GT3

Ferrari présente officiellement sa 296 GT3

GT World Challenge Europe
IMSA
29 juil. 2022 • 12:40
par
Thibaut Villemant, à Spa
La remplaçante de la 488 GT3 a été révélée pour la première fois cette semaine, dans le paddock du circuit de Spa-Francorchamps.
© Ferrari

La mission de la nouvelle 296 GT3 : « Faire au moins aussi bien que la 488 GT3 (qui a débuté en compétition en 2016. Ndlr), qui est vraisemblablement la voiture de course la plus prolifique de l'histoire de Ferrari. » Directeur de l'Attivita Sportive GT de Ferrari, Antonello Coletta n'y va pas par quatre chemins au moment de présenter les ambitions de sa nouvelle création. Mais la mission s'annonce compliquée, la grande sœur ayant encore donné une leçon à la concurrence hier, lors des qualifications des 24 Heures de Spa.

 

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Mais en dehors d'un look incroyable, sur quoi la belle italienne va-t-elle pouvoir s'appuyer pour parvenir à ses fins ? Enzo Ferrari aimant à dire que « l'aérodynamique, c’est pour les personnes qui ne savent pas construire de moteurs », commençons par le moteur. Il s'agit fort logiquement d'un six-cylindres mais bien évidemment dépourvu du système hybride équipant la 296 GTB pour la simple et bonne raison qu'il est interdit pas le règlement. Ouvert à 120°, il est équipé d'un turbo implanté à l'intérieur du V. L'idée est bien évidemment de privilégier la compacité, la légèreté et un centre de gravité le plus bas possible.

 

Dotée d'un embrayage uni-disque et de six rapports, la boîte de vitesses est disposée transversalement pour des soucis d'aéro et de distribution des masses. L'activation de l'embrayage est désormais électronique et peut-être gérée depuis le volant.

© Ferrari

Sur le plan aéro, il faut savoir que la 296 GTB est le fruit d'une coopération entre les ingénieurs des modèles de série et leurs homologues de l'Attività Sportive GT. Ils ont donc gardé en tête le fait qu'il découlerait de celle-ci une version GT3, d'où un résultant promis comme probant. Ferrari va jusqu'à dire que « ce design n'est pas sans rappeler des véhicules tels la 250 LM de 1963, une combinaison parfaite de simplicité et de fonctionnalité. »

 

Dans le but d'améliorer la maniabilité et la motricité, les ingénieurs se sont attelés à réduire la sensibilité aux changements de hauteur de caisse et de forces générées par l'aéro, notamment quand la voiture est dans le sillage d'une autre. Ce qui aurait engendré 20% de gain en termes d'appui aéro par rapport à la 488 GT3 mais sans perte de traînée, bien au contraire.

 

Entièrement en aluminium, le châssis permettrait une meilleure préservation des gommes et son poids moindre une meilleure gestion du lest. L'empattement est plus long de 60 mm que sur le modèle de route, exploitant ainsi le règlement au maximum. Les suspensions, tant d'un point de vue structurel que cinématique, diffèrent totalement de celles de la 488. Décision a été prise d'opter pour des bras à double triangulation à l'avant comme à l'arrière, là encore pour accroître l'adhérence au contraire de la dégradation. Tout comme pour les barres antiroulis, la plage de réglages a été élargie.

 

La 296 GT3 est, par ailleurs, équipée de disques de freins plus conséquents (400 mm à l'avant dorénavant). Les jantes, œuvre de Rotiform, ont été conçues spécifiquement pour elle.

© Ferrari

Mais le but premier, en dehors d'un pilotage seyant aussi bien aux pilotes professionnels qu'aux amateurs, a été de faciliter les interventions des mécaniciens. Ainsi, les blocs avant et arrière sont amovibles très rapidement et facilement, rendant la mécanique plus accessible et les temps d'intervention moindre « grâce à une série de dispositifs et de solutions qui permettent un retour rapide sur la piste après tout dommage » assure-t-on côté italien. Un point fort intéressant sur lequel nous reviendrons dans un second temps plus longuement avec Ferdinando Cannizzo, le directeur technique de l'Attivita Sportive GT de Ferrari.

 

Enfin, côté habitacle, tout a été redessiné suite aux commentaires remontés par les pilotes et les écuries-clientes ayant travaillé avec la 488 GT3. La position de conduite a été optimisée et l'ergonomie encore améliorée, avec des boutons plus facilement disponibles. Certains ont d'ailleurs été déplacés depuis la console centrale sur le volant, qui serait même inspiré de la Formule 1. Afin d'assurer le confort aux pilotes de toutes tailles, pédales et volant sont réglables.

 

Depuis son déverminage sur la piste de Fiorano le 12 avril dernier (voir ICI), la Ferrari 296 GT3 aurait parcouru des dizaines de milliers de kilomètres. Mais il reste encore beaucoup à faire avant sa première course : les 24 Heures de Daytona (28-29 janvier).

Commentaires (4)

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tvillemant

29 juil. 2022 • 16:02

Merci pour votre soutien et votre compréhension !! 😉

Fioranofan

29 juil. 2022 • 14:00

;) avec autant d'article, et de ligne, et dans la quasi obligation de publier aussi proche possible du direct, ce n'est pas étonnant et aisément pardonnable ;)
Bravo pour votre boulot.

tvillemant

29 juil. 2022 • 13:25

Oui oui bien sûr Fioranofan, faute de frappe ! Merci !

Fioranofan

29 juil. 2022 • 13:10

un empattement 60cm plus long que sur la voiture de route? Vous êtes sûr? Ce ne serait pas plutôt 60mm ? Parce que avec 60 cm, c'est une autre voiture... 60mm c'est déjà pas mal...