Philippe Alméras : « La Supercup a permis de hausser le niveau de jeu de l’équipe »

Rompu à la Porsche Carrera Cup France et à la Porsche Mobil 1 Supercup, Martinet by Alméras va s’attaquer à un programme similaire cette saison. Le team de Philippe Alméras fera rouler six Porsche Cup sur la scène nationale et quatre à l’international. Les deux séries labellisées Porsche ont souvent souri à l’écurie montpelliéraine et l’objectif est clairement de briller sur les deux tableaux cette saison.

« Nous venons avec de grandes ambitions dans les deux championnats », nous a déclaré Philippe Alméras. « Victor Blugeon, Stéphane Denoual et Hugo Chevalier sont confirmés pour la France. Il nous reste un baquet à pourvoir en Cup France et deux en Supercup. Nous aurons deux têtes d’affiches sur le programme Porsche Mobil 1 Supercup. »

Mixer les deux programmes a forcément fait progresser l’équipe, comme le confirme Philippe Alméras : « Il y a très peu de différences entre les deux séries. Les plages de réglages sont identiques, mais le double programme aide l’équipe technique. La grosse différence vient du bruit car les échappements sont libres en Supercup. Sur le plan sportif, la Cup France est principalement faite pour débuter avec plus de roulage. En Supercup, on part du principe que ce sont des pilotes plus expérimentés. Il y a peu de roulage, ce qui oblige à se mettre de suite dans le rythme. »

La saison 2018 s’est conclue par la 4e place de Julien Andlauer et la 6e de Florian Latorre. Nicolas Misslin a terminé vice-champion Pro-Am. Martinet by Alméras est monté sur le podium du championnat Equipes. En Porsche Carrera Cup France, l’équipe Almeras a brillé avec la place de vice-champion de Julien Andlauer, le titre Gent de Nicolas Misslin, le titre Equipes et la couronne Rookie d’Hugo Chevalier.

La Porsche Mobil 1 Supercup se déroulant en marge des GP de Formule 1, le roulage est assez restreint. « En Supercup, on ne sait jamais si on va être 1er ou 14e », souligne Philippe Alméras. « Le meeting peut vite mal tourner sachant qu’il n’y a qu’une course par week-end, donc pas moyen de se refaire. La série a permis de hausser le niveau de jeu de l’équipe même si les exigences de set-up sont les mêmes. Les conditions de piste sont très changeantes car si on prend le cas de Barcelone, la piste n’est pas la même après la Formule 1 et après la Blancpain GT Series. »

Malgré la complexité de la Supercup, il est possible de se montrer dès ses débuts : « Le championnat s’adresse plutôt à des pilotes qui ont deux ou trois ans d’expérience au volant d’une Cup. Cependant, il est possible de jouer devant en arrivant en Supercup. Passer du karting à la Supercup serait une bêtise, mais en venant de la monoplace, c’est tout à fait possible. »

Porsche fait partie des rares constructeurs à avoir une vraie filière de détection. On ne compte plus les jeunes qui sont passés dans les rangs de la filière Cup pour décrocher dans la foulée un contrat officiel.

Philippe Alméras espère bien séduire de plus en plus de jeunes pilotes : « Ces derniers temps, nous sommes de plus en plus contactés par des jeunes venant de la Formule Renault ou du GP3, ce qui n’était pas le cas dans le passé. Il manque encore le petit déclic pour finaliser les choses. Il ne faut pas oublier que sur les six premiers de la Supercup, trois ont eu un test en DTM. La formule est très bonne pour percer en sport automobile. »

De là à dire que la Cup est une discipline de spécialistes : « Comme en monoplace, les pilotes restent plusieurs années. En GT, les gommes peuvent être différentes en fonction des séries, ce qui n’est pas le cas en Cup. Je ne pense pas qu’il y ait une méthode particulière. Boucler des milliers de kilomètres dans la même voiture et dans la même équipe est forcément un atout non négligeable. »