Anders Fjordbach (High Class Racing) : « L’ELMS est notre priorité, mais nous regardons d’autres championnats ! »

#49 HIGH CLASS RACING (DNK) DALLARA P217 GIBSON LMP2 DENNIS ANDERSEN (DNK) ANDERS FJORDBACH (DNK)

Anders Fjordbach dispute l’European Le Mans Series depuis deux ans au sein d’High Class Racing sur la Dallara P217 #49. A Spa, le Danois a reçu un coup de fil d’Attempto Racing pour remplacer Pierre Kaffer sur l’Audi R8 LMS n°55 lors de la finale Blancpain GT Series Endurance à Barcelone. Nous l’avons rencontré avant les premiers essais.

Vous êtes ici à Barcelone, mais vous ne disputez pas le championnat Blancpain GT Series Endurance…

« Tout à fait, Attempto Racing m’a appelé pendant que je roulais à Spa-Francorchamps en ELMS parce que Pierre Kaffer, leur pilote habituel, n’est pas disponible pour cette course. Ils m‘ont demandé si je pouvais le remplacer et j’ai dit qu’il n’y avait pas de souci. J’habite à Barcelone, c’est donc facile pour moi. »

Avez-vous déjà piloté ce genre de voitures auparavant, en particulier l’Audi R8 LMS ?

« En 2015 et 2016, j’ai disputé le VLN et fait les 24 Heures du Nürburgring avec Audi Sport (Phoenix Racing), mais aussi la Blancpain GT Series Sprint Cup avec ISR. Je connais donc bien cette auto, mais ça remonte à quelques années. »

Comment s’est passée votre saison ELMS 2018 avec High Class Racing ?

« Ça a été difficile. Nous avons été en délicatesse si on compare avec les Oreca. C’est un peu plus dur que ce que nous pensions. J’espère que nous serons plus proches l’année prochaine, mais 2018 a été long ! »

Le but de votre engagement en ELMS est bien entendu les 24 Heures du Mans ?

« Oui, c’est notre objectif. Cette année, nous étions sur la liste des réservistes, à deux places de rentrer dans la liste définitive. J’espère qu’en 2019 nous serons deux places plus haut (rire). Je souhaite juste que High Class Racing puisse faire les 24 Heures du Mans l‘année prochaine. »

Avez-vous été déçus de vous retrouver sur la liste des réservistes aux 24 Heures du Mans 2018 ?

« Tout d’abord, nous espérions, pour être honnête, être dans la liste des engagés aux 24 Heures du Mans. De plus, beaucoup de gens de l’organisation nous ont dit que nous ne devions pas nous inquiéter, alors nos attentes étaient encore plus fortes. C’est vrai que lorsque la liste a été révélée, nous avons été déçus. »

Vous allez faire l’Asian Le Mans Series avec Algarve Pro Racing. Comment se sont noués les contacts ?

« J’ai une super relation avec Stewart Cox (le patron d’Algarve Pro Racing). Nous parlons toujours de choses et d’autres. Mark Patterson cherchait un pilote Silver pour disputer ce championnat en Pro-Am. Ils m’ont contacté pour savoir si j’étais disponible. Nous avons parlé de cette opportunité à Silverstone le vendredi et le dimanche, l’accord était signé. Ce fut donc rapide et inattendu (rire). »

Quels sont vos objectifs pour l’Asian Le Mans Series 2018/2019 ?

« J’espère que nous allons pouvoir gagner le championnat et décrocher une invitation aux 24 Heures du Mans pour Mark (Patterson). Nous devrons être performants tout de suite car il n’y a que quatre courses, il ne faut pas se rater. Pour ma part, j’espère acquérir beaucoup d’expérience avec cette équipe, un constructeur différent, un manufacturier de pneus différent, dans un championnat différent et sur des circuits différents ! Tout cela est nouveau pour moi et j’en suis ravi. »

Quel sera votre programme 2019 ?

« Cette fois-ci les 24 Heures du Mans (rire) ! Pour le reste, tout est ouvert. C’est cher de rouler en LMP2. De plus, il n’y a pas de différence de prix que ce soit ORECA ou Dallara. C’est pourquoi nous regardons toutes les options possibles, que ce soit le WEC, l’IMSA ou encore l’ELMS. Nous sommes de grands fans de l’ELMS, mais nous avons eu ces problèmes. Il nous faut le bon cocktail c’est-à-dire la bonne voiture, les bons pneus et la bonne série. Nous préférons l’ELMS car nous aimons avoir notre voiture à disposition pour pouvoir faire des essais, par exemple. Il est vrai que nous regardons plus l’ELMS, mais les portes des autres championnats ne sont pas fermées. Peut-être qu’un jour, si nous avons de nouveau un souci avec le Mans, nous serons forcés de faire le WEC. Une chose est certaine : Dennis (Andersen) et moi roulerons une fois de plus à deux en 2019. »

Êtes-vous ouvert à des championnats GT aussi, comme la Blancpain GT Series, par exemple, ou êtes vous focalisé sur le LMP2 ?

« Le LMP2 sera mon principal projet l’année prochaine. Cependant, je serai aussi content de faire quelque chose de différent sauf si cela vient interférer avec ce que je fais en ELMS. C’est aussi pourquoi je suis heureux d’être ici à Barcelone : pour remplacer Pierre, mais aussi pour voir s’il est facile ou difficile de passer d’une LMP2 à une GT3. »