Paul-Loup Chatin (Genesis) : « Cette saison 2026 doit être celle de l'apprentissage »
Pilote du Alpine Endurance Team depuis les débuts du programme A424, Paul-Loup Chatin a offert à la LMDh française sa première victoire. C'était en novembre dernier, à l'occasion des 6 Heures de Fuji. Quelques semaines plus tard, nous l'avons retrouvé en Espagne, sur le circuit de Barcelona-Catalunya.
Plus de bleu sur le dos, mais une tunique orange et noir, soit les couleurs du Genesis Magma Racing, nouveau venu en Hypercar cette année. Son contrat avec Alpine se terminant le 31 décembre 2025, le triple champion ELMS (toutes catégories confondues) n'a pas encore pu prendre le volant de la GMR-001.
Un mal qui sera réparé dans les jours à venir, l'équipe coréenne ayant planifié une séance d'essai sur le Circuit International de Losail, au Qatar, où se tiendra le 28 mars la première manche de la saison 2026 du WEC.
En attendant, le double champion ELMS revient pour nous sur ce qui demeure l'un des gros transferts de l'intersaison en Hypercar et sur ses ambitions pour la campagne à venir.

Pourquoi avoir décidé de quitter Alpine pour Genesis ?
Mon aventure avec Alpine a été très positive. Et elle se termine par une victoire aux 6 Heures de Fuji. C'est parfait... Mais parfois, quand vous croisez les bonnes personnes au bon moment de votre carrière, des opportunités se créent.
J'ai 34 ans, j'ai la sensation d'être au sommet de ma carrière et ce nouveau défi se présente au moment opportun. Je suis convaincu que je peux apporter à l’équipe, et que l’équipe va aussi beaucoup m’apporter.
Si vous n'avez pas encore pu prendre le volant de la GMR-001, que vous inspire ce que vous avez déjà vu ?
Pour l'instant, je vois surtout les choses de l'extérieur. Mais c'est suffisant pour me rendre compte que nous avons les bonnes personnes aux bons postes. Genesis Magma Racing se donne les moyens de ses ambitions.

Après, il ne faut surtout pas sous-estimer l'ampleur de la tâche qui nous attend. Mais le plus important, c'est que tout le monde travaille dans la même direction, ce qui semble être le cas.
Avez-vous pu parler de l'auto avec vos équipiers ?
Oui, notamment Mathieu (Jaminet. Ndlr). Sortant du baquet de la Porsche 963, il m'a dit avoir eu besoin d'un petit temps d'adaptation. Il sera intéressant de voir ce qu'il en est pour moi, vu que la GMR-001 et l'Alpine A424 partagent le même châssis Oreca.
Vous fixez-vous des objectifs pour 2026?
Le niveau de la concurrence est extrêmement élevé, je suis bien placé pour le savoir. Clairement cette saison 2026 doit être celle de l'apprentissage. Mais une année d’apprentissage peut aussi vous offrir de belles opportunités. À nous d'être prêts à les saisir quand elles se présenteront.

L'expérience ne s'achète pas...
Exactement. Même si nous parvenons à atteindre un très bon niveau en six mois, certains de nos adversaires pourront s'appuyer sur trois ans d'expérience ou plus, ce qui est tout sauf négligeable.
Vous êtes habitués à l'Alpine A424, André Lotterer et Mathieu à la Porsche 963 et Pipo Derani à la Cadillac V-Series, trois LMDh qui s'appuient respectivement sur des châssis Oreca (comme la Genesis), Multimatic et Dallara. Cela est-il un plus ?
Chacun peut bien évidemment avancer les points forts et les points faibles des voitures qu'il connaît. Après, il s'agit surtout d'identifier quels sont les outils les plus adaptés à notre voiture, et la diversité de nos expériences doit nous y aider. Il nous faut réussir à tirer le meilleur de toutes les expériences réunies.
Nous avons pris l'habitude de vous voir en IMSA ou encore en ELMS. Qu'en sera-t-il en 2026 ?
Je serai bien occupé par Genesis, et notamment par le développement de la voiture en début d'année. Raison pour laquelle j'ai pris la décision de faire l'impasse sur les 24 Heures de Daytona. Je repars en revanche en ELMS avec IDEC Sport et les mêmes équipiers que l'an dernier, à savoir Paul Lafargue et Job van Uitert.
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