Jenson Button (Kunimitsu) : « Je n’avais pas réalisé à quel point la compétition était dure »

Après la Formule 1, Jenson Button s’est mis en tête de relever le challenge du SUPER GT. Grâce à Honda, son fidèle partenaire, le Britannique a d’abord effectué une pige aux 1000 km de Suzuka 2017 avant de se laisser tenter par une saison complète sur la Honda NSXGT du team Kunimitsu (pneus Bridgestone) partagée avec l’expérimenté Naoki Yamamoto. Avec une petite avance de 3 points, le tandem Button/Yamamoto s’est assuré le titre 2018 d’un championnat parmi les plus relevés au monde. (In English)

En 2018, Jenson Button a partagé son temps entre SUPER GT et FIA WEC chez SMP Racing. « Avant de faire le SUPER GT, le but était toujours de remporter le championnat », a déclaré Jenson Button à Sportscar365. « Mais je n’avais pas réalisé à quel point la compétition était dure avant de débuter les essais. Je me suis dit : « waouh, j’ai une seconde de retard », c’était donc un long chemin à parcourir avant que je puisse trouver la clé pour avoir le bon rythme. C’est tellement différent à piloter, de faire fonctionner les pneus et de trouver le setup qui convient. L’année a été difficile et passionnante. Je suis très heureux d’avoir remporté le titre. »

Le pilote Kunimitsu a confié avoir beaucoup appris lors de sa première année en voitures de sport sachant que son expérience en GT aux 24 Heures de Spa 1999 n’avait rien à voir avec une GT500. Sur les huit rendez-vous de l’année, Jenson Button a marqué des points à six reprises avec une victoire à Sugo. Le champion 2018 a confié que les dépassements étaient bien plus faciles à gérer en FIA WEC qu’en SUPER GT en raison des écarts de performance plus faibles dans la série japonaise.

« Il y a 15 autos en GT500 et une vingtaine en GT300, ce qui fait que la bagarre est toujours présente », a confié le champion du monde de F1 2009. « Vous vous battez toujours devant les retardataires et il est toujours très difficile de retenir quelqu’un dans le trafic. J’ai tellement appris sur le fait de dépasser et de positionner l’auto pour que les autres ne puissent pas passer. Il y a tellement de choses qui se passent, c’est très différent de ce que j’avais l’habitude de faire. »

Jenson Button a pu profiter de l’expérience de Naoki Yamamoto, l’ancien coéquipier de Fred Mako. Le Japonais a remporté la même année le titre SUPER GT et Super Formula, à chaque fois face à Nick Cassidy, pour trois points en GT et un point en monoplace.

« Mon coéquipier a juste été incroyable et il m’a vraiment beaucoup aidé », a expliqué Jenson Button. « Tout d’abord de par sa vitesse et c’est quelqu’un qui travaille très dur pour améliorer la voiture. Beaucoup de nos comptes rendus sont en japonais. Je reste assis, mais après nous parlons. Il a beaucoup travaillé et je lui en suis très reconnaissant. »

Honda Racing a confirmé ses pilotes pour la saison à venir et on reverra bien la paire Button/Yamamoto.

Jenson Button a déjà confié qu’il ne serait pas en FIA WEC à Sebring et Spa en raison de ses engagements au Japon : « J’adore le SUPER GT et que nous remportions le titre ou pas, j’aurais quand même voulu continuer en 2019. C’est de la très belle course avec beaucoup de pilotes très talentueux et trois constructeurs. C’est génial et je suis définitivement prêt pour l’année prochaine. Je suis ambassadeur Honda, alors partout où est Honda, il y a une opportunité. »