Benjamin Franassovici : « Avoir une plate-forme stable et saine »

Comme les années précédentes, Benjamin Franassovici va partager son temps entre son rôle de promoteur du British GT et la Blancpain GT World Challenge Asia qu’il manage avec succès, sans oublier l’organisation des 10 Heures de Suzuka. Le British GT a trouvé sa vitesse de croisière ces dernières saisons et 2019 s’annonce à nouveau comme un très bon cru. Pour la partie asiatique, Benjamin Franassovici doit rester au contact de ses clients sur un continent asiatique toujours en plein essor. Six meetings seront au menu de la campagne 2019 qui passera par la Malaisie, la Thailande, le Japon (x2), la Corée du Sud et la Chine. Benjamin Franassovici se veut confiant sur la saison à venir…

Chaque équipage doit avoir cette année un pilote asiatique. Aucun regret à avoir pris cette décision ?

« Nous sommes avant tout un championnat asiatique et il faut développer cette plate-forme. On veut contrôler les choses afin de ne pas avoir trop de pilotes expérimentés. La plate-forme générale est faite pour les clients de la région. On veut donc encourager les pilotes asiatiques à venir rouler. J’ai conscience que cela peut fermer la porte à quelques équipes européennes. »

L’optimisme est de rigueur ?

« C’est encore un peu tôt pour avoir une idée du plateau 2019 car la saison ne débutera qu’en avril à Sepang. L’intérêt pour le championnat est clairement là. Il faut tout faire pour avoir une plate-forme stable et saine. »

Vous avez une idée du nombre d’autos ?

« 2019 marque la troisième année du championnat avec une moyenne de 30 autos par meeting. Il fallait la stabilité et elle est bien là. On sait que l’Europe est plus stable que ce que l’on peut avoir en Asie. Nous avons déjà 20 engagés, ce qui est au-dessus de nos objectifs de début d’année. »

Séparer les GT3 et GT4 est une bonne idée ?

« Nous avons décidé de faire machine arrière pour 2019. Les deux catégories rouleront finalement ensemble. La catégorie GT4 prend plus de temps à décoller qu’en Europe. L’Asie aime les GT3. Nous devrions avoir un plateau de GT4 sensiblement identique à ce que nous avions en 2018. Si les courses seront communes, les qualifications seront en revanche séparées. »

A quand la Blancpain GT World Challenge Asia en Australie ?

« On draine la totalité des pays asiatiques. Malgré cela, l’objectif est clairement d’avoir un meeting en Australie en 2020. Je visite actuellement différents circuits. 2020 marquera la quatrième année de la série, c’est donc le moment de venir rouler en Australie. »

L’intérêt pour les 10 Heures de Suzuka est plus présent qu’en 2018 ?

« Il y a un vrai engouement pour cette manche de l’Intercontinental GT Challenge. 2018 était un premier jet pour tout le monde et tous les espoirs sont permis pour avoir un très bel événement en août prochain. Ce sera à nouveau une course entièrement réservée aux GT3 avec un plateau maximum de 50 autos. Les équipes européennes qui étaient là en 2018 ont adoré le meeting. Les équipes asiatiques s’y intéressent elles aussi car on voit qu’elles s’émancipent. On en voit de plus en plus en Intercontinental GT Challenge ou en Blancpain GT Series. L’IGTC prend forme, mais on peut déjà dire que c’est un succès… »