera-t-elle proposée à un prix raisonnable, voire abordable ? Et sont-ils prêts à mettre en place un véritable programme de compétition-client ? C'est très simple. Pour le reste, tout me plaît. C'est comme sur une piste de danse : plus il y a de danseurs, mieux c'est.

Commentaires (1)

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Xa

27 juin. 2026 • 13:01

Dans le genre réponses langue de bois…