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Ferrari AF Corse « satisfait » avec la deuxième place d'Imola

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20 avr. 2026 • 17:00
par
EI, de retour d'Imola
Deuxième au terme de son duel avec Toyota Racing, Ferrari AF Corse n'a pas réussi à l'emporter devant son public mais affiche tout de même sa satisfaction après l'ouverture du WEC 2026.
© MPS Agency

Arrivée en tenante des titres mondiaux et dernière lauréate en date à Imola l'an passé, Ferrari se savait attendue et a répondu présente sur l'Autodromo Enzo e Dino Ferrari, sans toutefois concrétiser sous le damier.

Tout avait bien commencé pour les Rouges, avec un Prologue dominé, et surtout une pole position arrachée dans les derniers instants par Antonio Giovinazzi et la 499P n°51 - Ferrari AF Corse samedi.

En sachant la difficulté de doubler sur le tracé transalpin, les pronostics allaient en faveur d'un succès d'une LMH italienne hier, d'autant plus que Miguel Molina avait la bonne inspiration de profiter de ses gommes tendres pour prendre l'avantage sur Brendon Hartley et la Toyota TR010 Hybrid n°8 au départ.

© MPS Agency

Avec un train Ferrari AF Corse en tête, le scénario de la course semblait tourner en faveur d'une nouvelle victoire du Cheval Cabré, avant de perdre les commandes avec la voiture de sécurité virtuelle.

Toyota a ensuite su jouer de la stratégie pour aller cueillir le damier au terme des six heures d'épreuve. Avec une n°7 en « tampon » de la n°8 en tête, Sébastien Buemi a pu creuser l'écart suffisant pour conserver l'avantage jusqu'au bout et offrir une 50e victoire au constructeur japonais en WEC.

Le clan Ferrari affichait cependant une certaine satisfaction malgré cette « défaite » à domicile.

« La course a été très compliquée, notamment en raison des conditions météorologiques incertaines qui, jusqu’à la toute fin, nous ont contraints à prendre des décisions complexes que l’équipe a su gérer de la meilleure façon possible, souligne Alessandro Pier Guidi.

Nous avons pris un bon départ, puis nous avons manqué un peu de chance avec une voiture de sécurité virtuelle qui, pendant la phase d’arrêts aux stands, nous a fait perdre la tête de la course. Nous avons toutefois continué à faire notre travail du mieux que nous pouvions et, au final, nous avons réussi à décrocher la deuxième place, ce dont nous devons être très satisfaits. »

Le seul bémol sur le bilan global selon Ferrari AF Corse demeure la pénalité reçue par la n°50 de Miguel Molina, pour ne pas avoir suffisamment ralenti sous drapeau jaune. Rejetée en temps en quasi queue de classement Hypercar, la n°50 a cravaché dans la seconde partie de la course, mais n'a jamais pu prendre le meilleur sur le duo Charles Milesi (Alpine A424 n°35) - René Rast (BMW M Hybrid V8 n°20) en fin de course.

« Nous rentrons avec une importante deuxième place obtenue par la 499P n° 51, qui vient récompenser le travail d’équipe, une stratégie rigoureuse et une excellente performance globale de la voiture et des pilotes, analyse Ferdinando Cannizzo, responsable voitures Endurance de Ferrari.

Il y a toutefois des regrets concernant la n° 50 : une petite erreur commise sous drapeau jaune a entraîné un drive-through qui a affecté le résultat final, et la sixième place ne reflète pas le véritable potentiel démontré tout au long du week-end.

Nous quittons Imola conscients de notre compétitivité, mais aussi avec la confirmation qu’il est essentiel de soigner le moindre détail et que nous ne pouvons nous permettre aucune distraction. Le championnat est long et nous devons aborder les prochaines courses avec confiance et une forte motivation. »

Commentaires (2)

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Dt I Can

20 avr. 2026 • 18:07

Pour une fois que Ferrari ne passe pas à coté d'une pénalité méritée (les instances dirigeantes auraient décidé d'être impartiales ? si seulement !!! ), nous n'allons pas pleurer ...

LittleTom

20 avr. 2026 • 20:06

J’ai remarqué que les Ferrari perdaient systématiquement environ 5s lors d’un ravitaillement uniquement en essence par rapport à Toyota (à même taux de remplissage). De plus la barre virtuelle d’énergie de la Toyota se remplissait plus vite que celle de la Ferrari. Aurions-nous des infos à ce sujet-la ? Une Ferrari plus lourde, consommant plus, donc plus de MJ alloués par relais, donc plus de carburant à mettre dans un plein ?

On a aussi pu voir que les forces de la Ferrari (la vitesse de pointe et la raceability) avant 2026, ne le sont plus. Comme l’a dit Pier Guidi a un autre média « une 2e place c’est bien, surtout compte tenu que nous avions une voiture qui ne pouvait pas accélérer ». On a bien vu la difficulté pour Nielsen de remonter des voitures significativement plus lentes que lui. C’est dommage car il y aurait pu avoir de vraies batailles avec les Toyotas pour la tête (Toyota ayant cette raceability).

Il est vrai que la BoP était peut être une des meilleures niveau égalité des performances entre les voitures mais j’espère qu’ils trouveront un autre moyen de les ralentir.

Affaire à suivre… vivement Spa.