WEC / Le Mans
Sébastien Buemi (Toyota) : « Cela ne tient à rien »
16 juin. 2026 • 11:00
Contrairement à BMW et Cadillac, Toyota a pu compter jusqu'au bout sur ses deux flèches pour viser la victoire aux 24 Heures du Mans. Ce sont finalement les aléas de la course qui auront fait la décision dans le clan japonais.
De petits grains de sable dans une machinerie qui semblait bien huilée ont coûté du temps à la TR010 Hybrid n°8 pilotée par Sébastien Buemi, Brendon Hartley et Ryo Hirakawa. Un drive-through aux alentours de la mi-course pour non-respect d'un Full Course Yellow, une vis de tambour de frein récalcitrante dans la matinée, un mauvais timing de Slow Zone ...
Autant de secondes perdues qui ont forcément pesé dans la balance au regard des 20" de retard sous le damier face à la voiture-soeur, elle non plus pas épargnée par la technique.
Pourtant, la n°8 a eu sa chance de l'emporter dans une course où la stratégie décalée de Toyota Racing avait encore fait merveille en début de course, après avoir clairement travaillé durant la semaine en vue de la course et non pour les qualifications.
« A un moment donné, nous avions l'impression de clairement être plus rapide en début de course et puis même durant le matin, avouait Sébastien Buemi. Cela ne tient à rien quand on voit les écarts à la fin. Parfois, il est difficile de comprendre la manière de mettre des voitures de sécurité, les Slow Zone ou le Full Course Yellow. On a l'impression que c'est le même incident quasiment à l'identique.
Nous n'avons pas été chanceux avec la stratégie car nous ne savions pas vraiment quand mettre les pneus à la fin. La n°7 les change un peu avant nous.
Nous sommes un peu bloqués derrière la Cadillac, et cela a permis à la n°7 de revenir très fort, et de passer. Sans compter qu'il fallait que nous changions les pneus, avec encore 10 secondes de plus. C'est un peu dur à accepter mais c'est comme ça. »
Le pilote suisse ne cachait toutefois pas sa satisfaction de voir Toyota de retour au sommet face à une concurrence bien plus affûtée que lors des derniers succès japonais dans la Sarthe.
« Cela montre à tout le monde que nous avons gagné devant tout le monde, enchaîne Buemi. Il n'y a pas à discuter là-dessus. C'est différent des autres années, mais je pense que cela fait gagner plus de respect de gagner devant toutes ces équipes aujourd'hui.
Nous sommes aussi très content pour l'équipe parce que nous avons travaillé très dur pour que cette voiture soit bonne. Réussir à gagner à Imola et ici, c'est super. »
Commentaires (6)
Connectez-vous pour commenter l'article
PierreBid
16 juin. 2026 • 13:26
TG-TO
16 juin. 2026 • 13:42
dmeyers
16 juin. 2026 • 14:04
Quelle bonne question ! Je me pose la même (et je ne doit pas être le seul ?!) Je ne m'illusionne pas le directeur de course saura toujours trouver moyen de se justifier. Pour moi la (les) SC ne se justifient jamais (en tous les cas pas cette année). Uniquement des SZ (mais avec un découpage optimisé (longueur de SZ raccourcies et vitesse variable 80 - 100 - voir 120 en fonction des besoins) Comment ce qui fonctionne au Nürburgring ne pourrait pas faire l'affaire au Mans ?! Voilà qui supprimerait l'aberration du feu rouge en sortie des stands qui cette année fait probablement perdre la course en LMP2 à la Panis. (Mais qui supprimerait le défilé des belles Porsche de l'ACO !)
Moda-lm85
16 juin. 2026 • 20:33
Avec les SZ le hasard est moins présent.
Mais la règle est connue et il faut faire avec...
Med
16 juin. 2026 • 23:13
Il ne faut pas oublier non plus que les commissaires sont des humains. L'appréciation d'une même situation peut varier légèrement selon les personnes présentes sur le terrain. Enfin, certaines informations remontées de la piste déclenchent presque mécaniquement des procédures de sécurité prévues par le règlement ou les consignes de direction de course.