WEC / Le Mans
Point de passage validé pour Genesis Magma Racing au Mans ?
16 juin. 2026 • 9:00
Voir l'arrivée des 24 Heures du Mans. L'objectif avait été martelé en boucle par Genesis Magma Racing durant toute le semaine précédant le double tour d'horloge sarthois.
Objectif atteint avec l'une des deux GMR-001, la n°19 de Mathieu Jaminet, Paul-Loup Chatin et Dani Juncadella, non sans un arrêt en piste en vue du matin. Après un premier reset, le problème est revenu quelques minutes plus tard, enlevant tout espoir au classement, avant de franchir la ligne au 13e rang à neuf tours.
Situation plus compliquée pour la n°17 d'André Lotterer, Pipo Derani et Mathys Jaubert, déjà freinée par une crevaison, et qui a vu sa course s'arrêter dimanche matin dans une inédite rupture de suspension.
« Ce problème est nouveau, confiait Cyril Abiteboul, président de Hyundai Motorsport / Genesis Magma Racing sur ce point. Nous en discuterons bien évidemment avec notre partenaire mais je crois que c'est un sujet, en tout cas pour nous, qui est assez nouveau. »
© MPS Agency
Véloce sur un tour en qualifications, la GMR-001, dont le dernier test Endurance pré-24 Heures n'avait pas duré sur l'intégralité d'un double tour d'horloge, a pêché en condition et rythme global de course, sans doute par manque de connaissance du terrain et de l'épreuve, malgré des pilotes pour la plupart largement rompus à l'exercice.
L'épreuve a-t-elle également effacé l'inquiétude qui transparaissait dans les propos de Cyril Abiteboul en amont de l'épreuve ?
« Rien ne vous prépare réellement à ce type d'événement là, rappelait le Français après l'arrivée. Il y avait forcément un côté exploration. Nous nous sentons soulagés et il y a un peu de fierté quand même, parce que je pense que nous avons montré de belles choses, des choses prometteuses.
Nous avons montré une certaine forme de résilience et d'intelligence de situation dans des situations compliquées. Nous avons aussi montré de la performance. Nous avons démontré que la voiture pouvait aller vite, voire très vite dans certaines conditions.
Nous savons aussi où il faut travailler donc nous y voyons plus clair. Cet événement arrive également à point nommé pour nous donner les directions pour la suite. »
La fiabilité avant tout
Si la performance a été aperçue par bribes, les faiblesses du côté de la fiabilité demeurent le principal chantier du programme GMR-001. Entre soucis de jeunesse logiques et nouvelles découvertes dans la Sarthe (dont le fameux problème de suspension), les axes de travail sont encore nombreux.
« Nous savons que tout le monde va sur les vibreurs ici, précise Cyril Abiteboul. Si nous voulons être compétitifs, monter dessus fait gagner du temps. Mais cela compromet aussi la fiabilité. Nous nous étions aussi dit que c'était l'année pour explorer. Si nous ne le faisons pas l'année où nous allions être un peu décroché, nous n'allons pas le faire l'année où nous serons dans les points ou en lice pour viser le podium.
Sans rentrer dans les détails, nous avons aussi eu d'autres casses. Cela fait partie des choses qu'il faut améliorer. Je pense que nous avons une voiture qui est très exigeante, et nous la faisons rouler peut-être de manière exigeante. Ce sont des choses ici qu'il faut apprendre et, peut-être, être un peu moins exigeant sur les setups. Sans oublier la partie électronique. »
© MPS Agency
Après trois courses en WEC, dont un double tour d'horloge, Genesis Magma Racing va entrer dans une seconde phase de son projet avec la GMR-001, avec sans aucun doute une quantité de données des plus intéressantes à analyser.
Avant de marteler un objectif que l'on imagine tout autre dans douze mois dans la Sarthe.
Commentaires (4)
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PierreBid
16 juin. 2026 • 9:32
L'avenir s'annonce prometteur.
julien36
16 juin. 2026 • 9:39
jesnault
16 juin. 2026 • 10:10
Si ils ne veulent pas dire les choses qu'il fassent autre chose, sans voyeurisme (je pense) le public souhaite avoir un peu d'info technique... Marre de la langue de bois.
jesnault
16 juin. 2026 • 10:11