Tristan Vautier : « Nous devons trouver un peu plus de vitesse pour Sebring ! »

Tristan Vautier dispute cette année l’IMSA sur l’une des deux Cadillac DPi-V.R du JDC-Miller Motorsports. Le Français a terminé 5e des dernières 24 Heures de Daytona en compagnie de Mikhail Goikhberg, Devlin DeFrancesco et de l’ancien pilote de Formule 1, Rubens Barrichello. Il s’apprête à disputer les 12 Heures de Sebring dans quelques jours. Nous avons fait le point avec lui sur l’IMSA, mais aussi sur son année 2019.

Comment se sont passées vos 24 Heures de Daytona ?

« Ca s’est bien passé même si nous avons manqué de performance et de vitesse pure. Nous avons évité les grosses erreurs en course ce qui nous a permis de faire un Top 5. Nous aurions pu viser un podium sous la pluie si nous avions exécuté une course parfaite, même si on manquait de vitesse, car il y a eu pas mal de safety car. Nous avons eu deux « drive through » pour un de mes coéquipiers pour vitesse excessive dans les stands, mais ce n’est pas totalement de sa faute, nous avons eu un souci avec notre système. Rubens Barrichello a connu une petite sortie de piste qui nous a coûté cinq tours. Il était en pneus slicks sous la pluie, c’était vraiment difficile. C’est une bonne chose de démarrer la saison avec un résultat solide. Maintenant, nous devons trouver un peu de vitesse pour Sebring. Nous y sommes allés en février pour des essais et avons trouvé quelques petits trucs. De toute façon, nous devons rester solides, ne pas quitter le peloton de tête pour être encore présent lors de la bataille finale car l’IMSA marche comme ça. »  

Comment s’est passée votre relation avec Rubens Barrichello ?

« Très bien ! Ce fut vraiment cool de voir qu’avec son âge et son expérience, il a toujours aussi faim. Il fait du karting presque tous les jours avec ses fils. Il s’entraîne beaucoup, il a vraiment la hargne. Il a été dans le coup à Daytona, c’était sympa d’être avec lui car on a toujours à apprendre d’un tel pilote comme lui en particulier sur la façon dont il travaille avec l’écurie. Il s’est très bien intégré, s’est beaucoup impliqué. »

Comment voyez-vous les 12 Heures de Sebring qui vont se dérouler ce week-end ?

« Il se passe toujours quelque chose à Sebring et il risque de faire chaud. De plus, certains pilotes auront déjà beaucoup roulé la veille. Je suis ravi d’y aller, le format de course de 12 heures est vraiment super. Vingt-quatre heures, c’est limite trop long, mais la moitié c’est vraiment bien pour faire une course d’endurance car on est à fond tout le long. Je ne sais pas trop à quoi m’attendre au niveau de la course. Je pense que les Cadillac devraient être performantes sur cette piste, même si, comme on a pu le voir à Daytona, les Mazda étaient un ton au-dessus. »  

Allez-vous continuer avec AKKA ASP Team en Blancpain GT Series ?

« A part peut être pour certaines courses, il y a peu de chance que je roule sur un championnat complet européen car il y a beaucoup de conflits avec l’IMSA. Cependant, je peux dire que je serai de retour sur certaines courses avec Mercedes-AMG. Je ne peux pas en dire plus pour le moment. »

Vous verra-t-on aux 24 Heures de Spa ? Y-aura-t-il d’autres projets cette année ?

« Même si rien n’est officiel encore, on devrait me voir à Spa. J’ai bon espoir que ça se fasse. De plus, GetSpeed et Mercedes viennent d’officialiser notre équipage pour les 24 Heures du Nürburgring (Luca Ludwig, Kenneth Heyer et Jans Jeyffarth, ndlr). AMG me redonne ma chance après ma première participation l’année dernière. Je ferai donc cette course et quelques épreuves préparatoires en VLN, ce qui devrait bien compléter mon programme. »