François Perrodo lorgne sur la catégorie Hypercar avec Ferrari
L’arrivée des Hypercars en Asian Le Mans Series à partir de la saison 2026/2027 ouvre de nouvelles perspectives aux pilotes classés Bronze par la FIA, une opportunité qui n’existe pas aujourd’hui en WEC ni aux 24 Heures du Mans.
Parmi les gentlemen drivers susceptibles de profiter de cette évolution réglementaire figure François Perrodo. Fort d’une solide expérience en endurance, aussi bien en LMP2 qu’en GTE, le pilote français possède le profil idéal pour envisager un programme dans la catégorie reine. Son engagement de longue date avec AF Corse fait naturellement naître des spéculations autour d’un éventuel volant sur Ferrari 499P, lui qui a déjà roulé dans la version Modificata.
Interrogé par Endurance-Info au Pesage des 24 Heures du Mans, François Perrodo confirme que le sujet a déjà été évoqué. « Pour être totalement transparent, j’en ai parlé brièvement avec Kriton Lentoudis, qui est également intéressé pour rouler dans la catégorie Hypercar », explique-t-il.
Avant d’aller plus loin, le Breton souhaite toutefois connaître les contours exacts du futur calendrier : « Il faut attendre de voir ce que va donner la saison 2026/2027. Est-ce que ce sera un véritable championnat asiatique compte tenu de la situation géopolitique actuelle ? »
Si la perspective de piloter une Hypercar séduit le Français, l’objectif ne réside pas nécessairement dans une participation aux 24 Heures du Mans dans cette catégorie. « S’il y a une invitation pour Le Mans en LMP2 ou en LMGT3, cela peut avoir un intérêt », souligne-t-il. « Rouler en Hypercar lorsqu’on est Bronze, c’est avant tout une expérience personnelle. Je ne vais pas devenir pilote professionnel. Dans dix ans, je pourrai regarder en arrière et me dire que j’ai eu la chance de disputer une saison avec ces voitures. »
François Perrodo ne cache d’ailleurs pas une certaine nostalgie pour l’ère des LMP1 hybrides : « J’avoue que j’aurais préféré découvrir une véritable LMP1 comme la Porsche 919 Hybrid ou l’Audi R18. Quand on sait que ces voitures tournaient en 3'15 au Mans… »
Dans l’hypothèse où un programme Hypercar verrait le jour, le pilote AF Corse imagine volontiers partager le volant avec des amis tels que Nicklas Nielsen, Alessio Rovera ou Matthieu Vaxivière. Au-delà de l’aspect purement sportif, la dimension humaine joue également un rôle important dans la réflexion.
Le calendrier constituera néanmoins un facteur déterminant. « Si nous pouvons réellement courir en Asie, ce sera beaucoup plus attractif », estime-t-il. « En revanche, si le championnat devait se dérouler majoritairement en Europe, il serait sans doute plus pertinent de continuer en LMP2 durant l’hiver. »
Avant de se projeter sur l’avenir, François Perrodo s’apprête à disputer sa quatorzième participation consécutive aux 24 Heures du Mans et sa huitième en LMP2. Quant à la suite de sa carrière, elle dépendra notamment de l’avenir des prototypes actuels. « Il faut profiter de l’Oreca 07 tant qu’elle est encore là. C’est une voiture extraordinaire », confie-t-il. « Ensuite, nous verrons en fonction de mon âge et de mon activité professionnelle. Un retour en GT n’est pas exclu. »
Une chose est sûre : l’ouverture de l’Asian Le Mans Series aux Hypercars pourrait bien offrir à François Perrodo l’opportunité de découvrir, à son tour, le sommet de la pyramide de l’endurance.
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