Maxime Robin : « Les partenaires veulent vivre une aventure humaine et partager des émotions »
Après un début de saison disputé aux 12 Heures de Bathurst, Maxime Robin enchaîne avec le championnat Sprint du GT World Challenge Europe sur une Aston Martin Vantage GT3 EVO / Walkenhorst Motorsport en Silver Cup.
Pour le Sarthois, les 24 Heures du Mans ne figurent pas au menu cette année mais on le verra bien aux 24 Heures de Spa en compagnie de Gaspard Simon, Ethan Esher et Mateo Villagomez. Le Road to Le Mans avec son frère Arnold sera lui aussi au menu avant d'envisager une nouvelle participation à la classique mancelle en famille.
Comment s’est passé votre début de saison ?
C’était un début d'année très sympa. J’ai eu la chance de découvrir Bathurst, puis nous avons disputé la Fun Cup à Kyalami en famille avec mon frère Arnold et mon père. C’est d’ailleurs avec lui que tout a commencé, donc il n’y a aucune raison que cela s’arrête. Nous devrions également confirmer notre présence à Daytona ainsi qu’aux 25 Heures Fun Cup en famille.
Que retenez-vous de cette expérience à Bathurst ?
Honnêtement, c’était l’une des plus belles expériences de ma vie. Ce circuit est complètement fou. Pour moi, c’est un mélange entre Spa, le Nürburgring et Jeddah parce qu’on roule constamment entre les murs. C’est très contre-intuitif par rapport à ce qu’on apprend en Europe et cela demande énormément d’humilité. J’ai eu la chance d’y décrocher un podium de classe. C’était une course que je voulais absolument faire une fois dans ma carrière, même si cela semblait presque inaccessible à cause des budgets souvent énormes pour les équipes européennes.
Vous passez chez Walkenhorst en GT World. Un changement prévu ?
Je suis engagé en GT World Challenge Europe avec Walkenhorst uniquement sur le championnat Sprint. J’ai quitté CSA Racing sans aucun conflit, mais j’avais beaucoup de mal avec la philosophie de la McLaren l’an dernier. Cette année, j’avais surtout envie de revenir au Sprint.
Le Sprint oblige à être performant immédiatement. On ne peut pas masquer une qualification ratée derrière ses coéquipiers ou la stratégie. Si on passe à côté, cela se voit tout de suite. J’avais besoin de ce petit électrochoc dans ma carrière. Je roule également avec Gaspard, un jeune pilote extrêmement rapide avec qui j’ai une relation de grand frère. Je lui apporte mon expérience et mon calme, tandis que lui apporte sa vitesse naturelle.
Donc, pas de 24H du Mans cette année...
Pas sur la grande course, mais je participerai au Road to Le Mans avec Team WRT sur une BMW M4 GT3 EVO et mon frère Arnold. Nous porterons le numéro 72. C’est un vrai plaisir de retrouver cette équipe et de partager cet événement avec Arnold. C’est aussi quelque chose d’important pour nos partenaires.
Quels sont vos objectifs ensemble sur le long terme ?
L’idée est clairement de montrer que nous avons notre place afin de préparer un retour commun aux 24 Heures du Mans. Je suis persuadé qu’Arnold peut devenir l’un des meilleurs pilotes Bronze du plateau. Cette année, il n’a pas pu poursuivre en WEC car Toyota/Lexus a dû effectuer un choix économique en soutenant un pilote plus jeune. Dans ce sport, ce sont des décisions qui peuvent se comprendre.
Il y aura tout de même les 24 Heures de Spa...
Oui, je suis le quatrième pilote Silver pour Walkenhorst. L’équipe a une revanche à prendre après avoir mené la course il y a deux ans avant un accident. Pour moi, les 24 Heures de Spa sont au même niveau que Le Mans en matière d’ambiance et de prestige. La particularité cette année, c’est que j’enchaînerai directement avec les 25 Heures Fun Cup à Spa la semaine suivante. Nous ne serons probablement que deux à réaliser ce doublé : Maxime Martin et moi.
Comment travaillez-vous aujourd’hui avec vos partenaires avec Projet 24 ?
Aujourd’hui, les partenaires ne veulent plus simplement un logo sur une voiture. Ils veulent vivre une aventure humaine et partager des émotions. C’est exactement ce que nous essayons de construire avec Projet 24. C’est une structure familiale : mon père gère les partenaires, ma sœur s’occupe du réceptif et moi de toute la partie communication.
Projet 24 dépasse donc le cadre du sport automobile ?
Complètement. Nous voulons représenter la Sarthe sur toutes les grandes épreuves d’endurance, au sens large. Nous soutenons un jeune pilote de karting, une équipe de moto et également Paul Gautier, un triathlète sarthois qui vise les Jeux Paralympiques de 2028. L’objectif est de montrer que notre engagement dans l’endurance ne se limite pas seulement aux deux frères Robin.
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