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Macéo Capietto (Martinet by Alméras) : « Une vraie progression à chaque course »
22 mai. 2026 • 14:00
Pilote Junior Porsche Carrera Cup France 2026, Macéo Capietto n'a pas manqué ses débuts dans la série monotype et joue déjà les premiers rôles au classement général.
Vainqueur dès le premier meeting de Barcelone en ouverture de la saison 2026 de la Porsche Carrera Cup France, Macéo Capietto n'a pas attendu bien longtemps pour trouver la bonne carburation au volant de la 911 GT3 Cup.
Une nouvelle expérience pour le jeune Français, qui a construit le début de sa carrière en monoplace puis en LMP2 (via l'ELMS et Iron Lynx-Proton) avant de se tourner vers le giron Porsche en 2026.
Deuxième du général derrière Marvin Klein (ABM), le pilote Martinet by Alméras tire le bilan du début de campagne avec Endurance-Info.
© PCCF / A. Goure
Deux courses, déjà une victoire, une deuxième place au classement général : le début de saison doit largement répondre à vos attentes. Êtes-vous en avance sur les temps de passage espérés ?
Clairement, l'objectif de cette saison, je l'avais dit en début d'année, c'est de remporter le championnat Rookie et de se battre pour le championnat. Maintenant, nous avons vu que le début de saison s'est très bien passé, donc nous essayons d'accélérer un peu. L'objectif, ça va clairement être de se battre pour le championnat toute l'année face à Marvin et avant tout de progresser à chaque course.
Nous l'avons montré sur les deux premières courses. À Barcelone en rythme, il en manquait un peu sur les deux courses. Marvin d'ailleurs a passé toute la course derrière à klaxonner. La première course à Dijon, c'était un petit peu pareil mais le rythme était déjà meilleur. En course 2, nous avons pris la tête dès le début et nous y sommes restés sans sans vraiment avoir à batailler. Donc cela montre qu'à chaque course pour l'instant, nous avons une vraie progression et c'est super positif pour les prochaines épreuves.
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Avez-vous déjà identifié des pistes de travail en termes de pilotage notamment ?
Pour pouvoir progresser aussi vite, il a fallu identifier des axes assez rapidement avec Alméras. Nous avons regardé les datas après chaque séance, et nous avons vu que j'avais un petit peu de mal sur l'optimisation des phases de freins avec l'ABS. C'est un élément que Paul Cauhaupé (son équipier) a un petit peu plus d'aisance à à mettre en œuvre. Ensuite face à Marvin, il en manquait en course. Nous avons passé pas mal de temps à regarder comment il pilotait en course pour essayer différentes philosophies en terme de setup. Nous avons réussi à optimiser un peu plus tout ça et nous avons vraiment compris quelque chose je dirais sur la course 2 à Dijon.
Vous évoquez l'ABS, qui est une nouveauté en Carrera Cup. Est-ce vraiment un changement de philosophie dans un sens ?
C'est clairement un changement de philosophie. Il faut garder les freins beaucoup plus en combiné parce que l'ABS arrive quand même à freiner la roue extérieure plus que la roue intérieure, quelque chose qu'on peut pas faire en temps normal. Cela nous permet de continuer la phase de décélération beaucoup plus tard dans le virage et donc ça nous permet en fait de pouvoir freiner beaucoup plus tard.
Comment se passe l'intégration chez Almeras ?
Cela se passe très bien avec l'équipe de Philippe. Je connaissais bien mon ingénieur parce que nous avions travaillé ensemble avec Lisa Billard en Formule 4. C'est cool de le retrouver là. L'écurie a été super constructive depuis le début de saison. Il y a une bonne cohésion et nous avons un petit peu la même vision des choses.
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Rembobinons un peu votre carrière, vous avez débuté en monoplace après le karting, où votre père Guillaume a brillé avant la carrière d'ingénieur qu'on lui connait (notamment chez Prema). Pourquoi ce virage vers l'Endurance en 2024 ?
Financièrement c'était impossible d'assumer une saison en Formule 3 après la Formule Regional. Et l'opportunité s'est présentée avec Iron Lynx de faire la saison en ELMS (sur l'Oreca 07 partagée avec Matteo Cairoli et Jonas Ried). Forcément, nous avons saisi l'opportunité, et cela s'est super bien passé ensuite. C'était une bonne décision je pense.
L'adaptation au proto a été rapide ?
Il y a eu un petit temps d'adaptation. Au début, il en manquait face à Matteo, mais à la fin, j'étais vraiment proche. La LMP2 est un peu une monoplace endurance on va dire. En carbone, beaucoup d'aéro, et c'était plus performant que tout ce que j'avais eu la chance d'essayer. C'était clairement comme si j'étais passé à la catégorie supérieure. Cela a été assez naturel.
Pourquoi le choix de la Carrera Cup pour 2026 ?
Premièrement, j'ai pas mal discuté pour essayer d'entrer chez des constructeurs en GT3, et ça l'a pas fait. J'ai cherché une autre solution pour m'intégrer à la filière d'un constructeur. Et le programme junior Porsche Carrera Cup France était une bonne option. L'objectif est clairement d'aller plus loin dans le giron Porsche. Je souhaite y rester et me faire une place comme tous ceux qui sont passés par là avant.
Nous parlions d'adaptation pour le LMP2, qu'en a-t-il été avec la 911 GT3 Cup en venant du proto ?
La Cup est assez spécifique. J'avais fait un petit peu de GT3 auparavant, quelques tests ici et là. Mais la 911 Cup est encore différente de tout ce que j'avais pu essayer avant. Je pense que je suis toujours en phase d'adaptation. Après cela reste une voiture de course. Les connaissances sont toujours là. Maintenant, il faut que j'arrive à appliquer ce que ce que je sais faire. Et pour l'instant c'est là où d'autres pilotes comme Marvin et Paul sont un petit peu au-dessus.
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Vous bénéficiez du statut Junior Porsche Carrera Cup France. Quels en sont les bénéfices ?
Avec Porsche France, nous allons faire un training camp la semaine prochaine : du travail musculaire, un petit peu de préparation mentale. C'est un premier point. Mais en étant Junior, je peux compter sur l'aide de Patrick Pilet. Cela m'a été très utile depuis le début de la saison.
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Avant la course 2 de Dijon, nous avons discuté et il m'a aidé un petit peu à trouver une philosophie qui m'a permis ensuite de rester aux avant-postes. Ce coaching est vraiment utile et c'est un encadrement constant dans le sens où dès que je fais quelque chose qui ne va pas, ce sont les premiers à me le dire. Cela me permet de de corriger et et d'améliorer à chaque fois.
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