Soheil Ayari (CMR) : « J’aime la compétition dans son ensemble »

#26 CMR (FRA) GINETTA G55 GT4 NICOLAS TARDIF (FRA) SOHEIL AYARI (FRA)

Inutile de présenter Soheil Ayari dont le palmarès est long comme le bras. Le natif d’Aix-les-Bains a retrouvé Nicolas Tardif, son compère de la grande époque du GT1, pour piloter une Ginetta G55 GT4 du team CMR en Championnat de France FFSA GT. Quand on a roulé sur des prototypes et de grosses GT, passer en GT4 peut paraître être une régression sur le papier, mais Soheil Ayari s’amuse toujours autant en piste.

« La première fois qu’on essaie l’auto, on se dit que ça manque de puissance, » nous a confié Soheil Ayari. « J’aime la compétition dans son ensemble, alors puissance ou pas, ça m’est égal. Tout le monde est logé à la même enseigne, ce qui donne de belles bagarres en piste. Il y a beaucoup de voitures et beaucoup de bons pilotes. On se régale tous. Même avec quelque chose sans moteur, on prendrait du plaisir (rires). »

Seule GT4 développée pour la compétition, la Ginetta G55 GT4 a souvent joué les premiers rôles malgré un déficit de vitesse sur certains tracés, comme l’explique l’Aixois : « Pour une première année, la Balance de Performance est correcte. Nous avons tout de même souffert en course. La BOP était plutôt bien pour les qualifications mais en course, c’était plus compliqué. A Magny-Cours, on rendait 26 km/h en ligne droite et 23 km/h au Paul Ricard. Les voitures sont différentes et chacune a ses avantages et ses inconvénients. Une chose est sûre, l’aéro est quasiment inexistant mais j’ai trouvé l’auto très fun. La Ginetta est une très bonne auto, mais un peu fragile. »

« La catégorie GT3 est devenue trop chère pour la France, » souligne Soheil Ayari. « Le GT4 est ce qui manquait au championnat national. On a connu des écarts entre les GT1 et les GT3 il y a quelques années au même titre qu’entre GT3 et GT4 maintenant. »