Ford Racing sur sa lancée à Detroit ?
Avec une version EVO débarquée pour cette saison 2026, la Ford Mustang GT3 était forcément scrutée de près. Pourtant, le début de campagne américaine en IMSA n'a pas souri au clan de l'Ovale Bleu qui n'a pu défendre son titre à Daytona (Floride), avant de devoir attendre Laguna Seca (Californie) pour briller.
Sur une piste qui n'était clairement pas à l'avantage de la Pony Car en 2025, Christopher Mies et Frédéric Vervisch ont offert à la version EVO sa première victoire américaine lors du dernier rendez-vous en date. De quoi offrir des motifs de satisfaction et d'espoirs pour le duo de la n°65.
« Historiquement, nous n'avons jamais été performants à Laguna Seca, rappelle Vervisch dans une conférence de presse en amont de l'épreuve de Detroit (Michigan) ce week-end.
L'année dernière, nous étions à un tour. La nature du circuit joue aussi un rôle, car il ne convient pas à notre voiture. Nous avons eu un peu de réussite sur la stratégie mais c'est aussi un choix à faire à ce moment-là, et nous avons pu conserver notre position, ce à quoi nous ne nous attendions pas.
C'est une vraie preuve que l'EVO fonctionne. Et c'est vraiment un soulagement, une bonne nouvelle pour Multimatic et pour tous ceux qui y travaillent. Et voilà, nous revoilà dans le championnat, même s'il nous reste beaucoup de travail et de courses. J'espère que nous pourrons être plus réguliers aux avant-postes, c'est notre objectif. »
Le pilote belge, engagé avec Mies et Dennis Olsen sur les dernières 24 Heures du Nürburgring (8e à l'arrivée), insiste sur la facilité de pilotage largement améliorée avec cette version EVO, la Norschleife demeurant un bon révélateur des capacités de l'auto.
« C'est plus facile à conduire, plus prévisible, décrit Frédéric Vervisch. Quand on aborde un virage, on sait mieux à quoi s'attendre, ce qui est important, je pense, pour n'importe quel pilote. Bien sûr, certains gèrent mieux l'irrégularité que d'autres, mais en général, on veut une voiture qui, au freinage en virage, nous donne une idée précise du comportement. Cela signifie aussi qu'on est plus régulier, qu'on fait moins d'erreurs. C'est donc un point très important.
Du côté de l'aéro, nous étions dans la partie inférieure de la zone de référence et maintenant nous sommes dans la partie supérieure, ou plutôt la limite supérieure. Cela rend la voiture un peu plus facile à piloter, donc, à haute vitesse, c'est plus prévisible et c'est aussi mieux pour générer plus d'adhérence sur les pneus, ce qui contribue également à réduire l'usure des pneus.
C'est un cercle vertueux. Tout cela aide, et je pense que lorsqu'on est vraiment proche d'un très bon résultat, on peut se permettre ce petit plus en tant que pilote. Les résultats que nous avons obtenus lors de la dernière course en IMSA et même aux 24 Heures du Nürburgring, montrent bien que nous pouvons être compétitifs partout dans le monde. »
A commencer par Detroit ce week-end, où la Ford Mustang s'était imposée l'an dernier avec Sebastian Priaulx et Mike Rockenfeller en GTD PRO.
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