Scott Dixon, un champion construit dans la durée
Cette saison hivernale, le sextuple champion de l’IndyCar Series, Scott Dixon, a été officiellement anobli dans son pays natal, la Nouvelle-Zélande. Mais pour tous les amateurs d’endurance, il est depuis longtemps une figure des 24 Heures de Daytona.
Scott Dixon roulait déjà à Daytona que Endurance-Info n'existait pas encore. The Iceman roule sans interruption sur le double tour d'horloge floridien depuis 2004 avec une belle fidélité à Chip Ganassi Racing de 2004 à 2019. Difficile de faire plus longue association.
À 45 ans, Sir Scott Dixon s’apprête à disputer sa 23ᵉ participation consécutive au Rolex 24 — l’emblématique épreuve d’ouverture du championnat IMSA — avec l’ambition de décrocher une quatrième victoire globale, lui qui compte seulement six abandons.

Pour Dixon, l’honneur du titre de Chevalier Commandeur de l’Ordre du Mérite de Nouvelle-Zélande va bien au-delà des performances sportives. « Pour moi, le plus enthousiasmant a été la reconnaissance que cela apporte à la course automobile, surtout en Nouvelle-Zélande, mais aussi dans le monde entier, confie-t-il. Un titre comme celui-ci ne se limite pas à la performance ; il célèbre aussi l’engagement auprès de la communauté. C’est peut-être encore plus gratifiant que toutes les autres récompenses. »
Cette année, Dixon partage le volant de l'Acura ARX-06 nº 60 Acura Meyer Shank Racing avec trois pilotes déjà victorieux à Daytona : Colin Braun, Tom Blomqvist et AJ Allmendinger. L'équipage s'élancera depuis la quatrième place sur la grille de départ.
« J’adore cette course ; j’adore l’endurance », déclare Dixon, toujours aussi passionné plus de deux décennies après ses débuts.
Dixon se souvient de sa première course en IMSA, en 1999, sur le Michelin Raceway Road Atlanta. Âgé de 19 ans, il prenait le départ d’une Ferrari 333 SP aux côtés de son manager Stefan Johansson et de Jim Matthews. Bien que loin du podium, l’expérience l’a marqué et a semé la graine de sa passion pour l’endurance.

Après avoir remporté sa première victoire en IndyCar en 2001 et son premier titre dès 2003, Dixon a fait ses débuts à Daytona en janvier 2004 sur une Riley-Lexus en compagnie de Scott Pruett, Jimmy Morales et Max Papis. Deux ans plus tard, il signe sa première victoire au Rolex 24 aux côtés de ses amis et coéquipiers Casey Mears et Dan Wheldon.
« La première victoire ici reste la plus spéciale, confie-t-il. C’était une époque vraiment fun, et cette Target car était quelque chose de spécial. Bien sûr, j’ai adoré les victoires suivantes, notamment avec Kyle Larson et Tony Kanaan, mais celle-ci restera gravée. »
L’influence de Dixon dépasse les simples statistiques : dix pilotes de la série IndyCar, dont quatre vainqueurs des 500 Miles d’Indianapolis, sont engagés cette année à Daytona.

« J’ai beaucoup de chance d’être son coéquipier en IMSA et en IndyCar, affirme le champion en titre Álex Palou, qui pilotera la voiture n° 93. Scott est capable de faire fonctionner n’importe quelle voiture et il prépare toujours ses voitures avec un souci du détail incroyable. Voir comment il pilote, c’est impressionnant. Sa capacité à rester au plus haut niveau pendant 23 saisons est tout simplement remarquable. »
« Vingt-trois participations consécutives à Daytona, wow, c’est incroyable, renchérit Kyle Kirkwood, engagé en GTD PRO. Ça montre combien il aime piloter et pourquoi il est toujours aussi bon. »
La consécration de Dixon ne se limite pas à la piste. Son engagement dans des œuvres caritatives, et plus généralement sa volonté d’avoir un impact positif auprès des enfants et des communautés, ont largement contribué à sa nomination au titre de chevalier.
Scott Dixon compte également six départs aux 24 Heures du Mans entre 2016 et 2024, quatre sur une Ford GT et deux en Cadillac V-Series.R. Vous l'avez peut-être déjà oublié mais Scott Dixon était aux 12 Heures de Bathurst 2020 sur une Aston Martin Vantage GT3 engagée par R-Motorsport.
Commentaires (2)
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PitchCH
24 jan. 2026 • 8:36
LedZeppelin
24 jan. 2026 • 11:50
C'est un pilote performant, fiable et un vrai métronome. Par ailleurs, ceux qui réussissent à rester au somment aussi longtemps ne sont pas nombreux, il est exceptionnel.